‹ A travers l'Empire britannique (1883-1884) [microforme]Chapitre 70 sur 175 · Bâti entre 1629 et · texte numérisé non relu

Bâti entre 1629 et

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Tout en marbre blanc, le mausolée s’élance vers le ciel, Est-ce un rêve, un conte de fées, une fata morgana? Nue du haut d'un des portails ou d'un des kiosques du mur d'enceinte, la coupole oblongue, les deux tiers d'une sphère, semble s'envoler comme un ballon qui vient de quitter son ancrage, Et comme contraste, au fond, la plaine, la plaine à perte de vue, et autour du monument une corbeille de végétation exubérante, lFombre des vieux arbres et les parfums enivrants des fleurs.

A six milles d'Agra, dans son mausolée de Sikandra, rebàti par Shah-Jehan, repose le grand Akbar. L'édifice, composé de quatre étages, est une pyramide tronquée., Un sarcophage placé au rez-de-chaussée renferme le corps de Fempereur, Le tombeau d'apparat, un bloc de marbre ciselé, occupe la terrasse la plus élevée. Cette pièce, dont les quatre murs sont percés de fenétres recouvertes de dentelle de pierre, à pour toit la voûte du ciel, C'est la manière d'isoler le corps de tout contact avec ce monde et de le rendre accessible seulement à Pair, Sublime et poétique conception !

Ce monument funèbre, bâti en grès rose excepté le quatrième étage, qui est de marbre

blanc, se trouve au milieu d'un vaste jardin carré dont l'enceinte est percée de quatre grands et magnifiques portails. Le gouvernement a fait restaurer l'édifice du centre et un des portails. Les autres tombent en ruines.

Le fort d'Akbar réunit les palais et constructions diverses des quatre empereurs. La salle des audiences particulières!" et la mosquée des Perles® portent l'empreinte de lâge d'or. Le hall des réceptions publiques d’Aurangzeb présente déjà des symptômes de décadence.

Je n'oublierai jamais une échappée de vue à lravers les colonnettes d'un kiosque de marbre, une sorte de guérite aérienne plantée entre Îles crénelures de la muraille. La plaine ensoleillée s'enfuit dans toutes les directions, et, fort au loin, diminuée par la distance et enveloppée d'ombres diaphanes, se découpe sur le fond lumineux du ciel la silhouette blanche de Taj-

Mahal.

La maison où je jouis d'une si charmante

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