‹ A travers l'Espagne: lettres de voyageChapitre 27 sur 38 · LI ROI · texte numérisé non relu

LI ROI

De quoi déjeunes- vous ?

JKAN.

Oh ! d'une bagatelle ; De deux morceaux de lard dont la graisse ruisselle ; An milieu l'on découvre un jeune et gras pigeon. Ou même quelquefois un honnête chapon.

Si mes fils sont levés, nous causons de la grange. Et selon la saison, de moisson, ou vendange.

Jusqu'à près de midi ; puis tous trois nous dînons.

Cette peinture du bonheur champêtre ravit le roi, et il fait entrer Jean dans tous les détails de sa vie journalière. Puis, il l'amène adroitement à lui exprimer ses sentiments à Tégard du roi :

JIAN.

Je suis roi dans mon coin... pourtant, si notre roi Me demandait mes fils et ma maison... ma foi. Comptez qu'ils sont à lui, n'importe oh je le trouve ; Je le dis et c'est vrai, qu'il vienne et qu'il m'éprouve ; n verra qui je suis.

Ll BOI.

Vous m'étonnez vraiment.

Quoi I Si le roi jamais avait besoin d'argent, Voas le lui préteriei ?

jKAir.

^ Oui, toute ma fortune,

M 'eût-il fait mille torts 1 Tout ce que nous ayons N'est-il pas bien à lui, si nous le lui devons ? Il veille, tout armé, pour la cause commune, Il nous garde, et son bras nous conserve la paix.

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