‹ À travers l'Europe coopérative [microform]; Congrès de Buda-Pesth du 31 août du 17 septembre)Chapitre 25 sur 56 · BANQUET · texte numérisé non relu

BANQUET

Le banquet offert par les Sociétés Hongroises à leurs hôtes de l’étranger, a été donné à 7 heures du soir au restaurant de Elle Marguerite sur le Danube.

M. le comte Alexandre Karolyi présidait la fêle ayant à ses côtés : M. Henry W. Wolff, président de l’Alliance Coopérative Internationale, M. le comte Tisza, président du Conseil des Ministres du Royaume de Hongrie, M. le comte de Rocquigny, président de la section nationale française de l’Alliance; .\l. le Ministre de la liislicede Hongrie ; M. Ignatius de Daranyi, ancien ministre de l’agriculture de Hongrie; M. le comte Joseph Mailath, vice-président du Congrès, etc., etc.

Le repas auquel ont pris part 250 à 300 convives a été très animé et les vins offerts par les agriculteurs, membres des sociétés coopéi'alives, étaient excellents et ont été abondamment servis.

Un orchestre de choix s’est fait entendre pendant la durée du banquet.

Au champagne, de nombreux discours ont été prononcés et des toasts ont été portés.

Le premier discours a été prononcé par M. le comte Alexandre Karolyi qui a d abord porté la santé de S. M. François-Joseph, Roi de Hongrie, toast écouté debout par toute 1 assistance, cela va sans dire, et a ensuite rappelé les idées qui lui sont chères sur le but et l’avenir de la Coopération qu’il avait déjà développées dans son discours d’ouverture du Congrès. M. le comte Alexandre Karolyi a bu ensuite aux nations représentées au Congrès.

Après lui ont pris successivement la parole MM. Henry W. Wolff, qui a porté la santé de M. le comte Alexandre Karolyi et des coopérateurs Hongrois ; le comte Tisza qui a rendu à la Coopération cette justice, qu'elle réussit à élever et à fortifier les humbles et les petits, sans abaisser ni affaiblir les forts, qu'elle réalise ainsi un bienfaisant nivellement des forces sociales ; le comte de Rocquigny qui prononce

d’excellenlcs paroles (1); le comte Joseph Mailatli, le Docteur Hans Muller ; de Fonigaliand ; J.-C. Gray ; Léon Biilfet, etc.

Après le discours de M. de Flocquigny, rorchestre a joue la « Marseillaise > écoulée debout par lous les assistants et reprise deux ou trois fois aux applaudissements de tous.

A onze heures, tout était terminé, et les convi\es se sont retirés lentement à travers les allées du parc magnifique que renferme file Marguerite.

Jeudi 8 septembre

Aujourd'hui, les délégués ont été invités à se rendre, à 7 heures du matin, au siège de Y Association Coo))éralive des Agriculleitrs Hongrois pour l'approvisionnement des halles, au Vàmhàz-Korut,pour la visite au moment même où se produit le grand mouvement des affaires journalières.

Visite très intéressante.

(1) Voici le texte <lu discours do M. le comte de Rocquigny :

« Comme President de la section nationale française di* rAlliance. je viens aiqiorter aux « Coopêrâteurs de la Hongrie et à ceux de tous les pays de rKnrope Orientale le salut fraternel de « la Coopération française.

« 11 faut savi)ir gré à l'Alliance Coopérative Internationale d'avoir organisé cos réunions dans « les4ïuelles tous les membres, quelle que soit leur foi religieuse ou politiijuc, quelle que soit la « patrie dont Us demeurent les lils dévoués, ont les yeux fixés sur un même idéal, sentent battre « leur cœur i)our les inénies idées généreuses ([uî constituent le but et le patrimoine commun de « la Coopération.

« L’organisation et rémaneipation de la démocratie: le tiavail rendu plus productif: I épargné « facilitée: l’éducation populaire entreprise: la transformation graduelle et pacifique de la Société «I actuelle dans un sens plus conforme à la justice grài'e au ni\ellement général du bien être; « la dilfusion du sentiment de la solidarité liumaine et île la ''onconb' sociale: telles sont les tins « principales de la Coopération, telles sont ses aspiralions uniformes chez tous les peuples qui la K pratiquent.

« Ln s'unissant dans la Coopération, les lionmies deviennent plus forts: en s unissant entre « elles, les Sociétés Coopératives d’un mémo pays accroissent beaucoup leurs torces ainsi que le « démontrent tant d'exemples fi’appanls. Groupées dans les eadres de l'Alliance Cooperative inler- « nationale, les Sociétés Coopératives des divers pays et leur Fédération sont mieux anne.es pour «t exercer une propagande féconde en faveur des iilées qui b's ins(>irenl.

« Mettons donc à prolit ce puissant groupement ! Coopérateurs de l'Orient et Coopérateurs de « f( tecident. unissons-nous, afin de préparer, dans l'Kuropo entière, l application des doctrines Coopératives qui rendra plus douce l’existence «les Iravailb’urs

ij

Noi VKU.K Façadk du Palais Roztllkck dans lequel a siégé le \'V Congrès de l'Alliance Coopérative Iniernalionaie

d’excellentes paroles (1); le comte Joseph Mailaih, le Docteur Hans Muller ; de Fonigallaïul ; J. -G. Gray ; Léon lîuHet, etc.

Après le discours de M. de Docfiuigny, rorchestre a joué la « Marseillaise » écoulée (lei)oul par tous les assistants el reprise deux ou liois foisaux applaudissements de tous.

A onze heures, tout était terminé, et les convi\es se sont retirés lentement à travers les allées du parc magnifique que renferme i’Ile Marguerite.

Jeudi 8 septembre

Aujourd’hui, les délégués ont été invitésà se rendre, à 7 heures du matin, au siège de Y Association Coopérative des Agricnlteurs Hongrois ponr T approvisionnement des halles, au Vàmhàz-Korul, pour la visite au moment même où se produit le grand mouvement des alTaires journalières.

Visite très intéressante.

(i/ Voici le texte du iliscoiii’'; de M. le eoiiili' de Kucquifîny :

« Commi- riv^ident d<‘ la section nationale fVaneaise i\r l'Allianee. je \ieiw ait|»otlei- aux « CoopiTalours de la llon^nàc* (d à ceux de tous les pays de 1 l'.urope Orientale h* salut li'alerncl de « la Coopération IVant-ai^e.

« Il faut savoir irré ;i l Alliani*>‘ Coopérative Internationale d'avoir t)i-;;ani'é «-es réunions dans « lesiitielles tous les mendn'C^. iptelle ipie soit leur loi reli^deu^e ou politiqui', «jiielle que soit la « patrie dont ils demeurent les tiN d'Aiun-s. ont les yeux lixés sur un iném.' idéal, sentent battre « leur <*t'eiir pour l(“s inéines idées jj/'ni’reU'^es <jui constituent le l)Ut et le j)atriinoini* counnun de « la Coopération.

« L'oryanisation el l’émaneipalion île la ilémoeratie : le tiavail rendu plus productif: 1 épargne « facilitée; l'éducation populaire entreprise; la tran'-formation ifraduclle el pacifique de la Société « actuelle dans un sens plus conforme à la ju-itice ^ràce au nivellement pmeral du bien ctre; « la dilVusion du senütin’nl de la solidarit*- humaine et de lu foncorde sociale : telles sont les lins « princi[)ales de la Coopi'ration. telles s<ml S(‘S astnratioiH unitormes chez tous les j)rut)Ies qui la « praliqïii’nl.

« lai s'unissant dans la (^oo|)éralion. h*s lionimcs <levieunonf plus forts; en s unissant entn* « elles, b-^ Sociétés Cooj»ératives d'un même pays accr<d>sent beaucoup leurs jorces aiii'i que le “ démontrent tant i!'i-\emples frapi>ants. Crouiti'es <lans les '‘adres de ! Alliance Coopei*ative inter- « nationale, les S<M‘iides Coopf'ratives des divins pays et hnii Fe<leration sont mieux ai‘m<‘es pour

« exercer une propajîande féconde en faveur des idées ipii 1 •> inspirent.

« .MettoU' ilouc à protit ce puissant ^roujnmient ! Coopéiatinirs de rurienl et Coopeiatours de a l'( tccideiit. unissons-nous, alin de préparer, dans l'Hurope entière, l'apiilication des docliânes U Coopératives qui rendra plus douce rcxisleiice des travailbnirs >*.

I’açadk dl' Pal ais RoziKi.hXK f^un^L^rés de TAliiance Coopérative Inieinaii>*naic

Jeudi 8 septembre

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