TRIESTE
Trieste. — Celle ville de 170.000 habitants, située sur l’Adriatique, est le port le plus florissant de l’Autriche.
Comme nous ne devons séjourner ici qu’une partie de la journée, nous nous hâtons de faire une visile sommaire de la ville qui est hàtie sur les flancs d’une montagne que couronne un château.
Trieste est une ville autrichienne, mais on n’y parle que l’italien et tous les noms des rues comme toutes les enseignes sont écrits en langue italienne.
Nous faisons une promenade sur les quais qui sont inondés de soleil, et le long du grand canal, nous voyons la place de la Bourse sur laquelle s’élève une statue de Léopold I", le Corso et la Grande Place sur laquelle se trouvent l’IIôtelde-Ville et une statue de Charles VI.
Au cours de notre promenade nous examinons des ruelles très étroites, telle la Androna di Solterrani, qui, s’élevant par des escaliers et des rampes très pittoresques, font communiquer les quartiers de la partie basse de la ville avec la partie haute.
Le port de Trieste nous a paru en voie d’agrandissement et de transformation. Est-ce que, comme Gênes et Fiume, Trieste voudrait hériter de quelques lambeaux de la richesse maritime de Marseille, que des crises économiques répétées, aussi nombreuses qu’incompréhensibles, sont en train de ruiner ? Qui sait !
A quaire heures et demie du soir, nous reparlons pour Venise et pendant 2 heures nous pouvons admirer le magnifique speclacle qu’offre l’Adriatique à ce moment de la journée. En quillant Trieste, la voie s’élève progressivement en longeant la cote et notre train s’achemine jusqu’à Nabresina au milieu d’une nalure absolument inculte et aride pour revenir ensuite, en rebroussant chemin, s’aiguiller sur la ligne de Venise .
En passant, nous examinons le magnifique château de Miramar qui baigne le pied de ses mürailles dans les eaux de l’Adriatique.
Après avoir quille Nabresina, nous voyons à notre droite d’itnporlanles carrières de pierres en exploitation ; des fonderies de « pavés », suivant la pittoresque expression de M. Buffet.
A Cormons, nous franchissons la frontière italienne.
A üdine, nous passons la visite de la douane et nous dînons. Une heure environ après avoir quitté cette ville, un orage éclate accompagné d’éclairs et de violents coups de tonnerre et dure pendant trois quarts d’heure.
Nous arrivons enfin à Venise à H h. 15 du soir et nous trouvons au bas de l’escalier de la gare la gondole de l’hôtel qui nous conduit en une demi-heure à notre logement.
Mercredi 14 septembre