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LE DIMANCHE A PARIS

ÎER était dimanche. J'en suis sûr, parce que j'ai consulté le calendrier, Mais ce n'est pas l'aspect de Paris qui me l'aurait rappelé.

J'ai quitté l'Hôtel du Louvre, et j'ai pris des ap-

partements dans l'avenue Montaigne. Il y a sous

mes fenêtres un jardin, et dans ce jardin un jar-

divier qui flâne toute la semaine, et qui travaille comme un forçit le dimanche. Il est en même temps mon concierge, et chaque dimanche je suis réveillé dès six heures du matin par le bruit de sa pioche et de son râteau. Quand je lui ai demandé s’il n'allait pas à la messe, il m'a répondu qu'il n'avait pas le temps.

Hier, je suis allé entendre, chez les Pères de l'Oratoire, Mgr Isoard qui y fait une série de Conférences remarquables sur le Sacerdoce. En me rendant à la chapelle de l’Oratoire, rue du Regard, j'ai dû traverser une grande partie de Paris, et j'y ai

- Constaté avec chagrin l’inobservation presque générale du jour du Seigneur.

Presque toutes les boutiques étaient ouvertes, et partout sur mon chemin, il m'a semblé que le mouvement des affaires, du commerce, de l'industrie, était plus actif que jamais. Les travaux de percement du boulevard Saint-Germain se poursuivaient rapidement, et une foule d'ouvriers en blouse démolissaient, Charroyaient, et rebâtissaient.

Je cheminais au milieu des ruines. De chaque côté, des murs entiers s’abattaient sous l'effort des cabestans, et de hautes

| cheminées, restées debout pour protester contre la démolition et contre le travail du dimanche, se couchaient à leur tour dans la poussière des décombres. Les chariots, qui en emportaient

marre

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