Etudes
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— Eglise et monarchie^ Desclée, 1910.
— Ce quest la monarchie^ ibid.
— V Eglise et les libertés, le St/llabus, Nouvelle librairie nationale, 1913.
Clouard, C/i. Maurras et la critique des lettres, Nouvelle librairie nationale, 1913.
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— Politique catholique et philosophie religieuse dans la Foi catholique du 25 novembre 1912.
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— La philosophie nationaliste, B. Grasset, 1911. Hugues, Les origines rationalistes du démocratisme chrétien, Jouve, 1912.
Laberthgnniere, Positivisme et catholicisme, Bloud,
— Autour de V Action française, ibid.
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Testis (M. Blondel), La semaine sociale de Bordeaux, tiré à part des Annales de philosophie chrétienne, Bloud, 1911.
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— Christianisme ou catholicisme, ibid., novembre 1908.
Veuillot (François), Charles Maurras et Marc Sangnier, à propos de deux livres récents, série d'articles parus dans la Croix de mars 1913 et qui ont donné lieu à un échange de lettres prolongé. On trouvera toutes les pièces de cette controverse réunies dans la Chronique de la Presse du 20 mars 1913.
Xîetzsche et quelques écrivains d'Action française
Il est incontestable que MM. Rebell, Lasserre, Valois... ont été à leurs heures des disciples de Nietzsche convaincus. Plus d'un s'est laissé séduire jadis par l'amour de ce philosophe pour la beauté, la vie intense, la force, par sa conception du surhomme, voire même sa célèbre théorie des maîtres et des esclaves. Nietzsche leur parut un temps un réactif salutaire contre l'insupportable subjectivisme de Kant et la folie égalitaire de Rousseau : ils s'engouèrent de son aristocratisme dédaigneux. Mais ce ne fut qu'une étape ; ils n'ont pu s'arrêter à des doctrines inhumaines qui les devaient en fin de compte ramener tôt ou tard à leurs anciens errements, pour leur faire exalter derechef l'individualisme qu'ils avaient rejeté. Et c'est en se débarrassant de ces défroques d'esthètes dévoyés et polissons qu'ils ont enfin retrouvé la voix de la raison et le système politique décrit dans la première partie de cet ouvrage. Quiconque reproduit sans plus les
premiers écrits de ces écrivains comme l'expression de leurs sentiments actuels, manque à tenir compte de cette marche progressive de leur pensée, trahit la vérité et commet une injustice notoire.
M. J. Bainville a envoyé naguère à la Grande Re{>ue une bien curieuse page sur Nietzsche et la jeunesse d'aujourd'hui qui confirmera d'une manière décisive ce que nous venons de dire : elle contient en raccourci l'histoire de tous les prétendus nietzschéens de l'Action française: «Nietzsche aura servi de révulsif à beaucoup de jeunes hommes qui appartiennent à ma génération. Il les a aidés — et ils en avaient souvent besoin — à s'affranchir de Rousseau et de Kant, à rejeter la religion des Droits de l'Homme. Cette sorte de Voltaire barbare administre une médication violente et sommaire, propre toutefois à réussir dans les cas
I graves, comme celui desjeunesFrançaisqui sortent de notre Université. Nietzsche est bon pour comj muniquerle mépris du fanatisme et du conformisme ré^whlicdiins . Addio semitico nume ^ répète, à l'adresse des idoles de 1789 et de nos dogmes d'Etat, le lecteur qui l'a compris. Quant au lecteur qui se ferait « Nietzschéen » et à la lectrice qui se ferait « Nietzschéenne », il est bien évident qu'il faudrait éviter des animaux aussi dangereux. Nietzsche ne me paraît utilisable que pourunemaïeutique du premier degré. Ce Germain honteux, enragé de littérature française, entr'ouvre les routes de la raison et rend hommage à la véritable supériorité de l'esprit. C'est un Allemand du xviii® siècle qui s'incline devant le génie français. Nietzsche est un témoin delà primauté politique et intellectuelle que nous avons possédée
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jadis en Allemagne. Sa critique de la « Kultur » allemande forme la partie essentielle de son œuvre. On y trouvera une justification supérieure du nationalisme français^ . »
A la lumière de ces considérations, il sera déjà facile d'expliquer la plupart des paradoxes d'allure nietzschéenne qui ont pu être défendus par des écrivains de l'Action française. Mais quiconque veut porter sur eux et sur le groupe auquel ils appartiennent maintenant un jugement équitable doit en outre recourir ici à une distinction non moins importante : autres sont les théories strictement personnelles à tel ou tel auteur, autres celles qui constituent le bloc auquel tous adhèrent et qui réalisent l'unité du groupe. Or ces théories nietzschéennes ont pu être celles de quelques membres de l'Action française ; certains même aujourd'hui ont pu garder du contact avec le grand déséquilibré d'outre-Rhin quelques idées littéraires profondes, quelques aperçus ingénieux : pourquoi pas ? Mais rendre l'Action française responsable de leurs divagations sociales antérieures comme de leurs idées métaphysiques, c'est violer les règles les plus élémentaires de la critique et de la charité.
Ainsi en sera-t-il pour H. Rebell et son opuscule : L'Union des t? ois aristocraties ^pdivu en 1894, plus de cinq ans avant la naissance de l'Action française. Cet auteur y développe la nécessité pour toute nation d'avoir une noblesse, si elle veut vivre prospère et, tous n'étant pas faits pour commander, l'ur-