‹ A travers l'œuvre de M. Ch. MaurrasChapitre 137 sur 155 · Cité dans l'Action française du 14 janvier · texte numérisé non relu

Cité dans l'Action française du 14 janvier

gence de « créer une hiérarchie poursauverle monde de la grande maladie démocratique, de cette grande lièvre populaire du commandement ^ ».

A cette théorie qui le devait plus tard rapprocher de l'Action française, Rebell joignait une inintelligence complète du christianisme, un orgueil d'esprit insupportable et des idées sur la fonction du littérateur trop voisines des rêverieshugotiques. Son point de vue était celui d'un pur esthète, d'un parfait et cynique libertin en matière de philosophie et de religion. Mais sans pouvoir préjuger le terme auquel l'aurait amené l'évolution de ses idées, puisque la mort l'a enlevé dès les débuts de l'Action française, il convient de remarquer que celle-ci n'a nullement fait siennestoutesses conceptions. La Revue en 1905 a reproduit une partie de son étude sur les aristocraties; mais les quelques passages très offensants pour le catholicisme qu'il contenait ont été supprimés et les extraits publiés étaient précédés de réflexions dans le genre de celles-ci : « A côté de nos idées mères, les pages qui suivent proposeront d'autres idées toutes contraires^ qu'il serait équitable d'appeler nietzschéennes, mais que Rebell avait marquées fortement au coin de sa propre pensée. Personne n'aura su polir et tailler comme lui certaines brutalités de l'original germanique. Il en est de très rudes qui ont revêtu, grâce à lui, la figure et la voix humaine, une beauté classique et un charme français. Mais le maître allemand ne manquait pas de prendre certaines revanches sur son jeune disciple, et par exemple il l'a trompé sur la

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