LA BIBLE ET L EGLISE
des patries, il brise l'union indissoluble qui relie le fondateur à son œuvre, il méconnaît le fondement historique du christianisme et fait preuve d'une science par trop rudimentaire de ses origines et de ses sources.
« Je suis Romain, a-t-il écrit dans le Dilemme^, parce que Rome, dès le consul Marins et le divin Jules jusqu'à Théodose, ébaucha la première configuration de ma France. Je suis Romain, parce que Rome, la Rome des prêtres et des papes, a donné la solidité éternelle du sentiment, des mœurs, de la langue, du culte, à l'œuvre politique des généraux, des administrateurs et des juges romains. » Or il est faux que l'Eglise romaine n'ait fait que reprendre en sous-œuvre les institutions et la politique des empereurs. Elle a fait plus et mieux en les combattant de toutes ses forces, en les transformant ou en les supprimant. Sous sa forme edclu- 8we cette appréciation historique est erronée; elle maintient encore une fois entre l'Eglise et l'esprit de son fondateur consigné dans les Evangiles un divorce insupportable^.
Ce que nous venons de dire de l'Evangile et de l'Eglise, il nous faut le répéter du Christ. Les passages que nous avons cités donnent manifestement