‹ A travers l'œuvre de M. Ch. MaurrasChapitre 5 sur 155 · X PREFACE · texte numérisé non relu

X PREFACE

les ignore^ encore moins que Von fasse quelque concession de principe qui porte la plus légère atteinte à la vérité. Qui attend à manifester la vérité tout entière ne trahit pas la vérité^ mais suit bien plutôt la voie tracée jadis par les Justin^ les Irénée et les plus anciens apologistes ; et c'est bien celle dans laquelle on s'' est efforcé d'entrer ici.

Il n'est malheureusement pas permis d^affirmer que telle soit la tactique de tous les défenseurs actuels de la foi. Les préoccupations politiques de droite ou de gauche absorbent les attentions et aveuglent les intelligences ; on ne condamne plus ^ on. n approuve plus en matière religieuse pour des motifs dogmatiques^ mais inconsciemment on s'inspire de V attitude prise par V adversaire à V égard de la royauté ou de la démocratie. Ainsi^ dans V occurrence., le système de M. Maurras est condamné en bloc et sans retour par un parti entier, sous le spécieux prétexte qu'il est incompatible avec toute religion. Au vrai., ne serait-ce pas qu'il rompt en visière à des préférences politiques ou philosophiques intimes ? (1) Or est-t-il chrétien de

(1) Entre tant d'exemples qui pourraient illustrer cette remarque, il suffira de citer ici la lettre de M, Imbart de la Tour publiée par le Bulletin de la semaine du 9 août 1911 . Le célèbre historien de la Réforme y félicite chaleureusement l'auteur d'un écrit intitulé Positivisme et catholicisme d'avoir combattu la possibilité d'une alliance quelconque des catholiques avec l'Action française. Mais comment s'avise-t-il ouss-itôt rprès de prôner l'alliance « de tous les catholiques avec ceux qui, démocrates

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