C : ,( Nous ?ous on suppliOB ez
pitié de Sion I
P : Rassembles les entants de Jérusalem !
Ces prières continuent pendant une heure, entré' pées de sanglots, de prosternations, de battements $ç
poitrine. Quelques voyageurs trouvent cet! morne
burlesque, pour ma part j'en ai ete vivement impressionné. Ces débris de peuple prosternés dans la poussière de-
vant des débris de temple, sont, quoique on en dise, un spectacle fait pour émouvoir,
A quelques pas de là, au pied du mont Moriah, s'ouvre une large coupure, a dem>comblée de ruines, pardessus laquelle était jeté le pont,destinéàunirle mont Sion au temple. De ce pont, particulièrement célèbre à L'époque du siège de Jérusalem par Titus, il ne reste plus qu'un vaste écroulement que fouillent les Anglais, et où ils ont découvert les vestiges d'un canal par lequel tentèrent de s'échapper les Juifs après L'incendie du temple. Le canal était bouche, les malheureux y moururent faute d'air et de nourriture; un de leurs chefs, Simon Giora, torturé
par la faim, et étouffé par l'odeur des cadavres, essaya de se sauver, en terrifiant -es ennemis au milieu desquels il surgit tout à coup, pâle comme un spectre, enveloppé dans un linceul blanc sur lequel il avait jeté un manteau de pourpre.
Cette mise en scène effraya d'abordles Romains, mais, revenus de leur stupeur, ils se saisirent du fantôme qui
se dirigeail vers les ruines du temple, et le traînèrent devant leurs chefs. Reconnu pour qui i] était, Simon, chargé de chaînes, fut conduit à liome pour figurer dans le triomphe de Titus, après quoi il fut égorgé,
In lugubre souvenir domine cette vallée, car on ne peut plus appeler que souvenir le peu qu'on aperçoit du rocher de :>:> moires d'élévation sur lequel, au N. 0. du temple, s'élevait la tour Antonia, forteresse» immense, ville par ses dimensions, palaisparsa splendeur, pourvue de tout ce qui est nécessaire à la vie, pouvant renfermer une armée, ceinte de murs prodigieux, protégée par des fosses profonds,
Gestius Florus L'occupait avec une forte garnison romaine, in jour, le jour marqué parles prophéties, les Juifs, exécuteurs inconscients des décrets de la provi-
268 v ni \
dence, el qùMrritait i
>nt, prirenl la tour et en ma te émeute fut le funèb I les
funérailles de la i [lie condamn . L R arrivèrent bientôt a] faite a leura aigles. Leurs armées, \ tout, refoulèrent ve lem les populati
?antée
l fut Vespasien qui lit ce terrible balaj a presque sur un seul point, la nation déïci leq fils
devait anéantir. Cela fait, il repartit pour l'Occident, laissant le command >ment s Titus qui, ai vint mettre le siège d ■vaut la ville, «1 • taient entassés l ,500 mille homm qu'au dernier plutôt que d
Cependant le Christ avait 'lit :
<( Lorsque vous verrez Jérusalem >ar une
ann V, alors sachez que sa désolation est proche. Alo que ceux qui sont dans la .1 tt sur les monta-
gnes, et que ceux qui se trouveront au milieu de cette ville en sortent, et que ceux quiserontdans n'y entrent point; car ce seront la des jour* geance, afin que soit accompli tout ce qui es . >
Mais les Juifs étaient sourds »-l chrétiens, sous la conduite de leur évèque ^iméon. réfugièrent dans les montagnes au-delà du Jourdain.
On était en Tannée Tu. vers le temps de Pâques, qu apparut tout-à-coup la 10 légion, qui prit aussitôt p tion sur le mont des Oliviers, à L'endroit où Jésus avait pleuré sur Jérusalem.
Hier soir, je relisais l'histoire de ce siège fameux, à la suite duquel Titus, lui-même, répondait aux députations des villes voisines qui lui apportaient des couronnes : qu'il ne les méritait pas, car ce n'était pas lui qui avait
vaincu les Juifs, mais Dieu, à la colère duquel il n'avait fait que servir d'instrument. »
Jamais plus terrible drame n'épouvanta Le monde. Endurcis par L'orgueil, divisés par d'atroces fartions qui Les armaient les uns contre les autres, et allumaient des combats aussi furieux dans le temple même qu'au dehors dos murailles, [es Juifs travaillèrent avec une folle et criminelle fureur à. Leur propre ruine.
Le courage qu'ils déployèrent eût été indomptable, s'ils ne l'eussent tourné contre eux-mêmes ; mais ils devinrent les auxiliaires des assiégeants et, toujours plus obstinés à mesure qu'ils devenaient plus misérables, non-seulement ils résistèrenl au courage, mais àla générosité et à la clémence même de leurs ennemis.
Le 1S avril, la première muraille fut emportée ; le 7 mai, la seconde tomba sous l'effort des béliers ; le 7 juillet, la tour Antonia était prise d'assaut parles Romains; le*,). Les sacrifices cessaient pourjamaisau temple; le 10 août, ce monument de la gloire de tout un peuple s'abîmait dans Les flammes d'un incendie, que vainqueurs et vaincus s'efforçaient en vain d'éteindre ; le 8 septembre, les Légions faisaient Leur entrée triomphale dans la ville jonchée de cadavres.
En moins de 5 mois, onze cent mille Juifs avaient péri dans ce siège terrible, auquel nul siège au monde ne peut être comparé.
Ainsi fut accompli tout ce qui avait été écrit.
27n A 1TUVEI
llya décela quelques vu [uelqu'un qui au
fait la même promenade que doo probablemenl pas revenu : il u gratification au cavas que le consul d eu-
Bement mis à notre dis] n, unbagcbicli
aui gardiens musulmans, qui reconnaissants, el la pein< des pantoufles avant de poser Le pied but le » l -.1 la mosquée d'< >mar.
J'avoue que j'aurais pr ter le
temple de Salomon, sur Les ruines duqui la
mosquée et qui avait L'âg quand un soldat de Titus, d< s ..t aux
son général, mais poussé, dit Joseph, par uni di-
vine, lança par une des fenêtres dans l'intérieur Le tison ardent qui le réduisit encendi
David avait déjà d< destiné àla construction de ce monumi ni incomparabl Son su - ur en lit l'œuvre capital
Dix mille hommes se relevant tous 1< occupés à couper les cèdres sur Le Liban, soii lix-
mille hommes portaient les matériaux, quatr t-inille étaient employés à extraire la pierre des earr: en
particulier les blocs de 70 pieds de long rvir
de fondement. Les matériaux arrivaient taillés et pc une armée d'ouvriers les mettaient en œuvre soi yeux de trois mille trois cents surveillants.
La construction dura 7 ans. l'édifice terminé s'élevait
sur une plate-forme delO^.'i pieds de chaque côté, entourée d'une muraille haute et large de 6coudé< s.
Cent vingl mille brebis, et vingt dvux mille bœufs furent offerts en sacrifice pendant les sept jours qu'en dura la dédicace.
Gomme on le pense bien, il faudrait plusieurs volumes pour faire la description complète de ce temple et dos richesses qu'il renfermait. Je voudrais avoir vu Le nm- Qument, mais pas lire cette description. Détruit par Nabuchodonosor, reconstruit par Zorobabel, visité par AJexandre-le-Grand, pillé parGrassus qui en enleva pour 50 millions d'or, reconstruit en partie par Hérode, ce grand bâtisseur qui toucha à toul dans Jérusalem, démoli entièrement après le violent incendie dont je viens* de
parler, il servit en 636 d'aire à la mosquée célèbre que le kalife Omar y fit construire, au-dessus de la pierre sacrée ei-Sûckhroh de Jacob, puis de David, et qui devint le premier sanctuaire musulman après la kaaba de la Mecque, sur le modèle de laquelle le nouveau temple lut élevé.
Dix portes, gardées par ^^ Musulmans, s'ouvrent sur une immense esplanade parfaitement nivelée, si polie en quelques endroits qu'elle ressemble à un pavé de marbre; cà et la d'élégants édicules, pareils à des chaires auxquelles on monterait par plusieurs escaliers, ou à des portiques supportés par d'élégantes colonnes, des petits monuments octogones, des citernes, quelques arbres isolés, peuplent cette solitude et tonnent comme une garde d'honneur à la mosquée.
Là était le temple.
L'édifice, construit par Omar ou plutôt par lbn-Mérouan, joint à la majesté une suprême élégance ; c'est un octogone régulier de 56 mètres de diamètre, éclairé par 56 fenêtres rectangulaires ; la base du monument, revêtue
alternativement d • pi i [u reaui en aaillée
tambour circulair • iur le |
i >nl '■! p an un i 1 1 1 ; 1 1
Quatre po D
cliaui et du pai Lonnenl
la tnosqu
Toute une Légion d i serviteurs musuln turcs ou arah tenant à L'entrée du -
a aussitôt entour >s uns qous offrant Les autres se ch r
d'autres encore, armés de Loi \ - ou de b
nous faisant >, pour D >:i>> pi
un trop fidèle sectateur d • \[ |
porter à des voies de fait contre nous. Le chef d" cette escouade, q i turba
reconnaît pour un pèlerin d" la M que, : i il a ra porté, avee 1 s bénédictioi *te
dose d'obésité, après quelqu
cavas, aussi sérieux et plus barbu que lui, s'est décid nous laisser entrer.
Le premier sentiment que Ton éprouve en fr le seuil, est une sorte de respect involontaire d «d-
miration. Ce vaisseau immense, d'une prodigieuse richesse, éclairé par une douée lumière que tamisent des vitraux singulièrement disposés, non pas comme les nôtres, dans une armature de plomb, mais dans une série de tubes qui décomposent la lumière d'une mani aussi inattendue qu'harmonieuse: les plafonds à caissons et la coupole, soutenue par deux rangées de colonnes disposées en cercles concentriques, une succession d'arcades incrustées de mosaïques précieuses, les versets du Coran brodant d'arabesques étincelantes de riches pan-
A TRAVERS i/ORlENT 273
neaux ciseléfi et fouilles avec un goût exquis, les fleurs fantastiques et les enroulements capricieux de feuillag s'échappant de vases à Larges panses et à goulots étroits, les boucliers, les drapeaux appendus aux murs, les grilles d'or se courbant entre les colonnes, produisent un effet que rien ne saurait rendre, un éblouissement auquel il faut un moment pour s'habituer.
Certes aucun de nous, je crois, quoique une de nos compagnes eût dans un momenl de pieuse distraction fait toucher son chapelet à la pierre de Mahomet, n'esl ni sectateur du prophète, ni juif, et cependant plusieurs, instinctivement, ont porté la main à leur coiffure pour se découvrir la tète, action scandaleuse pour noire escorte el qu'une obs< rvation du frère Liévin a bien vite réprimée.
M. de Vogué et plusieurs autres écrivains ont l'ail une Longue et minutieuse description de ce monument qui, parait-il, est un type de L'art arabe; je ne 1< s
suivrai pas dans ces détails, j'aime bien mieux me promener en simple curieux.
Au milieu de cette prodigalité de somptueux ornements, ce qui frappe Le plus est un grand bloc depierre calcaire, un rocher long de soixante pieds, Large de cinquante, nu comme la main, de forme irrégulièrement convexe, s'élevant à hauteur d'homme juste au centre de L'édifice et serti d'un grillage doré pour empêcher les profanes d'en approcher.
Sur ce rocher, qui est Le sommet réel du mont Iforiah, on pourrait écrire un volume. Sacré aux yeux des Juifs
comme à ceux des Musulmans, il occupait dans le Saint des Saints la place d'honneur et servait de base àl'arche d'alliance. Jacob y eut sa vision de l'échelle céleste : David y pria.
Le bloc énorme couvre en partie une citerne creusée
174 \ nt\
par 9al m m et l'où u
victimes dan i le Ce lr m. \> ■ ce qv
pas toul entiè i
coup d'imagination, onl <">.'i ;lu «•' il».
est suspendue en l'air.
i M Jour même elle partit p mr le ciel, où I appelé Mahomet pour traiter avec lui d m'" n affairelmportante. Monl ijumeotblancb /. -i
présent d i s m a ai I !. le
allait arriver aux portes du p i nant. il entendit derrière lui la
vaut le ciel, p i I" Cri '1'' j'»l'.' 'If- \>
l<>u fou ! /<>» hm ! lou lûU !
Cette bruyante démons » in-
convenante, aussi Mahomet, in -il, en fa
mes sévères, au rocher d'avoir à se taire im
et à retourner sur la terre an plus vit
La pierre obéit mais pas entièrement, car ell suspendue à quatre pieds ai;
fallut-il que Tan^e Gabriel y mit la main pour l'y : tenir.
Cette masse, suspendue en pair, femmes, nous dit un des fuel je mont;-,
les supports massifs sur lesquels elle i ilà
pourquoi le sultan Sélimfll placer cette maçonnerie audessous ; mais la pierre sacrée ne s'y appuie pas, et la preuve c'est que voici la marque d - le l'ange
Gabriel quand il la força à descendr ■ jusque-là.
La preuve vaut le miracle et le miracle vaut la preuve, Cependant je plaindrais celui qui aurait la main entre El-Sakhra et le support sur lequel elle n'appuie p.
La tente de soie verte déployée au-dessus du rocher suspendu a bien son prix aussi, c'est probablement la première pièce de soie qui ait été teinte en vert et tissée.
A TRAVERS L'ORIENT llï'i
puisque c'est un cadeau que Dieu Ml a Adam lorsqn'après cent ans de recherches il retrouva enfin Eve sur une montagne près de la Mecque.
L'iman à turban vert a daigné nous confier cela avec une gravité toute de circonstance.
Les autres prétendues reliques, telles que lesdeux poils delà barbe de Mahomet enfermés dans uneurned'argcnl d un métré de hauteur, l'empreinte de son pied surune dalle de marbre, celle de sou turban dans la voûte, un jour qu'il s'y cogna la tête en montant au ciel, la selle d'el-Borak qui est un fragmenl de corniche, le bouclier d'IIamzeh qui est un plat byzantin, les deux taches noires qu'on dit être des pics pétrifiées, la balance du jugement dernier, etc., etc., etc., sont aussi authentiques les unes que les autres.
Comme curiosités historiques je leur préfère de beaucoup l'étendard du prophète, ou celui d'Omar et, comme objets de valeur, quelques-uns des carrés de tapis dont le parvis est recouvert.
La seconde mosquée, appelée d'El-.Vksa, située à L'extrémité de l'Esplanade et tout près du rempart, infiniment moins belle que celle d'Omar, était devenue au temps des croises l'église de Sainte-Marie, redevenue mosquée après que les Arabes furent rentres à Jérusalem; elle sert aujourd'hui de lieu de prière et d'école musulmane. A l'heuredes cours les étudiants, en caftan noir et lurban blancs, accroupis, par terre, Fécritoire de cuivre passé à la ceinture et la plume de roseau à la main, y font cercle autour des graves ulémas ou docteurs de la loi qui, assis au centre sur un escabeau, y commentent, après les avoir lus en les scandant d'une voix monotone, les versets du Coran.
Nous avons malheureusement devancé l'heure des cours, et il ne nous restait pour contenter notre curiosité
qu'à parcourir rapidement . e, nu. mac auquel
ns proportion d'une cathédrale manquée q de plomb.
En s» mine, une m ule chi chaire en b< la sculpté, faite a Al» j». 1 1 . crustationa assez élégantes en l»<»is et en i
Pendant que noua nous y pron I i |f.
t'.-iit remarquer un pèlerin musulman, qui et eau pour pa ntre deux
nement à B'écraser entre c( - deux fûts i avoir un grave motif, car il b'v est repria à dis dant que deux ou troia coréligionnai na pitié pour
son visage apoplectique, l'excitaient à redouble] ts.
Enfin sa persévérance a étécouronm t, suf-
fisamment aplati par le Laminoir . il ;\ pu tra L'obstacle.
Frère Liévin a bien voulu n tonner le mol
L'énigme. L'espace qui Bépare Les colon la largeur de la porte du par.
groa comme un tonneau, qui se lient u minh
est convaincu de cettevérité, il doit être 1 raiet pour
son salut; quant à notre vice-président je ne Lui Lerais pas non plus d'embrasst r L'islamisme.
Mademoiselle M., au contraire, a passédans l'intervalle des deux colonnes ai .t que- de
l'Etoile, ce triomphe la rend toute tière. J'y rej rais ii ilcux de front, noua a-t-elle dit.
A l'extrémité des nefs de V( tuest, une grande salir, visée par de massifs piliers qui en supportent la a servi de salle d'armes aux Templiers,mibce my stérieu dont le temple fut le berceau en même temps que le symbole, et qui, après avoir brillé d'un vif éclat, devait comme lui disparaître dans les flammes.
De vastes salles souterraines, d'origine Israélite, et dont les voûtes en plein cintre sont supportées par 88 piliers massifs, portent le nom d'écuries royales ; il est probable qu'en effet elles servirent aux Templiers pour y loger leurs chevaux ; elles sont très-belles mais si froides, que nous n'avons pas même pu nous y arrêter.
[/heure de la prière approchait du reste et les croyants commençaient à arriver, jetant en passant un regard
méprisai il et colère, contre les chiens d'infidèles qui osent
souiller de leur présence le parvis sacré.
Nous avons donc battu en retraite, après avoir, du
haut des créneaux, contemplé un instant la vallée de
Josaphat, qui se creuse au pied du Moriah, et au-dessus
de laquelle s'allonge, comme une couleuvrine, la colonne
horizontale a laquelle aboutit le pont invisible par lequel arrivera le prophète à la tin des temps, pour récompenser les fidèles et nous infliger la punition due à notre manque de foi.
La seconde partie de la journée s'est écoulée parmi les tombeaux : c'est à peu près la seule végétation que Ton rencontre autour de Jérusalem. Jamais le mémento homo quia putois es n'a été repété plus souvent qu'ici; toutes les pierres le crient à haute voix, partout des ossements, partout les ruine s, partout des souvenirs funèbres.
Le mont Bézétha,que couronnent les remparts à gauche d i la porte Saint-Etienne, a toujours été le côté par lequel les assiégeants, à quelque nation • qu'ils appartinssent, se sont emparés de la ville.
Cinq minutes après avoir franchi celte porte, nous sommes arrivés à. l'angle .V E, des murailles, au point par Lequel Gtodefroy de Bouillon pénétra, lui troisième, dans Jérusalem.
i. moine Robert raconte ^saut i
le 13 juillet 1009 :
t A L'heure où l S i ur du monde rendit i un guerrier nommé I Etolde, qui combattait de Godefroj , taute le premier sur les rempaii ;G Le luit . I todefroj s'élance Le troisième, ton i : chevaliers le suivent. A cetù nie Les ennemis <3 ni
Les murailles et sejettenl en bas dans la ville : les lold du Christ Les poursuivenl avec de grand voulail venger le sang chrétien répandu. Jan aucun combat il ne parut si terrible; Gui autres guerriers fendaient tes Sarrasin jusqu'à la ceinture, ou les coupaient par la milieu du corps.
« Les ennemis ne cher f à fuir, mais la fuite
pour eux était impossible >ule ils
s'embarrassaient Les uns les autres Le petit nombre qui parvint à s'échapper, B'enferms dans Le temple de Salomon et s'y défendit assez Longtemps. Comme te jour commençait à baisser, n ivahirent le lemj
pleins de fureur, ils massacrèrent tous ceux qui s'y trouvèrent, le carnage fut tel que les cadavres mutil étaient entraînés par des H jusque dans le]
vis : les mains et Les bras cou] g. »
Tancrède avait »n camp un peu plus lu.:
l'ouest, sur la colline même, dans une grotte de laquelle Jérémie composa ses lamentations; un cimetière turc remplace le camp français sur le monticule, et dans la grotte qu'occupait le prophète, un derviche musulman s'est installé avec son âne.
De cette excursion les souvenirs des croisades sont le plus précieux butin que nous rapportions ; quant aux cavernes royales, malgré leur nom pompeux, elles ne sont autre chose que de grandes carrières ; les remparts
A TRAVERS L'ORfFNT $70
ei la porte de Damas ne valent, quoique ne manquant pas d'une certaine élégance, ni Les remparts d'Avignon niceux d'Aigues-Mortes, et le tombeau des rois de Juda, ainsi appelé parce qu'il n'a .jamais été que celui d'Hélène, reine du Kurdistan, très-intéressant pour un archéologue consommé, n'offre à la curiosité du vulgaire qu'une succession de chambres souterraines dont les dimensions sont faites pour exciter l'étonnement bien plue que l'admiration.
Si évident que soit le douloureux accomplissement des prophéties, les Juifs ne veulent rien voir, rien entendre. Après avoir pleuré surles ruines de leur temple, ils célèbrent, en ce moment, leursabatavec de telscris, dans une
Synagogue placée en face de nous et B travers les fenêtres grillées jie laquelle nous les voyons se démener, que la curiosité vous y conduit.
C'est une grande salle noire, humide, puante, pleine d'Israélites allemands, qui, assis sur des bancs, psalmodient, de toute la force de leurs poumons et avecl'accent nasillard qui leur est particulier, une sorte de chant aigre, saccadé, sans harmonie, qu'ils accompagnenl d'un balancem Mit de la tète et des épaules, rappelant assez bien la
danse d'un ours. Nous avons eu bientôt assez de ce tangage religieux, el nous nous sommes échappés au plus vite de cette atmosphère empestée. Dorénavant, m'a dit M. P, en sortant, je n'irai plus voir les Juifs de Jérusalem prier qu'en plein air.
Cette résolution me sembla pleine de prudence.
Notre journée s'est achevée sur la terrasse, au clair (hi lune. L'air y est si frais et la vite, si belle, ([n'en dépit du danger il y a toujours des sybarites qui succombent à la tentation.
Le père Guido, lui-même, venu poumons en faire partir, v est resté près d'une-demi heure. Nous avons.
entre autres cho i , pa
ri a table, et qui, :
• lire de l iteaubriand, L il
aul
\in de i{Miissiii(,i) auquel il ur.
ma être <!•• leur a ■ in- ]•
mais c'esl toul . J'ai < l « • 1 1 » .- 1 r i * i « • au P. lea religieux ne ' lient p nir
de Fran
Ce : tout simplement, l'a fiait rire.
— Combien payez-voua le vin aui envir in";i-i-il répondu.
— De 8 à 15 francs l'hectolitre, quand il y rit
— Nous en avons acheté là, il y ;i quel
nous aussi, pas plus cher, mais qui. rendu au :it,
nous revenait ;i 1 12 francs La pi
ressources, nous
mêmes, et 1<> prix de revi< al de ce!
est de G centimes 1»* lit H 15 au lj
de 112.
— La différence en vaut la peine et provient près loute de la difficulté des communies compliq des droits de douane.
— De Jaffa à Jérusalem le roulage n'existe pas, I transports se font à d; lux, et quoique cet animal porte le nom pompeux de - uduu c'est un vaisseau qui n'aime p< tre charg .
Le chemin de fer projetémoditiera-t-il beaucoup 1' de choses actuel? Une personne ti ipétente me
disait hier à ce propos : JatYa fait à peu près 6 millions d'affaires avec le deh >rs, niais pour créer un chemin de fer, il faut aussi créer un port, et la dépense ne peut pas être de moins de 20 millions ; or, comme ce chemin, qui coûtera lui aussi des millions, ne traverse que des con-
trées montagneuses et stériles, il ne rapportera absolumenl rien qu'à la condition d'être prolongé beaucoup plus.
Triste perspective pour les actionnaires.
Nova, o s •!>! smbre.
Hier dimanche, pas d'excursion au dehors, mais d'intéressantes promenades dans la ville, précédées par une visite à l'église Sainte-Anne, où nous avons entendu la messe dans la grotte ou, suivant la tradition, est née la Très-Sainte Vierge, fille de Sainte A.nne et de Saint Joachim, L'emplacement, sur lequel les premiers chrétiens élevèrent un oratoire toujours vénéré, était-il celui de la maison appartenant aux parents de la Vierge, ou seulement occupée par eux? Je lésais d'autant moins queTon a écrit davantage pour élucider la question. Ce qu'il va do certain, c'est que le monument actuel, datant en partie du xu° siècl savamment restauré parmi
architecte français, après avoir été successivement uni1 église, une mosquée, un couvent dans lequel la femme do Beaudouin Ier el la fille de Beaudouin II prirent le voile, puis mu1 école musulmane, fut donné, à la suit:1 de la guerre de Crimée, à la France, qui le lit réparer el le mit à la disposition du patriarche.
De toutes ces vicissitudes l'église nouvelle a conservé comme souvenir un minaret el \nw porte romane. surmontée (Tune inscription arabe.
Isolée au milieu d'une place, entourée de murs et dont on a fait une sorte de musée lapidaire ou les vieux débris se mêlent aux fleurs, elle se présente bien à l'œil et a tout particulièrement séduit noire aumônier photo-
! 'iir
conl ' tif.
Enl
ir une
. sur, el Be termin it faute]
plit la pla<
Quand nous y somra du m pli par d
de blanc, el portant un v • La
Vi il dii h i Bible. 5
cette appar inte simplicité, Les fera portent un ti uventfort riche costumi
robes de iclatanl bleu au
incarnat for, Lai tiu
aux oreilles, ma -nt
sous Le manteau sortent, ell
l- - : ies son! plus anin Limanc
jou i y rencontre plus de toi]
est pas plua pour cela : mal pavée, mal p
mal aéré - but un sol . en out:
déplorablèment entretenue populi
points, trop d sur d'autres. Leshabitanl >u-
pent p orne partout ai Lon Leur fortune, ou
réunit par religion.
et Ton s'y fractionne par- quartiers juif.
chrétien; ou musulman. En général c sur les hauteurs des quatre plateaux - Q,de Moriah. d'Akra et de Bézetha, sont ruoe zone peu habi-
, taillée en cuvetti -aux immon-
dices qui., tsurlespent )cumul<
Partout «les ruin s, ; m voûtes I aoppes
misérables, des murs qui menacent d'écraser les rai
A TRAVERS l'oIUKNT 283
passants. Les bazars, ouverts sous des arcades, sont mal fournis; les choses les plus indispensables à La vie y font défaut. Enfin, et cela peindra la situation pour un Européen habitué à La propreté La plus vulgaire, quiconque veut prendre un bain dans ce qu'on appelle un hôtel, à Jérusalem, doit se munir... d'un certificat de médecin.
Ce matin, malgré La continuation de La chaleur, il a fallu se décider à remonter à cheval. Nous avons vu à. peu près ce que Jérusalem renferme de plus saint ou de plus curieux, et nous nous bâtons de visiter les environs.
Mot'kos, notre premier drogman, es! venu me parler pour cela, .hier soir , avec Le frère Liévin etlesintén nous avons réglé Les excursions à Béthanieet Bethléem,
Pour beaucoup Le pèlerinage s * termine là.
Ce Morkos, qui nous accompagnera dans notre second et plus rude voyage, mérite uni' mention spéciale ; c'est un homme vigoureux, d'une bravoure à toute épreuve, assure Le frère Liévin, et d'une probité qui va jusqu'au désintéressement. Son visage bronzé respire l'énergie, son regard a quelque chose de franc et de triste. Rjen qu'à Le voir, on sent qu'on a affaire à quelqu'un qui a la conscience de son devoir e! qui saura le remplir jusqu'au bout.
A 6 heures, notre caravane, déjà bien réduite, descendait l.i pente rapide du plateau do Jérusalem pour gravir, de L'autre côté du ravin, les fiance rougeâtres, stériles et rocailleux du mont des Oliviers. Toujours le même paysage désolé, Le même soleil de plomb; le chemin est cependant moins désert que ceux que nous avons parcouru jusqu'ici. Quelques figuiers croissent le Long de notre route, les Arabes qui en cueillent les fruits nous crient des injures ; d'autres passent près de nous par groupes de trois ou quatre, à cheval, drapés
dan l< ur lourd □ ai
de Ion donl la bamp
épaule, a chaque tnouven : ji* »n t < : i
là des ber
femme s, cha pied, devant l< ;heval.
Noua montons toujours :1e sol devient de pi rocailleux, hérissé de pointes de r»
contre Les autres, i I formant une dirait une plaque de Lèpre.
Les montagne vent ;i l'horizon. Voici La chah*
Moab; plus Loin, celle «lu Carmel, l bleu : une vallée se creua . 2
peu, un espace uni d'un •. plomb à reflets lli-
quës : La Mer Morte.
nom réveille 1» - cavaliers .1!
A quelle hauteur sommes -nous d t mau-
dite et Le fond de la vallée où elle dort j ent à plu-
sieurs centaines de mètres au- Ls.
C'est qu'on effet le niveau de cotte pi rieur à relui de la m< p, 392 mètres plus la
Méditerranée. D nieurs mo - ont in.
démolir un d laquelle I ur-
dain verse par jour six millions de tonrn parvenir à la dessaler ou à la foire déborder ; ils voudraient précipiter la Méditerranée dans ce gduî:
Le remède serait pire que le mal, puisque la moitié de la Palestine serait aussitôt englouti -te invention,
en vérité !
Après deux 1; cures de route, nous sommes enfin arrivés dans le voisinage de Béthanie, séjour habituel de la famille de Lazare, l'ami de Jésus.
Le petit village arabe que nous voyons blanchir à travers les oliviers, au flanc de la montagne, n'offrant
rien de bien curieux, et ne renfermant plus que des souvenirs, nous nous sommes dirigés vers le tombeau de Lazare.
Ce tombeau, qu'onpourrait appelerun puits, tant il est profond, se trouve sur le bord delà route, à 500 pai environ du village.
Un Arabe s'en est constitué gardien, et moyennant le :hich obligatoire, nous a donné non-seulement la perioii d'entrer dans le tombeau, mais de petites bougies sans lesquelles cette permission eut été complètement illusoire,
lu ii un nous sommes descendus dans une sorte de puits, par un escalier étroit et tournant dont les marches s sont rendues glissantes par l'humidité L'air froid et lourd, la lueur incertaine des bougies tremblanl sur des parois verdàtres, le bruit étouffé des pas sur le sol visqueux, et par-dessus tout le souvenir de ce mort couché depuis ijoursau fond du sépulcre, dont Marthe ne voulait pas que Ton ôtâl la pierre, parce que le cadavre S( niai! mauvais, produit une impression qui presque do la terreur.
Au bas do l'escalier, deux petites chambres revêtues de maçonnerie pour éviter les éboulements, far le rocher est presque du tuf n'ayant guère plus de consistance (pie l'argile.
La première, quia trois mètres à peu près de long sur autant de Large, renferme un autel placé à l'endroit même où .losus, qui, de là. pouvait voir la seconde chambre ou caveau sépulcral, cria d'une voix forl
« Lazare, son
« Et aussitôt sortit celui qui avait été mort, lié aux pieds et aux mains de bande] . et le vis enveloppé d'un suaire. »
M. Renan, qui est descendu dans ce tombeau, qui a
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qui s'est )• nu debout 1 ta le c
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Heureux ceux qui croient .•m contraire ceu
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et, par un chemin au
avons remonté La m i riant
;i revers. I*
comme un troupi au de n . L frère
in nous en montr ipe dia ad, au-
tour d'un more qui 8 I
d'un banc. On ;
le Christ quand Marthe, qui .t de
lui, lui dit : S - , si voua
rait] . i Une aut
au Sauveur pour monter sur fane qui - lui
avaient amené le jour des Rameaux.
C'est possibl rtain.
Au sommet de la mont :itneuf,
le P
monument sur lèle du Campo-Santo de Pis . fon-
dation de la p: de La Tour d'Auvergne, et dont
les constru blanches comme n s'empor
vivement en pleine lumière.
us y avons fait halte, et nous as reçu un
teil doublement empr :omme pèlerins et comme
Français.
Presque à la porte du couvent, une mosquée en ruines couvre le lieu où Jésus pleura sur Jérusalem : de ce
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point, comme de toutes Les parties du douvi au Garmel, la vue est admirable.
Ni la plume, ni Le pinceau ne seraient capables de pendre la désolationde ce panorama gigantesque, i D'un côté Jérusalem tout entier, descendant des hauteurs de Sion dans Les profondeurs de la vallée deJosaphat, et, au premier plan de La ville La majestueuse mosquée d'< >mar, exhaussée sur le mont Moriah, piédestal taillé pour Le temple Le pins auguste du monde ; de L'autre des horizons funèbres et solennels, 1 la vallée d'Hennon et celle dos Qéants, sillons noirs et profonds, que dominenl Les monls rougeàtres du Mauvais Conseil e1 du Scandale1 ; plus loin le mont des Francs, le désert de Judée s'écrou-
lant tOUt-à-COup dans un abîme au fond duquel, à Iravers desvapeurs bleuâtres, transpare Luisante et lourde,
la Mer Morte, couleur de plomb, puis fermant ce cirque,
embrasé parle soleil, L'immense muraille crénelée des montagnes de Moab et d'Ephraïm, estompées d'un brouillard violet dans lu bas, pourpre et or à Leur sommet.
La partie la plus intéressante du moi. * >i le
cloître de style gothique, dont Les parois intérieures, divien 82 panneaux, répètent chacune !«• Pater dans une langue différente, tandis qu'à L'extérieur il repose sur une série de colonne! tes gracieuses, entourant un préau rempli de fleurs ei de verdure, mélange de pierres et de parfums, s'exhalanl du lieu où le Christ a ensei à la terre la subhme oraison, quedes millionsde bouches redisent è toute heure sur la surface entière du globe.
C'est la, dan- cet asile si calm< tint, (pie la prin-
• fondatrice du nouveau Carmel a fait placer, dans
une niche pratiquée dans le mur, L'urne contenanl lecœur
de son père; Là, qu'ell I fait d'avance préparer son
sur 1111 lii de p A l'extrémité de L'enclo
; Le p i '
maintenant tr
h • toutes peu qu
sainte que celle des < tliviere, et s'accumulent en pi >re. ! i du
Carmel jusqu'au : n, qui
parcelle de terre est une r Lu
cette pente à pied, n nt «'«'i
lieu où pleura
rocher du v sta-
tions vénérables a doute, d du jardin d< a < Hivi presque de La pensée.
Je me figui ai -. qou - nous figui de < rethsémani, ombragé d'olivi lai; I inculte
m< • stéril .
toutes Les monta
presque i ion, quand un
fermant un encl quelqu . mte p
presque au pied de la montagne, s*< si uv< Me de\ nous, donnant a ms une série de petits parten
bordes de buis tailles a la français . . ; lis de tlei; séparés par les grillages de 1 - tUées rai
pëi 'un de ■ ts
microscopiques qui nt aux en
Le premier mouvement est -celui d une d - :on
pénible, mais ce mouvement dure peu. Si le jardin a changé d'aspect, s'il est, d le mot. t: . gai et trop
pare, les oliviers sont là, qae la tradition populaire assigne comme les mêmes sous lesquels Jesu- s'age-
A TRAVEBS L'ORIENT 289
nouilla e1 pleura. Leurs troncs ont-ils jamais été coupés, rien ne l'indique, leur vieillesse est extrême, leur aspect suffirait à le prouver ; ils ne vivent plus que par récorce, il a fallu remplacerpar despierres leur intérieur dévoré par la vétusté, puis Les consolider par d'autres monceaux de pierres déposées a leurs pieds. « J'ai parcouru toutes les parties du monde où croit l'olivier, écrit Mgr Meslin, cet arbre vil des siècles, el nulle part .je n'en ai trouvé de plus gros, quoique plantés dans un sol rocailleux et aride. » Nous en avons mesuré un, son tronc, à I mètre de terre, n'a pas moins de s mètres 25 centimètres ; bossu et contourné, il ressemble par la couleur comme parla forme à un rocher.
(les arbres sacres sont au nombre de 8. Pour Les garantir contre la piété indiscrète des pèlerins, il est défendu, sous peine d'excomunication, d'en enlever la moindre parcelle. Quoique âgés d'au moins 1800 ans, et probablement de beaucoup plus, et taillés très-court chaque année afin de ne pas les fatiguer, ils rapportent encore une assez grande quantité d'olives, dont nous ramassâmes, avec respect, quelques-unes tombées aux pieds. Les noyaux de ces olives servent à l'aire des chapelets,
et leur chair une huile que le P. Custode dis trîbue comme Souvenir aux pèlerins dans de petits flacons. Le bois COUpé est aussi mis en reserve ; le gardien, <{ui est un F. Franciscain, nous en donna à chacun quelques morceaux.
Tout près de ces arbres se trouve un rocherplat . assez Large pour ([m» 7 ou s personnes puissent s'y asseoir et.
même y dormir : c'est le rocher ou Jésus laissa ses apôtres pendant qu'il allait prier.
Du rocher des apôtres qui dormaient, au lieu où L'apôtre, qui trahissait, donna cet horrible baiser dont le nom seul sei a toujours un objet de dégoût, il n'y a que
J'Iil
quelqu ; un frng nonl d mar-
quer approxin La grotte d i \ .
pi' chang •. i
d .ni- 'ii.