HIC DE VIRGINE MARIA J SUS BRISTUS NATUS EST
Ici, de la Y Marie, J <u=-Lu
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dicible.
(/est ({n'en effet, même en faisant abstraction de l'idée chrétienne, source des sentiments les pins élev des émotions les pins profondes, auciu nt sur
la terre n'a eu semblable importance.
Aux premiers vagissements de cet enfant, dans cette pauvre étable, le ciel se rejouit, le monde lit d'al-
légresse, l'enfer fut ébranle.
Les anges se voilèpent de leurs ailes, les patriarches tendirent les bras vers le libérateur promis, les idoles tombèrent de leurs piédestaux, les Mages d'Orient se mirent en route pour venir adorer le nouveau-né, une ère nouvelle commença, la Loi ancienne cessa de régir le monde, tout lui renouvelé.
Philosophe, libre-penseur, athée, peu importe, il faut le reconnaître, le jour de la naissance du Christ fut la date du plus prodigieux changement qui jamais ait eu lieu.
Aucun de nous n'avait la triste folio de L'incrédulité, el tous nous nous prosternâmes pouradorer l'enfanl Jésus.
La crédit' où la vierge Marie déposa son fils, aussitôt après sa naissance, n'était qu'à trois mètres de cet endroit ; L'espace occupépar celle crèche, dans Laquelle les bergers trouvèrent L'Enfant-Dieu conclu'1, est trop étroit pour qu'il ait été possible d'y élever un autel, Les pa-
roisdu rocher y sont revêtus de marbre et de draperies
fleurdelisées sur Lesquelles se détache un tableau représentant Jésus couché sur un peu de paille.
L'autel, porté plus loin, occupe un second enfoncement marquant la place de l'adoration des Mages.
A plusieurs reprises, les Grecs onl tenté d'enlever Les draperies et les tableaux, qui sont Les preuves de la Légitime propriété des Latins, et il a fallu toute la courageuse et persistante opposition de notre excellent consul, M. Potrominio, pour assurer La conservation du peu qui reste de ces témoignag
En sortant de la grotte, nous passâmes près d'une crypte obscure, appelée chapelle des Saints Innocents. La tradition veut que ce soit en ce Lieu que les soldats d'IIérode surprirenl Les femmes de Bethléem, qui y avaient cherché un asile, et massacrèrent leurs enfants.
i h riri.ii corridor conduil . • à l;i
terrain •. appelée oratoi ind
docteur passai! se i nu cri i laquelle il venait demai pira
mi d'y an d'un baul intén i . pour l'ai les tombeaux de saint E ceux d< sainte Paule, de la famille de Scipion fille Eustochie, héritière des Gracques. in tableau représente tout* us le d
cueil. Le peintre, par une idée touchant briand, donné aux deux saintes uni faite : on disting ulemenl la fille de la m
jeunesse et à son voile blanc. Un der lui
de sainl Jérôme, termii lie
galerie de saints qui ont voulu dormir 1» ur d sommeil autour du : u de V\ nfanl divin.
Pendant que nous proli u»j tou
les bons pères s'occupaient à nous préparer notre déjeuner dans un réfectoire décoré de quelquebleaux, parmi lesqn portraits des prince
teurs de la. Terre Sainte occupent la place d L neur.
Après le repas, nous remonta] val pour nous
rendre à la grotte des pasteuj
La distance n'esl pas longue, mail ier qui
conduit à la plaine est vraiment atïreux. c'est plutôt un couloir qu'un sentier. La pente en est rapide, l'etroitesse extrême, rencaissement entre des rochers Lia! est tel, qu'un cavalier doit toujours veiller sur ses jambes pour ne pas les écorcher aux anfractuosit açantes ; l'air manque aux poumons, la poussière calcaire aveugle, les montures trébuchent à chaque pas.
A TRAVERS t/ORIEMT .''.07
Une pareille descente est un défi à l'impossible. Enfin on arrive à La plaine, mais là, il faui se frayer un passage à travers les stipes d< ssé( hées du doura, sorte de grand millet, qui, taillées en biseau, dardenl de toutes
paris leurs point'
si encore le but proposé en valait la peine; mais ' quelle déception ! Celte grotte, dans Laquelle on ml par un escalier branlant, sale, exhalant un parfum prononcé de bouc, n'est (prune sorte de citerne obscure, au fond de Laquelle L< pour qui toul est de lionne prise, ont dressé un semblant d'autel, décoré d'une image à la façon d'Epinal, et où règne une obscurité telle qu'à peine peut-on, à La Lumière tremblante d'une petite bougie jaune, apercevoir des murs noircis par la fumée ri suintant une eau verdàtre.
La grotte du lait est à la fuis beaucoup plus près du couvent, infiniment plus curieuse, et peut-être tout aussi authentique ; car il y a deux grottes des pasteurs, chacune ayant ses partisans, mais, comme elles ne sont pas plus intéressantes l'une que L'autre, nous demeurons très-rindifférents à la discussion.
Sur loules 1rs deux, la grotte du lait aie double avantage d'être beaucoup plus claire, beaucoup plus propre, et puis, si elle n'a pas une histoire des plus vraies, au moins a-t-elle donné lieu à une charmante Légende que voici en raccourci :
Saini Joseph ayant été averti par l'ange que le méchant Herode cherchait L'enfant Jésus pour le faire périr, vint, avec la Vierge et son Fils se réfugier, niomen- •tanément, dans cette caverne. Lis vêtaient depuis quelques heures, et la divine Mère s'occupait à allaiter le nouveau-né, quand un bruit soudain, à l'entrée de la grotte, l'ayant fait retourner brusquement, une partit» du lait jaillit sur la roche, qui de noir devint aussitôt
blanc comme n depui
de procurer du lail aux nourrices qu
dans de l'eau, la pou
Esl -on ob cra dans laquelli
ment 1 i.m - n'a pa en dogme la
mais, si le rocher ne fait pas de m produit souvent, et il esl certain qui femmes de Bethléem, mai Musulmane
douînès qui viennent de fort Loin chercha
en trouver fort bi cette poudre pétrie en pet i ronds,
quels est gravée une croix patriarcale, el emportée comme un u.\ souvenir.
Cet usage de prendre de la paroisde la grotte Ta singulièrement qu'elle était, elle a fini par ■ ■ . ; illu
• •n étayer la voûte a
quelles on ;i même fini pair construire tu autel,
fort simple du reste, sous i saint Nicola
Bn qualité <le catholiques les habitants -i •• i; t.. sont infiniment plus industrieux que 1 travaillent particulièrement la n nde
habileté. A Paris, on a pu en juger en 1877, lors de l'exposition universelle, où plusieurs tailleurs . coquilles, à reflets chatoyants, seul] enl
envoyé Leurs produits.
Ce qui manque le plus à Bethléem, comme à tmp d'autres villes en Orient, c'est l'eau : celle dont usent I habitants provient en grande partie des citernes que la chaleur avait déjà presque épuisée. Autrefois, elle lui arrivait par l'aqueduc d'Ethan. aujourd'hui dans un bien triste état, comme il nous a été facile de nous en apercevoir, en suivant son tracé jusqu'aux vasques de Salomon.
L'eau en jaillit cependant sur quelques points déjà assez éloignés de La patrie de Booz* Des femmes et des jeunes enfants sont cependant obligés de s'y rendre chaque jour, à travers d'affreux rochers, pour y remplir leurs outres, qu'ils rapportenl ensuite sur leurs épauli Après avoir quitté Bethléem, nous avons rencontré plusieurs de ces malheureuses pourvoyeuses, courbées sous le poids de Leur fardeau et marchant pieds nus sur les pierres pointues.
Vieilles ou jeunes paraissaient exténuées, mais ne songea^nt pasmêmeà se plaindre; la résignation dans ce pays ressemble au fatalisme: à quoi bon gémir, puisque ce qui est écrit esl écrit.
Or, il esl écrit que ions les pachas qui se font donner de l'argent pour les travaux de réparation ne font pas les réparations et gardent L'argent ; inutile (le réclamer.
Mais aussi, quelle stérilité phénoménale dans une contrée OÙ il faut, pour ainsi dire, faire violence à la terre pour L'empêcher de produire.
11 n'y a pas jusque sur ces pierres brûlantes, a travers Lesquelles nous chevauchons, depuis que nous sommes sortis de Bethléem, que nous ne remarquions, au Qanc de la montagne pelée, un cordon vert accompagna ni les méandres de L'aqueduc et se changeait en un oasis de quelques mètres carrés, là ou suintent quelques gouttes d'eau.
Combien il faudrait peu de chose pour vêtir de velours vert cette nudité d\\ roc, mais qui donc pense seulement à cela?
Ce qui le prouve encore mieux, c'est ce vallon qui, au-dessous de nous, entre les rochers nus, serpente comme un fleuve de verdure ; beau qui descend de la source d'Aïn-Eurtase suffit à produire ce prodige. Le frère Lievin m'apprend que cette bande fortunée esl
Yhortu i "'//' i Irme qu'o
pa ï trop, mi La pr arab
de là, un mo tout ci | i reste du village l Pacha p mi i.ini : 1832. ] m
ta 3 de déc >mbr \ qui fui i B
l'ai .!i ville prèa de kaq
fugia après a\ >ir incen lié les moissons d isPhil stini qui, furieux, l'y poursuivin ni ai décl qu'ils allaient tout i coupable*
Livrer un pareil nom : mais
lui s'y prêta de bonn neuv is, puia conduire au camp d beau-père.
Les Philistins, croyant n'avoir plus qe mencèrent par insulter leur prisonni lurent passer aux mauvais ments; On Bail ce qui
arriva. Samson, impatienté, brisa Les o ne un
fil, et, saisissant une mâchoire d'âne* dont Le tte
blanchissait sur Le bord du chemin, tomba sur ses ennemi^ avec une telle furie, qu'en avant tué un grand nom- . il prùt Les aul
Il y a d is gens qui ne valent pas Leur réputation, i. est de mémo pour certains monuments > :':■■ ent,
Les vasques de S^alomon se trouvent dans us
nous figurions rencontrer une merveille, et nous nous sommes trouvés en face de 3 grandes citernes à ciel ouvert, étagées sur la pente de la montagne et n'ayant de remarquable que leurs diinen
La piscine supérieure mesure 403 pieds de long, la
seconde lui, la 3e 519 sur une longu >ur moyenne «le ^:>3 pieds, d'une profondeur de 28 à BG.
i caisses remplies p >urraient contenir, m'a dit un savant débrouilleur de chiffres, 12,393,000 litres. Jolie capacité.
Seulement elles ne sonl pas pleines, tant
faut, et le peu d'eau qui s'y trouve, noire dans L'inférieure, rouge dans la moyenne, verdâtre dans la
supérieure, répand des exhalaisons qui n'onl rien de
parfumé.
Le bassin leplus élevé n'est alimenté que parla pluie, le second reçoit en outre les eaux de Lé fameuse fontaine scelle^.
Des canaux en terre cuite, partant du '\> bassin, déversaienlees i auxen partie dans le canal ([ni Les conduisait a Jérusalem, en partie dans les jardins de Saiomon, pour y arroser les jeunes arbres qu'y Taisait cultiver le grand monarque.
L'eau* di1 la Fontaine scellée passe pour délicieuse, il
sepeul qu'elle ne soit que bonne; mais, après \\ licures de soleil caniculaire supporte dans les rochers, on trouverait exquis le Liquide noirâtre de la 3° piscine.
Un vieux musulman qui gagne sa vie à présenter*, comme Rebecca, ;\ boire aux voyageurs et à leurs chameaux OU chevaux, nous en a (ait goûter.
Entre là source et la première vasque, se dresse une forteresse carrée, massive, crénelée, flanquée de fours. ruinée à l'extérieur et abandonnée à L'intérieur, connue toutes les citadelles turqui tslruit parKalavan.au
commencement du .wie siècle, pour garder les eaux i protéger la route d'Hébron, ce fort, dont la seule Utilité avouable est de permettre aux touristes de se reposer, faute d*arbres, à l'ombre de ses murailles, a pour arnison ordinaire deux bachi-bouzouks qui, parait-il, en
prennenl .1 leui quand noua Bomo L'autre; il 1 ils étaienl allé
enl eu soin de fermer i de mettre la clef dans leur poche.