APPENDICES. — OROGRAPHIE
La bordure est entamée çà et là par des ravins très encaissés (oued el-Ahmeur, oued Mazzert,le défilé de Settat) ; ses pentes sur la plaine sont assez fortes sans cependant être impraticables et forment une ligne de démarcation très nette que l'on aperçoit des hauteurs du Sahel. Elle court vers l'ouest-sud-ouest, puis vers l'ouest, et, à partir de Sidi el-Hachemi, décrit une courbe vers le sud-sud-ouest, pour atteindre l'oued Oum er-Rbea en face la kasbah Bou l'Aouâne (60 kilomètres d'Azemmour).
2° Le plateau moyen est plus accidenté que la plaine littorale, s'étend au sud du talus décrit ci-dessus et est limité au sud-ouest par la vallée de l'Oum er-Rbea. Vers le sud-est, il se soude aux hautes plaines du Tadla et, à l'est, au plateau supérieur. Il s'incline vers l'ouest avec des altitudes entre 300 et 600 mètres. Les affluents de l'Oum er-Rbea et certains cours d'eau qui descendent vers la plaine littorale lui ont donné par endroits l'aspect accidenté d'un pays de montagnes.
3° Leplateau supérieur est un haut plateau assez accidenté superposé à la partie orientale du plateau moyen. Les indigènes l'appellent El-Aâloua. Au nord, sa limite se confond avec le talus du plateau moyen. A l'ouest, ses pentes de plus en plus fortes vers le sud bordent la piste de Settat à Dar el- Daoudi. Au sud, chez les Béni Meskine, le plateau prend le nom d'El-Gada et s'incline doucement vers la vallée de l'Oum er-Rbea.
Enfin à l'est, vers Sokret el-Djaja, il se rattache aux montagnes des Achach et des M'dakra qui bordent la rive droite de l'oued el-Mellah. Son altitude varie entre 600 et 900 mètres.