Sagus tœdigera [Raphia tœdigera
^ 145 € Wagker, Forêt Brésil. — lo
mille trésors fascinateurs, à tous offerts : le caoutchouc, les gommes, les essences de tout genre, les plantes médicinales, les bois les plus précieux, y sollicitent la légitime ambition du commerçant et de l'industriel. L'insecte unique, la fleur inconnue, Toiseau rarement entrevu, la vie sous cent formes nouvelles, éveillent l'attention du savant et tentent le naturaliste. Et le sombre cristal de plus d'une de ces rivières aux flots sinistres, que la fièvre préfère, se joue sur des sables d'or.
Mais sur tant de richesses veillent des dieux jaloux et protecteurs.
Ce ne sont pas seulement les flèches enduites de curare des Indiens qui sifflent dans les airs, on entend encore retentir dans la nuit et réveiller les échos de la forêt leurs trocanos * sonores ; ajoutons-y les fauves, les insectes, les reptiles aux morsures fatales, et les terreurs de la solitude qui en écartent les voyageurs.
Le Génie de la Pestilence est le vrai gardien de ces immensités presque inviolées-encore, où se coudoient de si près la vie et la mort.
Debout, sur le seuil de ces solitudes inhospitalières, il étend devant elles, comme un avertissement, sa main qui tremble. Au contact de sa chaude haleine qui brûle, qui glace et qui tue, les plus intrépides pâlissent et beaucoup, parmi les plus braves, reculent.
Cependant, attirés par l'appât du gain, toute une population nomade de seringeiros, de chasseurs de plantes médicinales, de bûcherons et d'orpailleurs, s'enfonce chaque année au fond de ces solitudes et en affronte les périls. Beaucoup périssent sous les flèches empoisonnées que lancent les sarbacanes traîtresses des Indiens ; d'autres sont victimes des serpents et des fauves.
I. Cet instrument est composé de blocs de bois creusés et entaillés d'une ouverture oblongue. Suspendus à des lanières de cuir vert, ces blocs sont frappés avec des gourdins en bois, garni" à leur extrémité d'une boule en gomme élastique. Le «ton qui en résulte retentit au loin dans la campagne, et renvoyé de poste en poste, permet d'établir des communications rapides et à très grande distance.
LA GRANDE FORET AU CHANGEANT VISAGE
Mais c'est encore auxiièvres que ces hardis coureurs d'aventures payent le plus large tribut. Des milliers d'entre eux dorment sous le linceul de fleurs et de verdure, dont la luxuriante végétation tropicale recouvre avec une égale indifférence ou une même pitié, les ossements des hommes que la mort a frappés de ses traits et les squelettes des arbres que la violence de l'orage a brisés.
Parmi ceux qui ont échappé à tant de dangers, combien sontils, assez heureux pour ne pas payer d'une vie entière de maladie et de souffrances, le peu d'or que leur a cédé l'opulente et pourtant avare forêt ?
Quittons donc cette forêt rebelle, que nous appellerons, si vous le voulez bien, la Forêt Amazonienne ; laissons derrière nous la zone équatoriale, riche pourtant d'un si merveilleux avenir, et dirigeons-nous vers les régions déjà plus tempérées qui s'étendent de Pernambouc à Santos. Celles-ci comprennent les États de Pernambouc, "Bahia, Espirito-Santo et Sâo-Paulo, et, comme hinterland, Minas-Geraes, Goyas et Matto-Grosso.
Si nous débarquons sur un point quelconque de cette vaste étendue de aôtes et qu'après avoir franchi la barrière des palétuviers, nous nous enfoncions dans l'intérieur jusqu'à atteindre les campos dénudés de Minas-Geraes ou de Goyaz, nous rencontrons, successivement, trois zones de forêts vierges, dont les aspects sont fort nettement diversifiés. A seule fin d'en faciliter la description, nous les désignerons comme suit : Forêt des Terres-Basses, que les gens du pays appellent Matta Brava ; Forêt de la Serra do Mar à laquelle nous donnerons, on en verra plus loin le pourquoi, le nom de Forêt Mauritienne, et Forêt Ides Hauts-Plateaux.
Chacune de ces deux dernières possède sa physionomie bien [spéciale : la Mauritienne offre les aspects les plus séduisants, celle des Hauts-Plateaux les plus majestueux. La première est une jeune et gracieuse princesse qui, avec un
accueillant sourire, tend à tous sa main douce et parfumée; Isi* seconde une belle reine un peu altière, drapée en son roya! manteau, et c'est avec respect que se courbe à ses pieds tout féal admirateur de la souveraine beauté.
De celle des Terres-Basses que l'on appelle la Matta Brava, la Méchante Forêt, il ne sied pourtant pas de médire. C'est une autre reine, mais plus cruelle, aux sombres yeux pleins de rêves pervers, une Circé, une Médée, verseuse de philtres et broyeuse de poisons ; cependant qui l'a connue et aimée, n'oubliera jamais le parfum de son sauvage baiser.
Cette Méchante Forêt porte comme frange à son manteau, la capricieuse bordure des palétuviers, aux pieds desquels doucement clapotent les flots saumâtres des indolentes lagunes, qui longent l'Océan Atlantique, sur une grande partie du lit'toral.
Aux racines d'un gris vert de ces plantes bizarres, qui tirent quelquefois sur le rose, se tordent comme des reptiles et couvrent le sable et la vase de leurs innombrables replis, des huîtres s'accrochent en grandes grappes. Petites, mais d'un goût très fin, on peut, quand les eaux sont basses, aisément les cueillir.
Ces gros crabes multicolores qui fourmillent et grouillent par milliers sur toutes les plages tropicales, fuient devant nous en tous les sens.
Derrière le rideau de palétuviers, s'étend une dense forêt de palmiers. Leurs feuilles, comme leurs troncs du reste, soni recouvertes de myriades de fines épines ; longues et acérées, elles semblent éviter tout contact étranger et dire : « Noli in^ tangere ». ■ %
Quelques arbres isolés s'accommodent cependant de ces pei aimables voisins et, comme pour en faire oublier le rébarbati; accueil, se penchent vers nous chargés des plus gracieuseî fleurs. De leurs branches tordues, couvertes de mousses pen dantes et de broméliacées aux mouchetures moirées, les Q-erbe.* légères d'une jolie orchidée, Voncidùcrn barbatuniy dont le:|
LA GRANDE FOniCT AU Ci/ A.\ GEANT VISAGE.
hampes atteignent souvent à plus d'un "mètre de long, se mêlent aux corolles plus modestes de la cattleya bicolor, et retombent en cascades dorées jusqu'à portée de la main.
Ces plaisantes lagunes une fois traversées, nous abordons au pied des premiers contreforts de la Serra do Mar. Le moment est venu d'abandonner notre pirogue. Après l'avoir cachée avec soin parmi les frondes majestueuses des grandes fougères aquatiques qui bordent la rive, nous suivrons à pied la coulée d'une des vallées dont les pentes densément boisées viennent mourir aux bords mêmes des flots.
Ce chemin agreste nous permet de pénétrer au sein même des forêts vierges qui couvrent les terres basses du littoral.
Quelques instants de marche nous conduisent à une gorge profonde encombrée d'un immense amas d'arbres gigantesques, en partie renversés. La lente action des siècles, des vents et des orages, et les infatigables mandibules des insectes xylophages, ont courbé les têtes chenues, et jeté bas ceux dont le front altier a si longuement dominé la vallée.
Maintenant, en un indescriptible et colossal fouillis, les membres brisés des titans abattus gisent amoncelés sur le sol.
Avançons-nous avec précaution le long d'un tronc, large de plus d'un mètre, qui jette entre deux rochers couverts de mousses et de fougères, un pont sous lequel ruisselle un mince filet d'eau perdu parmi les larges frondaisons des caladiums, des tornelias et des aroïdées. Nous progressons avec peine, à travers l'enchevêtrement inextricable de racines, de lianes, de rhizomes qui s'entrelacent, s'enroulent et s'entortillent les uns autour des autres. On dirait de quelque lutte de monstrueux reptiles figés en une mortelle étreinte.
Des fougères arborescentes, aux troncs spongieux, se frayent m passage entre les anneaux que forment ces grands serpents iu monde végétal, immobilisés en de si étranges attitudes, ^'arrachant à leur enlacement brutal, elles s'élancent vers la
A THA VERS LA FORET BRESILIENNE.
lumière, pour mêler aux feuilles lisses et métalliques des palmiers épineux, leurs grandes plumes délicates et légères.
Sous l'abondante végétation, le sol disparaît complètement. Par les interstices que laissent entre eux les troncs renversés l'oeil devine, plutôt qu'il n'aperçoit, la couche épaisse, molle et profonde, d'un humus noir et tiède, qui cache les argiles et lesroches primitives.
Pour qui ne connaît que notre flore plus sage, il est difficile de se former une idée exacte de la folle prodigalité à laquelle se livre ici cette nature presque tropicale. C'est un enchantement que de voir parmi les racines énormes qui ondulent et se tordent comme des tentacules de poulpes fantastiques, frissonner les fougères, se traîner à terre, pareilles à de grosses couleuvres blessées, les tiges bigarrées des dracontiums, et, au-dessus du fouillis des verdures, se dresser, de place en place, les larges boucliers des arums aux belles feuilles vernissées.
Ici, ce sont de superbes touffes de Stanhopea tigrida ou eburnea. Les grosses fleurs charnues de cette belle orchidée tournent vers le voyageur surpris d'étranges et grimaçantes figures de masques japonais; là-bas, où pénètre un peu plus de clarté, un catasetum polymorphe, ofl"re aux caresses des gros bourdons bruyants et maladroits, ses fantasques corolles. Ils se posent sur les labelles qu'entourent des pétales atrophiés et des sépales contournés, peints des couleurs les plus étranges, puis ils reprennent leur vol et emportent, fixés au thorax par leur pédicule enduit de glu, les pollinies qu'un ingénieux mécanisme détache et projette au plus léger contact de l'insecte butineur. Précaution merveilleuse, affirment les Darwiniens, de la toute prévoyante nature ! Ces pollinies confiées au bourdon voyageur, iraient servir à la fécondation croisée d'une autre fleur.
Un peu plus loin, au pied d'un rocher se dressent menaçantes, les grandes cornes d'un Cyi'topodiuni punctatum. L'énorme
LA GRANDE FOUET AL' CHANGEANT VISAGE
éventail de ses fleurs d'un jaune éclatant, zébrées et maculées d'ocre rouge, s'étale sur la pierre. La somptueuse inflorescence brille dans la pénombre comme le pelage tacheté d'un chat-tigre.
Sous ces voûtes de verdure régnent un silence et un calme profonds. Çà et là, de grands trous noirs creusent dans le feuillage des antres mystérieux. On en verrait sans surprise, tant les affres de la solitude,jettent par moment du trouble dans l'âme, surgir quelque apparition fantastique. Génie farouche, Ctirnpirà, au front énigmatique, des sombres forêts tropicales*.
Rien ne bouge sous ces épaisses ramures : l'air y est chargé de chaudes vapeurs, d'odeurs terreuses, et d'étranges senteurs de vie, parfums lourds et entêtants que laissent suinter les végétations trop fougueuses et les fleurs bizarres de l'ombre.
Toute l'activité delà viesembles'êtreréfugiée sur la haute cime des arbres, au sein'du verdoyant matelas des lianes que dorent les rayons de feu du soleil des tropiques. Quelques disques de lumière, à travers les feuilles, ricochent de branches en branches et vont rouler, au loin, sur le velours de la mousse, pareils à de larges moïdores que sèmerait une main prodigue.
Là-haut, dans cet autre monde, au-dessus de nos têtes, voler, se quereller, s'agiter, se becqueter, babiller, coqueter, caqueter, jacasser, chanter, siffler, piailler et pépier, telle est l'occupation favorite de toute une petite république d'oiseaux aux plumages éclatants. Parmi les fructifications des lianes, ils banquettent
I. Le Cuniptrà, ce « Bogie » tant redouté des indigènes de l'Amazonie, est décrit par eux sous la forme d'un être aux traits humains, aux pieds de bouc, la face et la barbe rouge feu, et le front muni de petites cornes enroulées en spirales. Ce bizarre égipan des solitudes équatoriales est à rapprocher des pygmées chèvre-pieds qui, s'il fallait ajouter foi aux récits des Indiens du Haut-Orénoque, habiteraient les forêts reculées du bassin des Amazones. Ces nains fabuleux, chèvre-pieds, mais point porte-cornes, offriraient la curieuse particularité de ne pas pouvoir plier le genou, ce qui communiquerait à leur marche une allure raide et sautillante du plus grotesque effet. Mais n'est-ce point curieux de retrouver sous cette forme nouvelle au sein des forêts du Nouveau-Monde, le fils de Thymbris aux pieds fourchus, dont la face enflammée apparue entre les roseaux, faisait fuir les nymphes sur les rives du Ladon ? « Le grand Pan est mort ». a-t-on dit. "Peut-être vit-il encore exilé au fond des solitudes américaines?
à bec que veux-tu, tandis que sur les fleurs butinent en foule des papillons aux splendides couleurs.
Les grands aras, au plumage rouge et bleu, avides d'une plus abondante pâture, ne s'arrêtent qu'un instant à la cime des grands arbres, puis, avec des cris stridents, ils filent à tire d'aile vers les éclaircies que l'ouragan ou la foudre, ces rudes bûcherons, ont ouvertes de leur hache puissante, au sein de la forêt.
Ces lieux où le soleil, libre enfin de répandre à flots ses lumineuses et fécondes caresses, mûrit une moisson inépuisable de fruits, de graines et de baies succulentes, sont les gagnages aériens des habitants ailés de la forêt vierge.
Silencieux et nonchalants, de grands papillons, hôtes discrets des sous-bois, passent lentement à coups d'ailes espacés, flottant, et comme portés sur l'air lourd de la forêt par le léger filigrane d'or et d'argent qu'ils agitent à peine en volant.
Point de brillantes couleurs de pourpre et d'azur, point de taches voyantes, nacrées ou nuancées des tons les plus chauds. C'est là l'apanage des insectes qui volent, ivres de soleil et de vie, dans l'éclatante lumière. Les papillons de la forêt profonde conservent une sobre élégance. Leur beauté n'en est que plus parfaite et ne s'en harmonise que mieux avec le milieu où la nature l'a placée.
Aucun bruit de pas qui hésitent, s'arrêtent et repartent, brisant les branches sur leur chemin. Ni cris, ni appels, ni chants >d*^oiseau, sous ces grandes voûtes muettes. La vie animale y cède le pas à la vie végétale, maîtresse incontestée de ces palais d'ombre et de verdure. Seuls, quelques petits rongeurs gîtent parmi les mousses et dans les trous des arbres ; ils servent de proie divuLJararacas et aux sotiroucoucous . On aperçoit souvent, en effet, onduler entre les souches ces dangereux reptiles. D'autres fois, lovés, élargis par la colère soudaine que la crainte fait naître en eux, ils se gonflent, dressent la tête prêts à frap-
LA GRANDE FORET AU CHANGEANT VISAGE
per, et battent du bout de leur queue qu'animent des vibrations rapides, le lit de feuilles sèches avec lequel ils se confondent et où ils reposent. Alors surtout, ils sont à redouter.
Enchevêtrée, tourmentée, mystérieuse et enlaçante, déployant dans Vombre ses troublants attraits et sa grâce exotique, farouche et menaçante en son étrange et captivante beauté, cette forêt aux fleurs bizarres, aux âpres parfums et aux hôtes dangereux, c'est la Brava, la Méchante, la Cruelle, nom flétri que nous lui garderons, pour la distinguer des forêts plus accueillantes et dIus amènes où nous allons diriger nos pas.
Quittons ces sous-bois interdits au soleil, cette atmosphère de serre chaude, cette ombre ouatée, chargée des lourds effluves qu'exhale une terre trop fortement imprégnée de sucs nourriciers, f^ar les pentes de la montagne qui conduisent vers la lumière, magnons les vallées heureuses de la Serra do Mar, que les brises ialines du large vivifient de leurs fraîches haleines.
Sur des centaines de lieues s'étend la forêt avenante et limable. Ici la nature se pare de son plus doux sourire, et se "ait enveloppante et caressante, comme une tendre épousée aux )ras de son jeune époux. Elle se livre et ne se défend plus, aais de ses pudeurs virginales, elle garde encore des coins de nystère et d'ombre, qui ajoutent à ses attraits.
Des ruisseaux d'une eau cristalline, courent sous les frondes .entelées des fougères aquatiques ; bondissant du haut des ochers couverts de mousses et de délicates capillaires, ils flot- 3nt, comme de blanches écharpes, aux flancs verdo3'ants des oUines. Aux heures chaudes du jour, leurs ondes transparentes onvient le voyageur à se désaltérer et à se reposer, bercé par ur doux murmure. Les ombrages se font plus légers, et frisonnent au souffle de la brise. Le soleil n'est pas exilé de ces ranquilles Edens ; il y règne non plus en tyran cruel, mais en lonarque débonnaire.
Les villages et les plantations s'étendent bien souvent, jus-
qu'à Torée de cette forêt devenue plus humaine. Elle a perdu ses terreurs, et les habitants de ces régions privilégiées, y pénètrent sans crainte. Ils s'y créent même de riantes demeures, du monde ignorées ; ce sont là autant de retraites délicieuses, propices à Tétude et à la méditation. Le voyageur qui les découvre, au hasard de ses courses, hésite un in&tant devant ces frais parterres et ne sait dire, au juste, où finit le jardin et où commence la forêt.
Pendant un assez long séjour que je fis dans la province de Minas -Geraes, je me rendais presque quotidiennement à la petite métairie isolée où vivaient des compatriotes depuis longtemps établis dans le pays. Leur habitation était située au beau milieu de la forêt vierge, dans un petit vallon de la Serra da Mantiqueira, qu'arrosait un ruisseau babillard, aux eaux limpides et peu profondes. Qu'elle était donc charmante cette simple demeure ! Heureux qui pourrait y terminer ses jours !
Le sentier qui conduisait chez ces braves gens et débouchait juste en face de leur roçada\ parcourait pendant plus d'une lieue une tranchée naturelle de plusieurs kilomètres de long. Les parois en étaient bordées de fuchsias géants qui formaient de chaque côté une haie de plus de dix pieds de hauteur : on l'eût dite taillée par les ciseaux d'un habile jardinier. Le feuillage lustré de ces massifs sylvestres ne présentait pas une lacune. De véritables cascades de fleurs, d'un beau pourpre Magenta, au cœur violacé, ruisselaient du haut en bas de ces murailles d'un vert sombre.
Le sentier longeait le ruisseau, qui disparaissait parfois com plètement sous les plus superbes touffes de Nephrolepis Pear- 5*6)7^/7' que j'aie jamais vues ; elles avaient par endroit près d'un mètre de hauteur. Celui qui a pu admirer dans les serres de notre Jardin d'acclimatation cette si élégante et gracieuse fou-