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A travers la littérature

>e livre n'a point d'unité apparente ; pourtant toutes ses parties se relient les unes aux autres. Chaque page rappelle une impression sentie, note une réflexion personnelle ; chaque page dit un jugement où l'esprit chrétien tâche de se concilier, en les guidant, avec les décisions d'une critique rigoureuse. De ces diverses études la plupart ont été d'abord écrites pour les rhétoriciens de /'Ecole Massillon. En leur temps, elles ont fait quelque bien. Je les publie, en les offrant aux autres jeunes gens de nos écoles catholiques.

Il ne me déplaît point de penser qu'ailleurs peut-être elles seront accueillies avec fruit.

Si l'on y voyait une très réelle sympathie pour la vie littéraire et artistique de notre époque, j'estime qu'on ne se tromperait point. Le P. Gratry répétait souvent que tout mouvement d'un siècle doit aboutir à un but providentiel, et qu'il fallait que les chrétiens prissent l'initiative de cette marche vers le terme, divinement voulu et préparé.

Notre littérature, à l'heure actuelle, est inquiète : elle cherche ; elle ne trouve pas. C'est que Dieu lui manque. J'ai tâché, dans plusieurs de ces études, de saisir, avec une expressive netteté, cette inquiétude, qui, comme me l'écrivait Paul Bourget, « à défaut de la foi, est peut-être une vertu ».

Voilà quelques esquisses très simples. Elles iront où Dieu voudra. Puissent-elles ne point tomber à terre, stériles et glacées ; car j'y ai mis plus que mon esprit, tout -mon cœur!

Paul Lallemand.

Paris, Ecole Massillon, ce 4 janvier 1888.

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