A travers la vie (notes de littérature)
E nest pas une critique flottante comme celle à laquelle nous sommes habitues que nous présente zAt. Fernand Fouquet dans ces pages. Ce qui distingue le Jeune écrivain, c'est sa passion pour la vérité. Il tient à voir Juste et à dire vrai, bien éloigné, comme on le peut constater, de tant de critiques dont l'unique but est de Jeter sur le papier des phrases plus ou moins harmonieuses, sans se préoccuper de savoir si elles s^ appliquent réellement à leur objet.
Teut'étre eût-il pu supprimer de son livre et laisser dans ses tiroirs certaines études sur des gens qui ne sont pas des maîtres et dont F œuvre n'est pas en état
Il PRÉFACE
d'attirer l'attention des lettrés, éMais, à côtéj quelles fermes analyses I Oii donc, par exemple, trouver rien de plus précis sur zM. Taul "Bourget? zM. Fernand Fouquet ne se paie pas de mots, et cherche à savoir ce qu'il y a au fond de chaque expression et la vérité quelle peut rendre. En vrai philosophe, il s'ingénie à trouver la définition de chaque terme et de chaque chose. Comme il établit nettement, dans son travail sur éM. "Bourget, la différence entre Fobservation des mœurs, laquelle a s'applique à étudier l'homme dans ses rapports et ses relations avec ses semblables y>, et l'observation psychologique qui l'étudié a en lui-même et pour lui-même, celle-ci plus humaine, r autre plus sociale » /
On ne se, hasarde plus guère à prendre les classiques pour en faire la dissection. Le travail parait-il trop difficile? (Aurait-il été entrepris tant de fois qu'on ne trouve plus rien à dire de nouveau? éM. Fouquet a eu l'audace — et qui l'en peut blâmer, puisqu'il a réussi? — de s'attacher à éMarivaux. Tout son esprit philosophique, toute sa subtilité d'analyse éclatent dans cette étude. Tourquoi zMarivaux plait-il tant au coin du feu, pourquoi obtient-il si peu de succès sur la scène; éM, Fouquet le marque fort bien. Il faut des effets au théâtre, un certain gonflement de la voix, des mots qui portent, des personnages un