‹ A travers la vie (notes de littérature)Chapitre 2 sur 22 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

peu forts, de stature et de verbe légèrement démesurés. Or, rien de pareil, mais tout le contraire en oMarivaux : une morale fine, des passions discrètes, des sous-entendus, des choses dites à demi-mot, un élégant hadinage, un doux susurrement de la phrase. Cela pouvait plaire en toutes circonstances à une société polie; mais cela ne réjouit plus que des lettrés délicats j et encore dans le silence et dans le mystère de la chambre à coucher, le soir. Ce qui fait le charme de éMarivaux, et ce qui le fera lire tant qu il y aura quelqu'un pour comprendre la langue française, a parfaitement été saisi par SM. Fouquet dont l'étude est instructive, même après les pages subtiles de Sainte-^euve.

Je suis obligé de négliger beaucoup des pages diverses contenues dans ce volume pour m' arrêter un peu à ce que <5if, Fouquet dit de Barbey d'c4urevilly, Teut-être ne serai^je pas ici complètement d'accord avec le critique, lequel expose, du reste, sa pensée bien des fois sous les formes les plus différentes, sans doute pour qu'elle ne nous échappe pas.

Barbey d'odurevilly voyait ses personnages en grand; il les haussait jusqu'à les rendre épiques : voilà pour ses romans. En cela je suis parfaitement de l'avis de iM, Fouquet, et qui ne le partagerait? (S^ais quand il prenait son ail de critique, "Barbey

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