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d'amitie etde commerce avec Conrad, 11 quilui aban-
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donna le margraviatdeSehleswig,fit unpelerinage a
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Rome et batitbeaucoup d'eglises et de monasteres.
Maisle grand empire qu'il avait fonde ne lui surve-
cut guere. En 1042, l'Angleterre fit retour a la dy-
nastie Saxonne, et la couronne deDanemark echut
au roi des Norvegiens jusqu'a ce que Suenon 11
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fondatla dynastie danoise des Estritbides (1043), qui
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ne s'eteignit qu'en 1448. Les successeurs de Sue-
non ont peu de titres a la reconnaissance de la pos-
terity ; ils gouvernerent mal leurs Etats, etabtirent
des dimes, se montrerent souvent injustes et exci-
terent par leur severite une revolte des paysans du
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Jylland. Quand Waldemar le Grand monta sur le
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trone en 1157, le pays etait en proie a 1'anarchie et
a la guerre civile. Seconde par l'eveque Absalon,
Waldemar sut administrer son royaume avec sa-
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gesse ; il publia la loi de Skanie et la lot de Sjalland ; il attaqua les Vendes dela Baltique, auxquels il imposa la paix et le christianisme ; il prit Stettin et Julin ; il se fit craindre des Courlandais et des Esthoniens , et il refusa de reconnaitre comme suzerainl'empereurd'AllemagneFrederikBarberousse. Son fils Canut VI (1182-1202) soumit les Pomeraniens de 1'ouest, obligea les pirates Livoniens et Esthoniens a embrasscr la foi catholique, et, apres avoir triomphe du Mecklembourg, du Holstein, de Hambourg, deLiibeck, excites contre lui par Barberousse, il prit letitrede roi des Slaves et des Vandales. Waldemar II (1202-1241) fut, malgre son surnom de Victorieux, peu favorise" de la fortune dans les guerres qu'il entreprit ; seulement, il gouverna avec tant de prudence, que le Danemark arriva a un etat de bien-etre dont Arnold de Liibeck, chroniqueur allemand , fait un eloge d'autant plus sincere qu'il vient d'un enr.emi. « La peche annuelle que font les Danoissurles cotes de la Skanie, leur procure en abondance des biens de toutes sortes ; les marchands des contrees voisines apportent chez
eux de Tor, de l'argent et d'autres objets precieux, qu'ils cedentpour des harengs, que Dieu donne gratuitement aux pecheurs. Aussi les vetements ne sont-ils pas faits settlement de fourrures bordees d'ecarlate, mais encore de pourpre et de lin. Les fertiles paturages duDanemarknourrissentdes chevaux magnifiques. » La peche du hareng etait tres productive, les forcts riches en gibier et en bois de construction. Lavieintellectuelle se developpait aussi, et les jeunes gens frequentaient les universites etrangeres. « Ce n'est pas seulement le clerge, dit encore Arnold, quiva a Paris ; les nobles y envoient aussi leurs flls pour s'y instruire. Les Danois se distinguent par leur habilete dans la discussion, par la facilite avec laquelle ils s'approprient les langues etrangeres et par leur cOnnaissance approfondie du droit canon. » Waldemar promulga enfin le Code du Jylland, monument legislatif dune grande valeur.
A mesure que les rois soutinrent manu militari les interets du clerge, il s'etablit en Danemark des distinctions sociales inconnues auparavant. La
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population pa'ienne etait animee de sentiments 6ga-
litaires ; tous ses membres etaient libres, puisque les serfs ne se reerutaient que parmi les etrangers.
Les marins, qui possedaient l'argent, les paysans,
qui possedaient le sol, jouissaient desmemes droits
et c'etait le plus fort, le plus temeraire que ses
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egauxchoisissaient pour chef. Bientot, les rois ex-
poses a r.inconstance de leurs sujets, songerent a
s'appuyer surune noblesse devouee a leur service:
pour faire partie de cette noblesse, il ne fallut qu'etre proprietaire : on donna sa terre au roi, qui
la restitua avec des privileges et des titres. A cole
de cette aristocratie la'ique se forma une aristocra-
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tic clericale, qui mit ses immenscsbiensau service
des seigneurs et concourut avec eux a asservir la
nation. Comme les paysans les plus influents etles
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plus riches etaient sortis de leur condition en se
faisant anoblir, les habitants des campagnes aux-
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quelssc melercnt d'anciens serfs affranchis, perdi-
rent taut leur prestige, ct les ciladins se crurenl
supcrieurs aux cultivaleurs. La sociele scandinave
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se trouva done divisee cn qua Ire ordrus bicn dis-
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