‹ A travers le DanemarkChapitre 2 sur 59 · ON · texte numérisé non relu

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Fyen a Langeland, puis a Laaland.

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La faune et la flore ne different pas sensiblement

de celles du Schleswig et de la Skanie. On rencontre

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a l'etat sauvagc le cert, lc chevreuil, le daim, le

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renard, le blaireau, laloutre ; les reptiles font a peu

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pres defaut, sauf la vipere; mais les oiseaux aqua-

tiques et les poissons sont en tres grand nombre.

La campagne etait jadis couverte de chenes ; elle

est aujourd'hui caracterisee par le hetre, qui fleurit

au mois de mai.

Parmi les arbres les plus communs, il convient

de nommer le bouleau, le saule, l'aulne, le tremble,

le noisetier, le chataignier.

La terre danoise unissait autrefois la peninsule scandinave a l'AHemagne du Nord. Le Jylland, dans toute sa partie meridionale. prolonge la plaine de la basse Germanie, dont il a tous les caracteres geologiques ; mais ies couches miocenes et cr6tacees qui s'etendent dans sa partie la plus large, reparaissent en Skanie, au sud de la Suede.

Le Jylland est borne au sud par le Schleswig, detenu par la Prusse contre le droit des gens. De ce cot6, la ligne frontiere du Danemark part, a Test, de Christiansfeld-fjord , suit le cour du Konge-Aa, et, s'abaissant brusquement vers le sud, forme un angle droit dont le somraet est situe un peu au dessous de la riviere de Ribe. La mer du Nord, le Skager-

Rack, le Kattegat, limitent le Jylland a l'oucst, au nord et au levant. Le Jylland a 235 kilometres da longueur, de Ribe (au sud) au cap Skagen ; il a 175 kilometres dans sa plus grande largeur.

Des collinesgeneralementpeu elevees divisent le Jylland en deux versants, qui presentent l'aspect le plus dissemblable : tandis que la pente orientate est soudaine, imprevue, comme les rivages qui la terminent du cote du Kattegat, la pente opposee descend regulierement jusqu'aux plages basses de la mer du Nord. Le Kattegat, dont la navigation est tres penlleuse, a de 40 a 80 metres de profondeur et communique avec la mer Baltique par le Sund, le Grand-Belt et le Petit-Belt. (Test dans le Kattegat que se trouvent les iles de Lceso et d'Anholt.

Les collines du Jylland tournees vers la Suede appartiennent a la formation des terrains de transport et sont surtout composes de sable, d'argile, de marnes provenant des debris du granit, du gneiss et de la craie. Elles dominent une region tres fertile, recouverte ca et la de forets de hetres, qui, partant des hauteurs, se developpent jusqu a la mer. Elles

ne forment point une chaine continue, mais une succession de massifs, dont l'un, le Skammlmgsbanke, se dresse a 120 metres au-dessus du Petit-Belt.

L'Ejersbavsnehoj , haut de 180 metres , est le groupe culminant de tout le pays ; mais le Himmelbjerg, quoique moins eleve de 10 metres, est plus connu, parce que la region qui s'etend a ses pieds et qu'arrose le Guden-Aa, est plus pittoresque et plus grandiose. Les rivieres nombreuses du Danemark se pretentmala la navigation, parce qu'elles n'ont pas ie profondeur; le Guden-Aa, qui se jette dans le Randers-fjord, est le cours d'eau le plus important du Jylland. Au nord duLim-fjord, dont on lira la description plus loin, les collines formers une veritable arete, le Jyske-das ou Dos du Jylland, qui se prolonge en s'amincissant jusqu'a la pointe de Skagen.

La cote orientale du Jylland est maintes fois decoupee par de nombreux fjords (Kolding, Vejlf:, Horsens, Randers, Mariager, Lim), dont la longueur est ordinairement d'une vlngtaine de kilometres , mais dont la largeur ns depasse pas

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5 kilometres. C'est de ce cote" que se trouvent

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les ports les plus profonds et les terrains les plus fer tiles.

Le versant occidental ressemble assez anos landes

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de Gascogne (landes, en danois heder), bien que la plaine ait et6 modifiee dans son aspect general par

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la culture et la constru'etion des routes ou des che-

mins de fer. « Les terres sablonneuses sontrevetues

de grandes bruyeres et dautres plantes ligneuses

croissant en epais fourres ; des flaques d'eau sont

eparsessurlestcrrainsdepouTvusdepente; des tour-

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bieres (en danois : moser) se forment peu a peu a la

placedese'angsjcommedansleslandesde Gascogne;

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les debris de vegetaux s'amassent en couches nGi-

. ratres sous les buttes de sable qui les recouvrent ;

partout, sous les couches superieures, le sous-so!,

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sature du tanin des bruyeres, forme une plaque

dure d'al, — X'alios des landes franchises, — auquel se mele 1'oxyde de fer, assez riche en plusieurs

endroits pour qu'il ait ete possible de l'exploitcr en

mincrai ; des assises de marne se trouvent aussi

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dans quelques parties du sous -sol des landes etfa-

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cilitent 1'oeuvre de 1'agriculteur qui veut conqucrir ie sable par les amendements l . »

La cote occidentale a, le long de la mer du Nord, un developpcrnent de pres de 400 kilometres. Elle sc compose du dunes [Klytter) formees par des sables calcaires que les flots rejettent sur le rivage ct que le vent emporte de plus en plus dans l'interieur du pays. Elles ont ete fixees en maint endroit par des plantations de pins ; mais alors elles s'elevent a une hauteur maximum de 35 metres et constituent comme une chaine de collines mouvantes de Blaavands Huk a Skagen. Cette chaine se continuait jusqu'en Belgique, mais la mer l'a en grande partie detruitesurlacotedu Schleswig. Toutle littoral consiste en une serie de plages bornees de distance en distance par des promontoires Mais le rivage primitif du Jylland occidental est parfaitement visible, puisque les etangs qu'on remarque en dedans des dunes sont d'anciens golfes d'eau salee, changes peu a peu en lacs d'eau douce par les pluies et les apports des rivieres. Ccs etangs sont combles peu

1 RiiCLUS, Geographie univcrselle, t. V, p. 7 (Hacliette).

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a peu par les alluvions ; ils n'ont pour ainsi dire

pas de profondeur. et les petites barques seuies ont acces dans les fosses que l'on rencontre ca et la au

milieu des vases. Les plus rcmarquables sont : le

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Kingkjobing-fjcrd , le Stadil-fjord, le Nissum-fjord

et le Lim- fjord. Le premier a une superficie de

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300 kilometres carres : la fleche de Klitlandet (tsrre

des dimes) l« separe, sur une longueur de 40 kilo-

metres, de la mer du Nord, avec laquelle il commu-

nique par un etroit chenal de sortie. Des coulees sans profondeurs l'unissent au Stadil-fjord, qu'un

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lacis de ruisseaux stagnants isole seul de l'elang

de Nissum. Le Nissum-fjord est separe de la mer

par une langue de terre percee d'une ouverture tres

etroite et tres dangereuse, a laquelle on donne le

nom de Torskminde (bouche des morues).

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En remontant vers le Skager-Rack, on trouve entre

lesbailliages [Amter) de Ringkjobing et deThisted,

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la breche d'Agger, par laquelle les eaux marines pe-

netrant dans le Lim-fjord (1169 kilometres carres),

qui traverse d'un bout a 1'autre la pemnsule Jyl-

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