livre des batailles devant la ville de l'Est. Dure fut
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Taction de Tepee; nous en avons des traces ^teependant la blonde fille de Russie me dedaigne!
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« Je suis ne sur les cotes ou Ton saittendre Tare;
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j'ai souvent chasse sur les ecueils les vaisseaux ennemis. Loin des habitations, j'ai parcouru la mer
avec navires : et cependant la blonde fille de Russie me dedaigne! J »
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Le danois, nous l'avons dit, ne prit guere son
rang comme idiome litteraire que vers le milieu du
xvi e siecle. Pendant la periode chretienne et celle
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de la Reformation, la litterature ne compta guere
que des chroniqueurs, cdmme Saxo-Grammaticus,
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ou des poetes qui puisaientenAllemagneleurs pre-
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tendues inspirations. 11 faut arriver a Holberg, surnomme lepere dela litterature danoise pourtrouver
un auteur veritablement national.
Holberg naquit a Rergen (Norvege) en 1684. FiU
d'un colonel mine, il eut a hitter longtemps contre
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1 V. plus iiaut, chupitre iu,le Chant de mortcle Raanar Lodbroa D. 41. a '
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la mauvaise fortune avant d'obtenir, grace a son
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instruction etendue etvariee,une cliaire d'eloquence
a l'Universite de Copenhague. Un poeme hero'i-co-
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mique, Peder-Paars, qu'il publia en 1720, et ou il
raille sans pitie les imitateurs d'Homere et de Virgile,
lui donna tout d'un coup une celebrite qu'il avait
en vain demandee a ses precedents travaux juri-
diques et historiques. Cinq satires, pleinesde verve
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eomique, suivirent de pres Peder Paars et n'eurent
pas moins de succes. (Test alors qu'il eut l'idee
d'ecrire pour la scene, idee qu'il mit a execution au
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grand avantage de sa renommee et de sa fortune.
II est le Plaute, ou, si Ton veut, le'MoIiere du Da-
nemark. Ses comedies bourgeoises sont remar-
quables par leur originality par la maniere adroite
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qu'il emploie pour chatier le ridicule et les travers
de ses contemporains, par l'idee morale qui s'en
degage toujours. Le Potter homme d'Etat, le Paysan
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metamorphose en seigneur, VOisif affaire et Jean
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de France sont les meilleiircs p^ces d'Holberg, qui
mit le comblea sa reputation en publiant le Voyage
de Niel Klim dans les regions souterraines, sorte
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160 EN DANEMAHK
dc satire allegorique, ou il s'attaque a tous les prejuges de son epoque.
Tout en reconnaissant I'immense merite des :
ceuvres d'Holberg, les Danois ne cessaient. point cependant de recourir constamment a l'imitation frangaise et a l'imitation allemande. La nationalisation de la litterature se faisait lentement, bien que Frcderik V eut fonde l'Academie de Trondhjem et cree le premier theatre de Copenhague. Les poetes Wessel (17-^1-1782) et Iojmg.C1728-1785) se declarerent enfin contre l'mflucnce etrangere ; Eyald
(1747-1781) donna a son pays sa premiere tragedie nationale, Rolf Krage; Zeitlitz composa un recueil de chansons ; Pram ecrivit un poeme epique en quinze chants, Stwrkodder, le premier qu' ait eu le Danemark; Rahbek (17 60-1830), fonda et dirigea pendant quinze ans le Spectatear danois ; enfin de nombreux.travaux d'erudition mirent en relief les origines historiques.il ne fallait plus qu'un homme de genie pour faire triompher definitivement le sentiment palrictique, et e'est a OEhlenschlseger q ue revient cette gloire. Baggesen,avec tout son talent,
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LA LITTliUATURE DANOISE i6 - (
nc parvint pas a enrayer un mouvement auquel lout
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le monde applaudissait.
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Adam-Gottlob OEhlenschlgeeer. le nlns P-ranrl ^t
le plus fecond des poetes danois, naquit au chateau
de Frederiksberg pres de Copenhague, en 1779. A
l'agede dix ans,il composait dejade petits drames,
qu'il j'ouait avec sa sceur et un de ses camarades.
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En 1799, il debuta sur la scene dans le role de
Hamlet; il n'y obtint qu'un mediocre succes; mais
s'etant epris de la fille du conseiller Heger, qu'il
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epousa plus tard, il se mit a composer des elegies.
cc qui le ramena vers les lettres. 11 connut preci-
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sement a cette epoque un vieux savant, qui l'initia
a l'etude des antiquites scandinaves,et, des lors il
se passionna pour la lecture des traditions natio-
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nales, quidevmrent le fond de son inspiration. « 11
s'estexerce dans les genres les plus divers, drames,
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comedies, operas, romans, chants lyriques, poemes
mystiques et presque toujours avec un succes com-
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plet. Imagination riche et feconde, il semblait que
la source de son inspiration futiuepuisable; l'effort
lui semble inconnu, sa facilite tient du prodige. Le
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