CO — EE
» — Quelle chaleur epouvan table! dit-il.
« — C'est que nous faisons rotir des poulets, dit
KD — =
la princesse.
« — Oh! ah! comment?
« Et il n'alla pas plus loin.
« — Emmenez cet animal, dit la princesse.
« Maintenant, ce fut letour de Jean le Lourdaud.
ro =
11 entra dans la salle, monte sur son fidele bouc,
qu'il ne voulait confier a personne.
co —
« — Hohe ! quelle chaleur du diable ! s'ecria-t-il ;
etes-vous folle de ne pasfaire ouvrir les fenetres? « — Je fais rotir des poulets, repondit la princesse,.
Cn =
et il faut que la chaleur soit bien egale.
« — Bien! comme cela se trouve, dit Jean, alors
CT^
vous pourrez aussi faire rotir mon corbeau?
« — Tres volontiers, dit la princesse; mais avezvous quelque chose ou le mettre? car je n'ai ici ni
CO
ID
ro = o =
ro = i— 1 =
ro = ro =
ro = co =
ro =
' pot ni casserolle.
J^. EE
cm '..
■= CM
B= co
■= CM
■= CM ■= CM
^E i— 1 ■= CN
LA UTTERA.TURK DAtiOISE 177
« -- Voici justement ce qu'il nous faut, dit Jean.
B= (Ti
« Et il montra le sabot et y plaga le corbeau.
j « — Cela fera un vrai regal, dit la princesse. Mais
^E co
ou trouver de quoi faire la sauce?
« — Ne vous inquietez pas, dit Jean.
« Et, tirant sa gourde, il versa un peu de boue
J dans le sabot.
I « — Voilaqui me plait, dit la princesse. Tu as re-
B= LQ
1 ponse a tout, meme aux plus grandes betises. G'est
loi qui seras mon mari. Jusqu'ici c'est bien ; mais
sais-tu que tout ce que nous avons dit a ete steno-
B= co
graphic et va etre publie demain dans le journal.
11 y a la ce terrible greffier en chef : c'est une brute
■= CM
achevee ; impossible de lui faire comprendre qu'il
seraifcplus seant pournotre dignile de nous mettre
■EE " —l
dans la bouche d'autres discours que les niaiseries
que nous avons debltees.
« La princesse nedisait cela que pour essayerune
H|E — CTi
derniere fois d'embarrasser Jean le Lourdaud.
« Mais il ne perdit pas la tramontane.
^ — CO
« — Ah ! c'est comme cela ! dit-il.
« Et il se precipita vers la table ou se tenaicnl les
HH DASEMABK 12
^E— lo
Ue£ — co
■EE — "^ ■== — rH
cm
It
!?W5J?%K?W"WJ'5# w
co — =
scribes et le greffier. et il versa tout le reste de la boue sur ce qu'il avait griffonne.
« — Parfait ! excellent ! s'ecria la princesse. L'epreuve estfinie.
« Lanoce fut aussitot celebree; et apres la mort du roi, Jeaa le Lourdaud herita de la couronne.
« Cette histoire, je l'ailuedans le journal ou un des scribes, dont le papier n'avait pas ete entierement barbouille, l'avait racontee Mais vous savez, on ne peut trop se fier a la veracite des gazettes. »
La Norvege, dont les destinees ont ete si longtemps cedes du Danemark, n'a pas de litteraturs speciale: les ecrivains qu'elle a produits appartiennent autant a Copenbagne qu'a Christiania ; c'est ainsi que Bjoernstjern Bjoernsou , le grand dramaturge norvegien.de notre epoque, a ete distingue par les Danois avant de l'etre par ses compatriotes.
Cn^^ (Ts — = -J — = CO — =
KD — =
co —
H ' = hfe. =
H > = Cn =
CT^
CO
ID
ro = o =
[\0 = NJ =
co = [\J =
cm '..
^Br
= co
= CM
= CM = CM
= i— 1 = CM
= CO