‹ A travers le GrönlandChapitre 9 sur 100 · VJ5L · texte numérisé non relu

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KIUS11A.N KIUSTIANSE.N ,

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la n tôt celui de flotteur, ou encore celui de forgeron, ou bien allail à la pèche, nu il se montrait fort habile marin. Son plus grand plaisir était de faire des courses par un gros temps dans un de nos canots du Nordland.

I n Lel homme était précieux pour l'expédition. Dans sa vie aventureuse il avait appris à sortir de huiles les difficultés, quel que fût le danger. Toujours il conservait son sang-froid et toujours il donnait à propos un bon conseil.

Olaf Christian Dietrichson est né le ."1 mai lS,*>ii à Skogn, près de Levanyer, où son père élail médecin île district. Il lui élevé à la dure à la-campagne. Pour aller à l'école àLevanger, il devait chaque jour faire une course de plus de "i kilomètres. A partir de 1875, il fréquenta pendant plusieurs années le collège de Throndhjem, puis en 1876 celui de la Maribogade, à Kristiania. Reçu cadet l'année suivante, il entra à la deuxième classe de l'École de guerre. En 1880, après avoir passé l'examen de sortie, Dietrichson Cul nommé lieutenant en seconda la brigade d'infanterie de Throndhjem; en 1886, lieutenant en premier, et quatre ans plus lard capitaine. Pendant h'- hivers de INN'2, 1885 el 1884, il -unit les cours de l'École centrale de gymnastique à Krisliania, et en 18N7 lui nommé professeur adjoint à cet établissement.

Dietrichson a toujours aimé le- exercices corporels, el s'est efforcé de développer sa robuste constitution par un entraînement constant. Plus tard il entreprit chaque année de longs voyages sur les ski à travers différentes pallies de la Norvège. De Skien à Throndhjem il a parcouru en patinant presque toutes les vallées. Peu de Norvégiens ont autant que lui visité noire pays l'hiver. Les connaissances acquises par Dietrichson à l'École militaire devaient nous èire lié- utiles. Il se chargea des observations météorologiques et des lever- lopographiques. Ce- divers Ira vaux, il les exécuta toujours avec un zèle auquel on ne saurait trop rendre hommage; ceux-là seuls qui oui dû faire des observations météorologiques par des froids de — 50 degrés pourront apprécier le dévouement de notre camarade. Souvent les doigts engourdis par le froid pouvaient à peine tenir un crayon; nonobstant, le journal météorologique ne renferme pas une lacune. Pour une telle tâche, il fallait une énergie peu commune.

Kristian Kristiansen Trana n'avail que vingt-quatre ans au momenl du départ : il était donc bien au-dessous de l'âge qui me semble requis pour entreprendre une pareille expédition. Mais Kristian était un garçon solide et vigoureux, et avec cela il avait le plus grand désir de venir avec nous. Sur la recommandation de Sverdnip, je l'admis dans la caravane; je n'ai eu qu'à me louer de lui.

11 était né le 1(3 février 1805 à Grinna, près deTrana, la propriété actuelle du père de Sverdrup. 11 avait été longtemps bûcheron et fait en outre plusieurs campagnes de pêche. C'était un garçon agréable et dévoué. Lorsque Kristian se chargeait d'une besogne, on pouvait être assuré qu'elle était en bonnes mains.

Samuel Johannesen Balto, Lapon sédentaire de Karasjok, avait vingt-sept ans lors de notre départ.

De taille moyenne, il n'avait guère l'aspect d'un homme de sa race. Il appartient à la classe des Lapons de

rivière, qui sont pour la plupart assez grands, par suite de leur métissage avec les Finnois. La majeure partie de sa vie, il l'avait passée à travailler dans les bois, et plusieurs fois avait pris part à la pèche dans l'océan Glacial. De plus, il avait servi comme domestique chez des Lapons nomades, notamment chez Ravna.

C'était un garçon gai, ne boudant pas à la besogne, ce en quoi il différait de son camarade Ravna. Il était assez résistant à la fatigue, et toujours disposé à se rendre utile. Son babillage en mauvais norvégien nous divertit beaucoup pendant le voyage.

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