LE PORTAIL DE CHAH-ZINDE
par leurs symboles évidents, semblent destinées à rappeler aux hommes qu'il est de ces mystères éternels qu'aucune vaine curiosité ne doit chercher à pénétrer.
Derrière le mausolée du saint, au delà d'autres chapelles multicolores écroulées, de vastes cimetières musulmans s'étalent à perte de vue. Aperçue de là, la fière silhouette de Biby-Khanim s'élève, bien haut, au-dessus de l'amas brunâtre de la ville sarte d'aujourd'hui, aussi imposante que les ruines les plus célèbres de l'antiquité grecque ou romaine.
Aucun bruit ne parvient jusqu'ici ; et, par un de ces couchers de soleil qui dorent les montagnes et portent à la rêverie, on peut songer à l'aise au lointain passé de la vieille Marakanda et à toutes ses gloires lorsque, sous Timour, elle était « l'œil et l'étoile » de son colossal empire
GRANDS MONUMENTS DE SAMARKAND