‹ A travers le Turkestan russe (volume 2)Chapitre 77 sur 104 · UN TADJIK DE BOUKHARA EN KHALAT DE SOIE · texte numérisé non relu

UN TADJIK DE BOUKHARA EN KHALAT DE SOIE

Huques Kraf!\ nhot

TYPES ET COSTUMES

d'aspect très riche, quoique bon marché, étant tissées en mélange de soie et de coton. Les khalat de ce genre coûtent en moyenne une douzaine

de francs.

Dans le Ferghana, à Tachkent et à Samarkand, les Sartes s'habillent de manière un peu moins voyante ou mettent, avec une robe brillante, un khalat soit à raies de deux tons, soit même d'une seule couleur. Les hivers froids de ces régions motivent, d'ailleurs, l'emploi d'étoffes plus chaudes et de vêtements de drap, qui sont toujours d'une teinte unie.

Pour le linge de corps les hommes se servent de cotonnade ou de toile à rayures rouges, tandis que les femmes portent des chemises de soie glacée ou de foulard de soie, d'un tissu aussi coloré que celui des vêtements supérieurs.

Suivant les saisons, les Sartes endossent deux ou plusieurs khalat superposés, par-dessus un pantalon et un petit gilet.

Le khalat est généralement assez large pour pouvoir être croisé ; mais on peut aussi le nouer au moyen de petits rubans fixés à la hauteur de la poitrine. Sa doublure est faite d'étoffe assez ordinaire, en contraste avec la

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