‹ A travers le Turkestan russe (volume 2)Chapitre 99 sur 104 · LA MOSQUEE DE NAMAZ-GA · texte numérisé non relu

LA MOSQUEE DE NAMAZ-GA

principale du jardin et, tout autour du bassin, les tchaï-khané s'établissent sous les arbres immenses, qui leur font des dômes d'ombre. Des pièces de feutre et des tapis couvrent le sol et, entre les branches, des vélums de couleur dessinent encore des abris pittoresquement drapés.

Le cadre est tout autre qu'à Afrâsiâb, car ce parc verdoyant avec ses

GRANDES FETES MUSULMANES

arbres iruitiers, ses peupliers et ses platanes, donne une impression plus intime et remplie de poésie. Au milieu de la verdure fraîche des gazons et des hautes futaies, sur laquelle se détachent les riches costumes des hommes et les parures des petits enfants, chaque groupe devient un charmant tableau.

DANS UN TCHAi-KHANE DU PARC DE NAMAZ-GA.

Ici encore je n'aperçus aucun étranger et, seul Chrétien parmi tant de Musulmans, je vis le jardin se remplir petit à petit de la foule des fidèles . Tous étaient réunis quand arriva la brillante chevauchée du cortège de l'Aksakal. La prière commença aussitôt.

J'y assistai, mais à une certaine distance, afin d'en pouvoir fixer l'image et pour me pénétrer entièrement du captivant spectacle que j'avais sous les yeux.

Depuis le bassin jusqu'à la façade de la mosquée, des milliers de Sartes

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