‹ A travers le Turkestan russeChapitre 18 sur 92 · UN MARCHAND DE MELONS A BOUKHARA · texte numérisé non relu

UN MARCHAND DE MELONS A BOUKHARA

derniers restes des méandres d'autrefois. Et cependant, le mouvement général de la population sédentaire et flottante est si considérable que, malgré l'ampleur de ces voies modernes, la circulation y devient presque aussi malaisée, les jours de bazar, que dans les ruelles les plus étroites et les plus tortueuses de Boukhara.

VIEILLES VILLES INDIGÈNES

A Andijan, les bazars ont été également reconstruits à neuf, en bordure de grandes artères, plus larges encore que celles de Samarkand.

C'est donc plus spécialement à Tachkent, Kbodjent, Kokan et Marghélan, où les galeries et les ruelles couvertes subsistent en assez grand nombre,

que l'on retrouve le souvenir direct de Boukhara, la seule de ces villes musulmanes qui ait conservé son aspect original.

Modifiés ou non, les bazars du Turkestan continuent, comme par le passé, à centraliser le commerce très important de tous les produits du pays, où l'agriculture est florissante, et où certaines industries sont extrêmement développées. Dans leurs vastes campagnes arrosées par un merveilleux système d'irrigation, qui a dû exister de tout temps, les Sartes t») (indigènes sédentaires des villes et des campagnes cultivent avant tout les céréales et le riz, le coton et le mûrier, les arbres fruitiers et la vigne. Dans leurs villages et dans leurs villes, ils fabriquent d'énormes quantités de soieries de toutes espèces, mais qui sortent peu du pays, puisqu'elles servent sur place à bien des usages 12 '.

Le rendement considérable de la production agricole et industrielle est plus que suffisant aux besoins de la population. Aussi, en dehors des coton-

LN MARCHAND DE GAUTTfcS.

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