UN MINARET DOULOUG-BEG ET FAÇADE DE T1LLA-KARI
Le médrcssé de gauche porte le nom du Khan qui l'a fait construire vers le milieu du XVe siècle, et qui fut le petit-fils de Timour, Mirza-Ouloug-Beg, un prince de la plus grande érudition, protecteur éclairé de tous les arts et de toutes les sciences, sous le règne duquel Samarkand connut la période la plus brillante de son éclat intellectuel.
Des trois médressés du Réghistan celui-ci est le plus délabré, et c'est grand dommage, car le coloris de ses revêtements de faïences est d'une intensité et d'une beauté très supérieures à la tonalité générale des deux autres.
D'aspect assez abandonné, le médressé d'Ouloug-Beg sert maintenant encore de lieu d'enseignement, et il abrite une cinquantaine de moullah. Les fidèles s'y rendent aussi pour les prières du vendredi. Cependant, ces prières hebdomadaires ont lieu de préférence dans la cour intérieure du médressé de Tilla- Kari, celui qui est situé entre les médressés d'Ouloug-Beg et de Chir-Dar, c'est-à-dire en face du côté libre du Réghistan.