‹ A travers le Turkestan russeChapitre 59 sur 92 · UN PETIT OUZBEG DE MARGHELAN REVENANT DE L'ÉCOLE · texte numérisé non relu

UN PETIT OUZBEG DE MARGHELAN REVENANT DE L'ÉCOLE

Ceux d'entre eux, auxquels les parents désirent donner un supplément d'instruction, fréquentent alors un médressé ; et dans cette école supérieure, où enseignent les moudariss, ils peuvent suivre des cours, qui sont réglés par les statuts des fondateurs de l'établissement. L'élève (chaguird) et l'étudiant {moullah-balcha) y apprennent la grammaire arabe, les règles de

TYPES ET COSTUMES

l'arithmétique, la rhétorique, la logique, la métaphysique, la théologie et la législation, suivant qu'ils se préparent au grade de moullah ou qu'ils ambitionnent des fonctions de moufti (juge suppléant), de ka^i (jugc)(68), etc... Encore ces grades et ces fonctions ne s obtiennent-ils qu'après avoir suivi l'enseignement des médressés de Boukhara(69>.

L'étudiant, qui sort d'un médressé, a droit au titre de mir\a, ce qui signifie simplement « lettré ». C'est le premier échelon aux autres titres mentionnés.

Quelques indigènes commencent à rechercher pour leurs enfants l'instruction plus substantielle des nouvelles écoles russo-indigènes ou même des

écoles russes. Mais ils sont peu nombreux encore, et la plupart des jeunes Sartes s'en tiennent , avant tout, aux règles de la politesse usuelle.

Il faut dire que, dans aucun pays musulman ni dans aucun autre pays du monde, ces règles et leurs formules, voire même les simples salutations, ne sont plus compliquées ni plus souriantes qu'au Turkestan. Quand deux personnages se rencontrent , ils engagent entre eux, la main droite posée sur le cœur, un long dialogue fleuri, auquel ils se croiraient déshonorés de ne pas se livrer.

OS JEUNE OUZBEC. DE KOKAN.

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