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TYPES ET COSTUMES
Que sont-elles à vingt ou trente ans, lorsqu'elles ont donné naissance à plusieurs enfants ? Voilà un mystère impossible à éclaircir...
Jeunes ou vieux, les indigènes des deux sexes sont fréquemment défigurés par des marques qui résultent d'une maladie assez commune, appelée maladie des Sartes Jiokanka). C'est une ulcération qui se produit chez les enfants comme chez les adultes, et qui dure exactement un an. Elle se guérit pour ainsi dire toute seule, mais laisse toujours, comme traces indélébiles, des cicatrices creuses qui se voient le plus souvent au milieu des joues, quelquefois aussi aux bras et aux jambes.
L'indigène est également sujet à une autre maladie, celle du ver souscutané, le richia (filaria medinensis), qui se développe surtout à Boukhara. par suite de la mauvaise qualité des eaux croupissantes de celte ville. Dans le district de Kokan, au Ferghana, le goitre est une infirmité très fréquente. Elle semble due à l'atmosphère marécageuse et malsaine de la région.
Sans insister autrement sur les risques auxquels les indigènes sont exposés vis-à-vis d'insectes dangereux tels que les scorpions, les araignées venimeuses
UN GOITREUX DES BNVMOMI DE KOKAN.
TYPES ET COSTUMES
appelées palank ou les kara-kourt, — petites araignées noires dont la piqûre est presque toujours mortelle, et qui existent en particulier dans la région de Djizak, — il faut mentionner les fièvres et la malaria, qui n'épargnent personne.
Les Sartcs en sont môme atteints presque autant que les Européens établis en Asie Centrale. Comme eux ils pâtissent des inconvénients qui proviennent de ces vastes réseaux d'irrigation ; et, de plus, ils subissent l'insalubrité inhérente à des habitations défectueuses, dont les murs de terre les protègent mal contre le froid et l'humidité.
A voir leur aspect généralement robuste et vigoureux, on ne se douterait pas que la fièvre ait tant de prise sur eux. En tout cas elle doit leur sembler la plupart du temps une quantité négligeable, car elle ne les empêche pas de se livrer aux distractions dont ils sont si grands amateurs, et que leur procurent, en particulier, les réjouissances populaires, complément habituel de leurs nombreuses fêtes religieuses.
GRANDES FÊTES MUSULMANES
LES HAUTEURS ET LE RAVIN DAtRASIAB.
Grandes Fêtes Musulmanes
es principales fêtes religieuses et profanes qui eurent lieu pendant mon séjour au Turkcstan russe furent : le jeûne du Ramadan l] et les grandes prières qui le terminent ; le Sâli-Naou ou nouvel an, et le Kourban-Nama^ ou fête des sacrifices. J'ai vu ces diverses fêtes, soit à Samarkand, soit dans d'autres villes du Turkestan, et j'ai même assisté au Sâli-Naou dans deux endroits différents, cette fête ayant été célébrée à Khodjent une semaine plus tôt qu'à Samarkand.
En 1899, le Ramazan commença le 12 janvier et finit le 1 1 février. Je me trouvais alors dans le Ferghana et j'ai contemplé à Kokan, à Andijan et à Marghélan les calmes et longues agapes auxquelles les Musulmans se
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