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SCULPTURE FRANÇAISE

La sculpture fit son apparition en France au onzième siècle, en même temps que l’architecture gothique. Les grandes cathédrales de Reims, de Chartres, d'Amiens, de Laon, de Sens, de Paris sont ornées à profusion de pièces de sculpture.

Au quatorzième siècle commence la grande époque de la statuaire, en France. Jeun Ravi, Hennequin de la Croix, Meit, Colomban, Colombe, Jean Juste, Texier, attachent leur nom au quatorzième et au quinzième siècle. Dans la suite, Jean de Boulogne, Goujon (surnommé le Phidias français), Cousin, Pilon, Sarrazin, Ravi, Germain Pilon, Guillain, Anguier, Pierre Puget, (le plus grand des sculpteurs français suivant Viardot), Girardon, les frères Coustou, Falconet, Bouchardon, Houdon, illustrent l’art de la seuipture au beau pays de nos pères.

Enfin, le dix-neuvième siècle a donné un grand nombre de sculpteurs de premier ordre à notre ancienne mère patrie. Enumérons : Roland, Barye, Cavelier, Dumont, Duret, Rude, Foyatier, David d'Angers, Guillaume, Perraud, Millet, Dubois, Barrias, Mercié et plusieurs autres qui vivent encore.

Voici une liste bien incomplète des chefs-d'œuvre de la sculpture française : CRE ui

Paris.— La Fontaine des Tnnocents, par Jean Goujon—Æcuyer de Marly, par Guillaume Couston (aux Champs-Elysées — Voltaire, par Houdon (Théâtre Français)-—La Marseillaise, par Rude (Are de l’Etoile)—Fronton du Panthéon, par David d'Angers —Milon de Crotone, par Pierre Puget (Versailles) — Dépcsition de Croix, par Jean Goujon (Louvre).

RouEN.— Tombeau de Pierre de Brézé, par Jean Cousin.

FLorence.— Mercure volant, par Jean de Boulogne.

MILON DE CROTONE, par Pierre l’uget

L'histoire de ce Milonu est une légende grecque aui remonte à près de trois mille ans. Milon fut un des hommes les plus robustes de son temps. Voïei comment Pécaut raconte la séène qui a donné lieu au chef-d'œuvre de Puget :

“ Deveuu vieux, sa vigueur prodigieuse une fois disparue, il eut l'imprudence de vouloir fendre de ses deux mains un chêne où les bûcherons avaient

déjà enfoncé leurs coins. L'arbre se referma sur la main du malheureux, qui ne put Jamais parvenir À s’arracher de ce terrible étau et fut dévoré vivant par les bêtes féroces,

“ C’est cette dernière scène que Puget a représentée. L’hercule, une main prise dans l'arbre, se tord sous la dent d’un lion, que de l’autre main il essaye vainement d’écarter. L’horreur est peinte sur les traits convulsés du visage, et dans la violente torsion du buste. Mais en même temps ce corps est si beau, si admirable de force, si parfait de proportions, que le spectacle de cette beauté occupe et charme le regard et le préserve de ressentir désagréablement l’épouvante de cette scène ”?,

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