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de nous faire souvenir, tous les jours de notre voyage, des bons traitements que nous avions reçus à Lha-Ssa. En nous séparant de nos chers Thibétains, nous ne pûmes nous empêcher de verser des larmes; car, insensiblement, et comme à notre insu, il s'était formé entre nous des liens qu'il était bien pénible de rompre.
Le lendemain, à l'aube du jour, nous entrâmes en palanquin, et nous fûmes portés aux frais du trésor public jusqu'à la capitale de la province du Sse- Tchouen où, par ordre de l'Empereur, nous devions subir un jugement solennel par-devant les grands mandarins du céleste empire.
Après quelques mois de marche à travers la Chine, nous arrivâmes à Macao, dans les commencements du mois d'octobre 1846. . . Notre long et pénible voyage était terminé : et nous pûmes enfin, à la suite de tant de tribulations, retrouver un peu de calme et de repos. Pendant deux années de séjour dans notre maison de procure, nous avons profité de nos moments de loisir pour rédiger les quelques notes recueillies le long de la route. De là les Souvenirs de voyage, que l'on vient de lire et qui, à défaut d'autre mérite, ont celui d'une rigoureuse exactitude.
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Table des Matières.
Préface ~ .