‹ A travers les États-UnisChapitre 32 sur 38 · LA SIERRA NEVADA · texte numérisé non relu

LA SIERRA NEVADA

chaîne qu'on appelle Cape Horn, d'où l'on voit se dérouler toute la plaine de Californie. Mais peu à peu la fatigue me gagne et je finis par m'endormir d'un profond sommeil. Lorsque je me réveille, il fait grand jour. Vite je regarde parla fenêtre. Hélas! il y a longtemps que nous sommes sortis de la sierra Nevada et nous roulons d'une allure rapide à travers une plaine cultivée. Nous sommes retombés dans toute la platitude de l'agriculture. Cependant ce n'est pas sans plaisir que je retrouve des arbres et des cours d'eau. Autant que j'en puis juger, le pays doit être d'une fertilité extrême et apte à toute sorte de culture. Bientôt nous arrivons à Sacramento, grande gare tumultueuse avec un buffet, des marchands de journaux, des blacking boys qui vous offrent de cirer vos souliers, en un mot tous les raffinements de la civilisation. Encore quelques heures et nous voici au bord d'une vaste rivière ou plutôt d'un petit bras de mer qui est un des recoins de la baie de San-Francisco. On coupe notre train en deux. On le charge sur un immense bac à vapeur qui le transporte de l'autre côté du bras de mer. Puis on le reforme et nous commençons à longer les bords de la baie. Enfin nous arrivons à Oakland, où le chemin de fer nous dépose au bord d'un autre bras, celui-là beaucoup plus large, de la baie. Nous nous embarquons abord d'un grand bateau à vapeur. Nous contournons une petite île et le panorama de San-Francisco s'étale devant nos veux.

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