‹ A travers les Etats-UnisChapitre 119 sur 130 · SOU · texte numérisé non relu

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traitée avec le dédain qu'elle méritait, et je fus informé que ‘pour parvenir à un degré supérieur d'instruction, la femme, de même que l’homme, a besoin Hésconcentrer: ses facultés...

Quoi qu'il en soit, il est satisfaisant d'apprendre, par un compte rendu publié récemment par le comité d'administration du Collège, que, si les jeunes pensionnaires sont savantes comme des Bénédictins, la vie qu'elles mènent n'a pourtant rien d'ascétique. ‘Rien de plus charmant,” dit le Rapport, “que de voir les vastes jardins remplis de centaines de jeunes filles, fraiches et joyeuses, courant, jardinant, jouant à divers jeux, ramant sur le lac, ou bien se préparant, dans quelque retraite ombreuse, pour l’examen qui approche. Nous sommes heureux de pouvoir affirmer qu'à Vassar la santé des élèves n'est sacrifiée à aucun intérêt que ce soit.”

À l'appui, sans doute, de cette assertion, le Rapport donne un aperçu du régime alimentaire de l'établissement. Nos jeunes filles d'Europe seront peut-être bien aises de savoir comment vivent leurs sœurs américaines. ‘Les élèves et leurs professeurs consomment journellement à diner 200 livres de bœuf, de mouton ou d'agneau, et au déjeûner 125 livres de viande grillée. Elles consomment aussi, par jour, une moyenne de 300 pintes de lait et de 80 livres de beurre; un demi-tonneau de sucre, six livres de café et trois ou quatre livres, de uthé Les färineux occupent une grande place dans l’alimentation, ainsi que les conserves de fruits de toutes sortes. Deux fois par semaine, les élèves ont, au diner, de la crême glacée. Le pain est à discrétion : douze ou quatorze espèces différentes figurent toujours sur les tables. Outre les tartines au beurre, deux plats sont servis au thé. Deux fois par jour on donne aux élèves une boisson acidulée. Vingt barriques de sirops sont absorbées annuellement.”

En remettant le Collège qu'il avait fondé aux soins d'un Comité-directeur, M. Vassar a indiqué les principes sur lesquels il désirait que l’enseignement fût toujours basé. La conclusion de sa lettre est caractéristisque. “Avant tout et par-dessus tout,” dit-il, ‘“’je désire que la Saïinte-Ecriture, seule et infaillible règle de la foi et de la vie chrétiennes, soit journellement et méthodiquement lue et étudiée. Toute influence sectaire devra être soigneusement bannie de la maison; mais, d'un autre côté, l'éducation de nos élèves ne devra jamais être confiée à des personnes sceptiques, irréligieuses ou immorales.” Hâtons-nous d’ajouter que les Administrateurs se montrent dignes de leur mandat. Ils déclarent hautement que ‘leur principal souci est de faire du Collège une maison vraiment chrétienne; une maison où la Parole de Christ, la doctrine de Christ continue à être enseignée avec pureté et avec puissance, et où règne toujours l'Esprit de Christ qui régénère et sanctifie.”

Vassar n'est pas la seule institution-modèle que possède l'Etat de New- Vork : l'Université Cornell n’est pas moins remarquable. En 1862, alors que

la guerre civile était à son apogée et l'avenir du pays des plus sombres, le

L'ETAT-EMPIRE

Contes décida que des Mots considérables de terrains nationaux seraient ai lécitoste la création d’établissements ayant pPoursapirt d'encourager l'étude de l’agriculture et des

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SOMMAIRE qu'on obtint ain S LEUR riche philanthrope, Esdras Cornell, ajouta un capital de 500 mille

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