LOUPS DE MER, SE JOUANT SUR DES RÉCIFS, PRÈS DE SAN-FRANCISCO
kilomètres de la ville, sur la côte, dans un site sauvage. La route qui y mène est de toute beauté ; de gracieuses villas sont échelonnées sur les rochers. De temps à autre, on aperçoit les eaux scintillantes de la Porte d’or; puis, tout à coup, à un tournant du chemin, l'océan immense et radieux, avec ses longues vagues et ses lignes d’écume, apparaît à vos regards. Des loups de mer, variété de phoques, assemblés par centaines sur les rochers voisins, vont, viennent, plongent, grimpent ou s'étendent au soleil. Ces lourds animaux nagent avec beaucoup de grâce; mais on ne s'explique pas comment, avec la seule aide de leurs courtes nageoires, ils parviennent à se hisser au sommet de leurs récifs.
‘* Le touriste qui séjourne à San-Francisco doit aussi visiter les ARBRE PÉTRIFIÉ, Geysers et la forêt pétrifiée. Cette dernière consiste en un nombre considérable de gigantesques conifères, qui
ont été renversés par quelque convulsion de la nature, puis réduits à l'état
LE NOUVEL EL-DORADO
fossile.
mesure près de. 21 mètres dé long et 2
les petites branches et même le tissu fibreux du bois, quoique complètement solidifiés, se distinguent jusque dans les moindres détails.
Quant à la vallée des Geysers, si le voyageur qui va la visiter compte y trouver des sources jaillissantes et intermittentes comme celles d'Islande, ou comme celles du Yellowstone, dont nous allons parler tout à l'heure, il sera déçu dans son attente. Les soi-disant geysers situés aux environs de San-Francisco sont simplement des fumerolles, ou colonnes de vapeur, qui s’échappent, souvent avec fracas, des nombreuses sources chaudes dont la vallée est remplie. Ces colonnes s'unissent à quelque distance du sol et couvrent toute la région comme d'un rideau de nuages. Quelques-unes des sources ont presque la température d'eau bouil-
L'un de ces arbres, dont une partie seulement est à découvert,
mètres 25 de. diamètre écorce,