‹ A travers les Etats-UnisChapitre 6 sur 130 · LONG ISLAND ET STATEN ISLAND ; APPROCHES DE NEW-YORK · texte numérisé non relu

LONG ISLAND ET STATEN ISLAND ; APPROCHES DE NEW-YORK

l'avant fait battre tous les cœurs. Les côtes de Zong Zsland ou du Massachusetts sont en vue, et quelques heures plus tard vous posez le pied sur le sol du Nouveau-Monde.

Les premières impressions des Européens qui visitent l'Amérique varient à l'infini, suivant les idées et le tempérament de chacun. Quant ATOME l'avoue, je débarquai aux États-Unis, persuadé que j'y allais trouver une simple reproduction de la Grande-Bretagne, et dans Boston et New-York, une seconde édition, quelque peu modifiée, de Londres et de Liverpool. Je m'abusais complètement. Sans doute il existe entre les deux pays une

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PREMIÈRES IMPRESSIONS

ressemblance générale, un air de famille, pourrait-on dire; mais cette ressemblance même ne sert, en quelque sorte, qu'à faire mieux ressortir les points de contraste. Unie à l'Angleterre par une commune origine, l'Amérique du Nord s’est considérablement éloignée du type primitif. Elle possède maintenant un type à elle, une physionomie qui lui est propre et qui s'accentue chaque jour davantage. La langue est restée. la même, il est vrai: mais lé ton et l’accent sont tout autres. "Certains mots ont une signification différente des deux côtés de l'Atlantique ; certaines expressions, usitées à New-York, ne seraient pas comprises a Londres. L'aspect des grandes villes na” rien" ron pute britannique : l'absence de fumée, la limpidité de l'atmosphère, l'éclat des

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