HALL A DE
rOUR CKLÉBHKK l,E 1 lASCO DE
-M. Gaston Mkrv
« M. Gaston Mcru. de la Libre Parule. qui n In prétention de souhaiter à Cyvoct In bicnreniie an nom du Journal des jésuites, est reconnu jiar le asxisinnts cl sommé de sortir de la salle.
• Je suis venu ici pour saluer Ci/vocl au nom de la Libre Parole. Iialbutie M. i/éry. et...
t 11 ne peut continuer. Un terrible concert d'imprécations et d'injures s'élève. On crie de toutes jiarts : • .4 bas la calotte! A bas la voyante! >
" M. ilérij est obligé d'abandonner la salle cl se relire, non sans recevoir au passage rpiclijuci horions. »
f l^j^) oNSiKun Drunioiit (|iii, pour aller cm innsiiiu-, î^î^K Mrl un prépuce on guise île faux lie, I>03 lioiiûus, oulragcuse bourrasque, El ilii crachai plusieurs fois géminé Sau»e son groin de porc enchifrené.
Mais, souteueur, aigrefin, casserole.
Vont foisonnant à la Libre Parole, Le bleu dos dos y lorme un arc-en-ciel Et, comme un lis à travers l'escarole, Méry fait voir l'Archange Gabriel.
Ferrer la mule ou bâter la tarasquc, Prendre une vieille au poil teint de henné. Jouer du luth ou courir comme un Basque, Cela se peut à quiconque est bien ué.
Mais fournir, chaque soir, à l'abûnnc, Sous la lueur du quinquet à pétrole.
Quelque prodige et l'enduire de miel.
C'est à donner la petite vérole !
Tel, néanmoins, sans airs de FrageroUc, Méry fait voir l'Archange Gabriel.
La Couodon qui met son vin en fiasque,
Ne montre pas les lignes de Phryné :
Mais les Kéroubs ont un goût si fantasque !
48 A TRAVEItS LES GROl'INS
J.-K. Uuysmans en demeure étonné ; Le Sacré-Cœur lui-ucmc est consterné.
Car, attirant once d'or ou pistole, Gaston, ledoax nabi, sur maint Pactole, Peut intégrer au geste essentiel.
Sans revêtir la chape ni l'étole, Mcrv fait vjir r.\r han^e Gabriel.
Cyvoct ! pour vous clia ilcr sa barcarolc Extralucide, il vint comme Ariel, D'un long euslache apprêtant la virole.
A coups de pied en plein potentiel, Reconduisez ce nouveau l>csbarollc !
Jléiy fait voir l'Archan^'e Gabriel.
VH.LANELLE 49
On l'a tué coiime un César.
Comme un cmjirrcuv. coinii.c un tza r,
A'.'.ISTI'JE BaUANT.
uuMONT lut assassine, - Dans Alger, en Barbarie, l'itrce nobh, Domine ! i
Max Rcyiscjl consterne, Car un pétard l'excoi-ic :
Drunionl l'ut assassiné.
liruiiiont au blair chilTounê, Druniont, l'enlanl de Marie :
l'arcn ?1'j6(.s, Domine !
50 A travehs les grociss
D'Auj;ias trop forlunc 11 vidangeait l'écurie :
Drumo il lui assass'nc.
El l'Aralic déchaîne L'abreuvail d'idolâlrie :
Parce nohis, Domine !
Bab-Azouii, illumiué, Massacrait lajuivcrie.
Druinont fui assassiné.
Pour dételer son poney.
Tous marchaienl en j;rand'furie,
Parce nobis^ Domine!
Mais son carrosse a tourné Ru' do la Ferronnerie :
Drumoit fui assassine.
Qu'on aille chez l'allorn'^y, C'est un deuil poui' la pairie 1 Parce nobis, Domine '
Hosannah I qui lait un né ?
C'c?t la franc-maçonnerie :
Drumont fut assassine :
Parce nohis. Domine !
52 A TRAVERS LES GROTINS
HAI.LADi: l'ATKIOTIOL'E
SIR LA I.OIANCE DV COLONEL HENHY
JXv>]\J AMT (lu Drap d'Or cl vous lice guerrici c
'^^^;r)5 '^^'''* Beauinanoir ou des Monlgonuncry,
Quelques héros, poursuivant la carrière,
Oui, de nos jours, vos palmes refleuri.
Les cainelols mènent leur hourrari.
C'est Roclicfort, Thièbaud et Millevoye,
Arthur Meyer, Judct qui semble une oie,
Et puis Barrés gazouillant da capo.
Si que Drumonl ne se lient plus de joie :
L'houneur lleuril à l'umbrc du Drapeau.