BALLADE PATRIOTIQUE
Après avoir besogné sa prière, Boisdeffre.. comme un abcès trop mûri, S'est répandu chez la gent huitrière Des sacristains patriotes. Un cri D'amour : « Voici le colonel Henry ! » Est-ce Roland, sir Pandarus de Troie, Ou Maugiron en armure de soie, Qui de tranchant et d'estoc fait rampo ? Tels champions se peut-il que l'on voie '? L'honneur fleurit à l'ombre du Drapeau.
Le torse nu, portant sous-ventrière Et maints agnus vantés par G. Méry, Comme il est beau de rage meurtrière 1 Morts du Tonkin et morts de Satory, Vos officiers (tel Ubu, chez Jarry) Prennent le sabre et la dague où se noie Le sang des cœurs, l'atrabile du foie, Hélas I Picquart, en lui piquant la peau. Du sieur Henry le cubital foudroie I L'honneur fleurit à l'ombre du Drapeau.
oi A TRAVERS I.E< GnOlINS
Prince Crozior, successeur de Monljoic, Le protocole est dans la bonne voie ; Chaulons noël de Saralow à Pau !
Que l'iris des trois couleurs se déploie : L'honneur lleurit â l'onilire liu Drapeau.
BALLADE