Écran, cr&ne, rance, ancre, nacre
Le moment est venu, je crois, de demander grâce à ce cher lecteur tant de fois interpellé, pour ce que laissent à désirer les devinettes an point de vue de la poésie. Qu*il se résigne quelque temps encore : j'espère lui offrir des dédommagements en étudiant les petits poèmes.
d'un signe orthographique , accent ou apostrophe, est toujours tolérée.
L'anagramme est surtout piquante lorsque les mots formés par les mêmes lettres éveillent des idées très-différentes ou qui se repoussent.
A mon aspect le plus hardi frissonne.
Déplace deux pieds, cher lecteur :
Riche attribut de la grandeur, Les rois me portent sur le trône ^
Le mieux encore serait que les idées se rapprochassent et fussent du même ordre; mais, dans les anagrammes en vers, c'est rarement le cas.
Avecque mes cinq pieds, si vous le trouvez bon, Je suis un animal, et je suis sa maison*.
Les anagrammes historiques, si l'on peut appeler ainsi celles qui furent faites sur des noms propres, appartiennent à cette espèce particu-' lière, car elles avaient toujours pour but d'exprimer les qualités ou le caractère des personnes : la belle Marie Touchei avait pour anagramme Je charme tout; à frère Jacques Clément, l'assassin de Henri III, on avait fait dire : Cest Cenfer qui m'a