‹ À travers les registres;Chapitre 7 sur 37 · I. Québec, dont les registres sont ouverts en · texte numérisé non relu

I. Québec, dont les registres sont ouverts en

Trois-Rivières, do

do

Sillery do

do

Montréal do

do

Ste-Anne de Beaupré do

do

Château-Richer do

do

Ste-Famille, Ile Orléans

do

Le 14. — François Lemaistre-Lamorille, âgé de 35 ans, marié en 1654 à Judith Rigaud, est inhumé aux Trois- Rivièies. L'acte de sa sépulture renferme les mots suivants : " miserabiliter trucidatus est sine vêla voce interiit."- {Reg: des Trois-Rivières.)

Le 31. — Sur la route Saint-Michel^'^ on a trouvé le corps de François Dumontier, mort d'accident. 11 a été de suite inhumé à Québec. {Reg. de Québec.)

La presque totalité des mariages célébrés à Ivlontréaî pendant les deux années 1666- 1667 avaient pour témoins

(I) La concession dite Saint-Michel était sitvée au nord de la rivière Saint-Charles.

MM. Paul DeMaisonneuve et Dupuy, major, et un grand nombre de parents et amis. C'est' une preuve de la grande fraternité qui existait entre les familles de cette époque.

Le 4.— Le premier bal donné en Canada s'est fait chez le sieur Chartier. (J. des Jésuites, p. 353.)

Le 14. — Nicolas Grisard, sieur Desormeaux, o-ardem.agasin, accuse un soldat d'avoir volé. Le coupable est condamné à être appliqué sur le cheval de bois et y demeurer pendant le temps d'une heure, avec un poids de six livres attaché à chacun de ses pieds.

{Reg. dîc Conseil Souv)

Un autre voleur est aussi condamné pour vol de 13 minots de blé, à être battu et flétri de verges, par l'exécuteur de la haute justice, dans la Haute et Basse-Ville de Québec, et à 23 livres d'amende. {Idem.)

JUIN

Le 2. — Condamnation de deux criminels, Pierre Nicolas dit Lavallée et René Jouchon, soldats voleurs et déserteurs :

Pierre Nicolas dit Lavallée, pour vol nocturne aux Hospitalières, est condamné à recevoir l'impression de la tleur de h's avec le fer chaud, à quatre heures de carqan, et à trois ans de galères ; et pour avoir volé une paire de raquettes aux sauvages, condamné à avoir l'oreille droite coupée ; ayant ensuite été convaincu de désertion, il est condamné à être pendu et ses biens confisqués.

René Jouchon, déserteur et voleur, est condamné à être au pied de la potence et assister, la corde au cou, pendant l'exécution du dit Lavallée, et à être battu de verges et recevoir l'impression de la fleur de lys, et tenir prison les fers aux pieds jusqu'à ce quil en soit autrement ordonné. {Idem.)

Le 6. — Un soldat du nom de Maugrain avait été convaincu d'assaut indécent sur une jeune fille. Il fut condamné à recevoir douze coups de verge, en présence de la jeune fille, de sa mère et de deux autres femmes, et aux dépens. (Idcjn.)

Le même jour, le nommé Jean Caré, pour avoir volé 292 livres chez M. Pommier, missionnaire à l'ile d'Orléans, . fut condamné au fouet, sur la place de la Haute et Basse- Ville de Québec, puis obligé à faire amende honorable.

{Idem.)

Un jugement rendu contre douze marchands pour avoir vendu de l'eau-de-vie aux sauvages, les condamnent à une amende variant de 50 à 200 livres, puis à un mois de prison, dont quinze jours, l'espace d'une heure, à cheval de bois, avec un écrit attaché : ''Pour avoir traité de leaiL-de-vie aux sauvages" (Idem)

Le 27. — Les quatre fils de Pierre Legardeur de Repentigny exposent, dans une requête, que leur père est venu en Canada en 1636 avec sa famille et ses papiers de noblesse, et en demandent l'enregistrement. [Idem.)

Le 2S. — Un faux monnayeur subit aujourd'hui la peine de l'échafaud à Québec. {J. des Jésuites, p. 354.)

JUILLET

I J / / j) \ Le 22. — Sépulture du sieur Bondy, noyé vers l'île

/MxVi^-v C-y^J 1 (l'Orléans le 19 courant, mort ivre; il est enterré comme

: /p^ „ / \^'î^ chien près le moulin des PP. Jésuites.

1' {7. des y estâtes, p . 3 5 5 .)

Noms des navires qui ont visité le port de Québec pendant l'été de 1667 :

Juillet I. — i^ L'Oranger,

2. — 2° La Nouvelle- France, 29. — 3° Le Saint-Philippe, Août 5. — 4"" Le Saint-Sébastien, Sept. 12. — 5° La Sainte-Catherine, 13. — ô'' Le Prophète Elie, 25. — 7° Le Saint-Louis.

OCTOBRE (i66S).

Le i*"". — Le nommé Pierre Pinel, accusé et convaincu de viol d'Ursule Trut, enfant de dix ans et demi, et de Geneviève Hayot, enfant de dix ans, est condamné à être razé et battu de verges jusqu'à effusion de sang par l'exécuteur de la haute justice, aux carrefours et autres lieux ordinaires de la Haute et Basse-\'ille, et en outre, condamné aux galères pour neuf ans. Et pour cet effet, il est ordonné que les fers lui soient mis aux pieds, et qu'il soit conduit dans le premier vaisseau qui partira pour aller en France. {Reg: du Conseil Soiiv)

Le 29. — Martin, sieur de Saint-Aignant, juge prevost de Beaupré et de l'Ile d'Orléans, échange avec Pierre Roussert dit Beaucourt, une maison sise en la ville de la Roche- Beaucourt, diocèse de Périgord, contre une terre de deux arpents et trois perches, à l'île d'Orléans.

{Greffe d'Aiibert, N. Royal.)

NOVEMBRE

Le 2. — Le viol était puni suivant toute la rigueur des lois. Un nommé Gaboury duement convaincu de ce crime reçoit la sentence suivante : Condamné à être razé et battu de verges par les carrefours ordinaires de la ville de Québec, et à neuf ans de galères; et en outre, à cinq cents livres d'amende, applicable, la moitié pour entretenir pendant deux ans la jeune fille violée, pensionnaire aux Ursulines de Québec, et le reste à l'hôpital et aux dépens du procès.

En cette même année, dans le registre des actes de Foy et Hommages, vol. I, 2^^" partie, p. 493, on trouve une note au sujet d'un emplacement situé à la basse- ville de Québec, au lieu nommé la Pointe des Roches, concédé en 1660 au sieur Simon Denys, "pour y bastir une tour de pierre, à chaux et à sable, pour fortifier le dit lieu et sur icelle faire un moulin à vent, à la charge que la dite tour de moulin servira à la défense de la basse-ville quand besoin sera, et qu'il sera laissé, au-devant d'icelle, la place convenable pour bastir et construire une plate-forme pour mettre la batterie des canons qui sont en la cour du magasin de la communauté."

Monsieur de Tracy traitait, en 1663, avec les Iroquois pour se faire remettre les Français qu'ils retenaient captifs. Parmi ces captifs se trouvait une jeune fille du nom de Jeanne Baillargeon.

Note. — Les Iroquois, poursuivant les Hurons jusqu'à l'Ile d'Orléans, avaient massacré plusieurs familles françaises et fait plusieurs prisonniers. Ils enlevèrent entr'autres Jeanne Baillargeon, jeune fille d'environ neuf ans.^'^ " Elle fut emmenée dans leur pays, où elle demeura près de neuf ans ! Elle se plût tellement aux coutumes de ces sauvages qu'elle était résolue de passer avec eux le reste de sa vie. M. de Tracy ayant obligé cette nation de rendre tous les Français qu'ils tenaient captifs, elle se

^.-. retira dans les bois de crainte de retourner en son pays.

' " Lorsqu'elle se croyait en assurance, une religieuse lui

apparut et la menaça de la châtier si elle ne retournait ', • pas avec les Français. La crainte la fit sortir du bois et

se joindre avec les autres captifs que l'on mettait en liberté. A son retour, M. de Tracy lui donna cinquante écus pour se marier ; mais il voulut qu'elle fut première-

.^J^' ment mise aux Ursulines pour reprendre l'esprit du

christianisme, qui s'était fort affaibli parmi les Iroquois. Quand elle vit le tableau de la mère Marie de Saint- Joseph, elle s'écria : Ah ! c'est celle-là qui m'a parlé, et elle avait le même habit."

(Z ettre de la Mère de f Incarnation anx Ursulines de Tours.)

Un arrêt engage les parens à marier de bonne heure leurs enfans, {Arc/i. de Québec, Reg. A, p. 5 14.)

JAxWIER.

Le 4. — Une française nommée Renée Chauvreux, arrivée l'automne précédent, native de la ville d'Orléans, a été trouvée morte dans les neiges. {Reg, de Québec)

\\) Elle avait été enlevée en 1655, et était âgée de quatre ans seulement.

SEPTEMBRE

Le 2. — Sépulture à Québec de François Bedard, noyé à Québec. Il était natif de Cogne, diocèse de LaRochelle.

(Idem)

Total.

Mariages

.naissances.

Décès.

Excédant.

De 160S à 1670.

JUIN (1671)

Le p2. — Julien Dufour, âgé de iS ans, natif de Rouen, s'est noyé à la basse-ville de Québec. Il était au service de M. Michel Guyon-DuRouvray, charpentier de navires.

{Reg: de Québec)

natif de Saint-

Le 16. — Charles Menard, âgé de 35 ans, Malo, s'est noyé vis-à-vis Québec. 'A était matelot au service de M. de Chambly. {Idem)

Le 23. — Etienne Tessier, devant les llets. {Idem)

âgé de 15 ans, s'est noyé

DÉCEMBRE

Le 10. — Henri Piot, âgé de 18 ans, natif de Rouen, s'est noyé accidentellement dans la fontaine de madame Daillebout. Il était au service du gouverneur. {^Idem)

Le 19. — J.-Bte. Halay, époux de Mathurine Valet, a été trouvé mort dans le bois et son corps a été inhumé ce même jour. (Idein)

JUIN

• Le 9. — Les nommés Jacques Bertault et Gilette Baune, sa femme, et leur hlle Isabelle, veuve Julien Latouche, convaincu d'avoir voulu empoisonner le mari de la dite Isabelle, et de l'avoir assassiné, sont condamnés comme suit :

Jacques Bertault et Gilette Baune, d'être tirés des prisons de cette ville (Québec), par l'exécuteur de la haute justice, conduits au devant de la porte de l'église paroissiale de cette ville, la corde au col, une torche ardente au poing, savoir le dit Bertault nud en chemise, et la dite B?.une, nue en chemise depuis les épaules jusqu'à la ceinture, et là, à genoux, demander pardon à Dieu et au Roy des crimes par eux commis; condamne en outre le dit Bertault d'être étranglé sur la croix Saint-André qui sera mise sur l'échafaud dressé pour cet effet à la grande place de la haute-ville, et ensuite à avoir les bras et les cuisses rompus de chacun un coup de barre ; condamne aussi la dite Baune à être présente à l'exécution de son mari, et à être pendue et étranglée à une potence qui sera aussi pour cet effet dressée en la dite place ; ordonne qu'après l'exécution du dit Bertault son corps sera porté sur une roue sur le cap aux Diamants, au lieu ordinaire, pour y servir d'exemple ; et ayant égard à l'âge^'^ de la dite Isabelle Bertault, par grâce et sans conséquence, condamne la dite Bertault à faire la dite amende honorable en la forme et manière que dit est, et d'assister à l'exécution du présent arrêt des personnes ses père et mère ; condamne en outre les dits Bertault, Baune et Isabelle, solidairement, en soixante livres d'amende applicable une moitié aux PP. Récollets pour prier pour le repos de l'âme du dit Julien Latouche et aux dépens, le surplus de leurs biens acquis et confisqués au Roy ; faisant le dit Conseil remise à Nicolas et Jeanne Bertault,

(I) Elle n'avait que treize ans et demi. ,

enfans niineurs des dits Jacques Bertault et Gilette Baune, du surplus de la dite amende, ensemble de la dite confiscation.

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