IC
De 1608 à 1G50.
Le 13. — Les Mères Ursulines se renferm.ent dans leur cloître. {J. des jésuites, p. 14S.)
AVRIL
Le 19. — On baptise à Québec les deux premières bessonnes canadiennes : ^Marguerite et Elizabeth, tilles de Massé Gravel.
Note. — Toutes deux se sont mariées, Hlarguerite, en 1667. à Noël Racine, et Elizabeth, en 1669, à ^lathieu Côté, et comptent des milliers de petits enfans.
{L'AîUcur) MAL
Le 6 — Un parti d'Iroquois massacre le nommé Grand ' Jean*" et lui tranchent la tête, puis emmènent captive sa ! femme Catherine. Ils laissent pour mort, après l'avoir ■ scalpé, un jeune garçon de 21 ans nommé Jean Chicot. 1
{y.desjésîiiks, p. 153.)
Léonard Lukos est aussi massacré par les Hurons/'- Il avait épousé Barbe Poisson le 12 octobre 1648.
[Rco; de Montréal.) AOUT.
Le 13. — Jean Mébert est massacré par les Iroquois.
{Reg: de Montréal.) Le 25. — "Nous apprenons à Québec que Denis Archambault a été tué par un canon qui se creva lorsqu'il le tirait pour la troisième fois contre 60 Iroquois."
{y. des y estâtes et Reg. de Moiitréal.)
NOVEMBRE
Le II. — Guillaume DuPlessis-Bochard, Gouverneur des Trois-Rivières, se trouvait dans la barque ''LaSte-Anne'^ qui avait touché sur les roches, et avait coulé bas d'eau, une lieue en deçà du Cap à l'Arbre.^^^
{J. des Jésintes, p. 164, et Reg. de Trois- Rivih'es))
(i) Son nom est Jean Eoudart, marié à Catherine Mercier. L'acte de sépulture de Jean Boudait dit qu'ils étaient, lui et sa femme, d'une vie édifiante.
(Reg. de Mûiiiréal.) (2) L'abbé Verreau le dit marié le 12 octobre 1642.
(31 Une note au bas de la page 6;e du younial des Jéntites fixe ce lieu au Platon, qui était appelé au temps de Champlain : La Pointe Ste-Croix, mais une autre note de 1729, le fixe à Saint- Jean Deschaillons.
Le même jour, trois français serviteurs de M. Gifiard, qui de nuit avaient été pour traiter du castor dans l'Ile d'Orléans, se sont noyés. (^. des Jésuites, p. 164.)
Le nom de Cap à l'Arbre se rencontre plusieurs fois dans le Journal des Jésuites, voir sept. 1646, p. 65 ; 19 mai 1650, p. 138 ; lerdéc. 165 1, p. 164; 16 oct. p. 221 ; 25 juin 166 1, p. 299.
^ Guillaume Couillard et Guillemette Hébert, son épouse, cèdent cette année, une partie de leur terrain à la fabrique de Notre-Dame de Québec, et en 1656, l'ancienne compagnie concède le reste du terrain pour y bâtir l'église de Notre-Dame.
{Actes de Foy et Hommage, 1673, vol. I, partie II,/. 643.)
Le 1er. — D'après les Actes de Foy et Hommage (p. 386 de la copie déposée aux archives du département de l'Agriculture, Ottawa,) le Sieur de Chavigny de Berchereau, étant passé en France " pour s'y retirer " M. de Lauzon alors gouverneur, transporte lefief d'Eschambault à Eléonore de Grandmaison, femme du dit Sieur Chavigny de Berchereau.
Dans la même année, les registres de Montréal renferment les actes de sépultures suivantes ;
Le 26 mai. — Antoine Bau,
Le 16 septembre.— André David dit Mingré,
Le 14 octobre.— Etienne Tibaut dit LaLochetière, qui ont été tués par les Iroquois.
Deux Iroquois, Agontarisati et Taak'enrat, avaient été donnés aux Algonquins pour compenser la mort d'un Algonquin et d'un Huron, (7. des Jésuites, p. 173). Condamnés au supplice du feu, ils eurent le bonheur de recevoir le baptême la veille de leur mort, des mains du
(i) M, de Berchereau était passé en France pour sa santé, il y mourjt en 165 1, et Eléonore de Grandmaison épousa en troisièmes noces, le — ' coût 1Ô52, Jacques Gourdeau. (licg. de Qtiébcc )
Père IMenard. L'acte de leur baptême se lit d.a'is les registres des Trois-Rivières à la date du 3 juill-t 1652, comme ci-après :
"Anno Dmai 1652, 3 julii ego Renatus Menard sacerdos Societatis Jesu baptisavi sine ceremoaiis i;i sacello nostro captivos duos hostes Agontarisati et Tauk' :iir;u. Prier Franciscus vocatus est, posterior Petrus. ULcnjUc scquenti die igné vitam finiit."
{jf , des y é suites, p. 173, et R.eg.dcs Ti\ds-Riiicres)
AOUT
Guillaume Guilmot, sieur DuPIessis de K-^rbodot. Gouverneur des Trois-Rivières a été tué par les Iroquois, sur le lac St- Pierre. {J .des Je suit es, p. 174.)
MAI (1653)
Le 8. — Pascal Pasquier, engagé de monsieur Claude Charon, est exécuté ce jour, pour avoir l)lessé s(jn maître à la gorge, d'un coup de pistolet, le 29 a. 'fil d ms son habitation de ITle d'Orléans.
{y.desjcsiiites, p. 179, et Rcg.de Qiicbcc)
JUILLET
Le 23. — A lieu la sépulture de Michel Noël, qui avait été tué par les Iroquois. {^Reg.de Moiity-eal.)
AVRIL (1654)
Le 10. — Le nommé André Julien dit Vantal'-Mi, engCL^é de Louis Gagné, est écrasé par la chute d'un arbre, il était âgé de 28 ans. {^Rcg.dc Qucbee.)
JUIN
Le 30. — André Bazin, qui était au servie;: de Tu. LeTardif, s'est noyé. {Idem )
OCTOBRE
Le 10. — Le nommé Yves Bastar a été massacré par les Iroquois. [Registres de Montre al.)
NOVEMBRE
Le 10. — Guillaume Boeste meurt, frappé de deux coups de fusil par les Iroquois. {Registres de Québec)
Le 23. — Trois français sont tués par les Iroquois, ce sont les nommés Jean Languedoc, Louis Lebécheur, et Mathieu Labat. {Registres des Trois- Rivières.)
Michel Morin reçoit aussi le 10 novembre, deux balles dans le cerveau, et meurt le 26 du même mois.
{Registj'e de Québec).
Le 30. — Pierre DeLaunay est une autre victime des Iroquois. (Idem)
L'ancienne compagnie concède à la Fabrique de Notre Dame de Québec deux terrains ; le premier, situé sur la Côte de la ?kIontagne, pour servir de cimetière, et le second, comprenant huit arpents sur le cap aux Diamants. — Nicolas Dupont était, cette année, le marguillier de la Fabrique de Québec.
{Foye et Honir,iages, vol. I, 2de partie, p. 646, 1674.)
Le 8. — Le nommé Simon Richaume a été écrasé par la chute d'un arbre. [Rcg: de Montréal)
jMARS.
Le 30. — Pierre Juneau a été tué par les Iroquois.
{Reg: de Québec) AVRIL.
Le 12. — IMarguerite Sédilot mariée aux Trois-Rivières avec Jean Aubuchon, faisait réhabiliter son mariage qui avait été déclaré nul par défaut d'âge requis. Etant née le 4 avril 1643, elle n'avait en effet que onze ans et demi à l'époque de son mariage qui avait été célébré le 19 septembre 1654. {Reg: de Montréal)
Le 27. — Pierre Chapiteau a été tué par les Iroquois.
{Reg. des Trois-Rivières)
MAL
Le 31. — Jean DuLigneron a été tué par les Iroquois.
{jRe£\ de JMontréal^
JUIN
Le 9. — ^larc, un des serviteurs des Hospitalières de Québec, s'est noyé et a été inhumé à Québec.
{Reg: de Qîtéèec)
JUILLET
Le 8. — A lieu la sépulture de Jacques IMacardé. serviteur de Demoiselle de Repentigny, décédé à l'hôpital de Québec. {-Rcg: de Ojic'ôcc.)
SEPTEMBRE
Le iS. — Nicolas Pinel dit Lafrance, blessé d'un coup d'arquebuse par les Iroquois, meurt à l'hôpital (Hotel- Dieu de Québec). {Idem)
Le 17. — Un domestique des Dames Ursulines nommé Jacques, meurt frappé d'apoplexie. {Idem.)
JUIN
Le 25. — Christophe Roger s'est noyé et a été inhumé à Montréal. {Reg. de Montréal.)
JUILLET
Le 12. — Christophe Lacroix, tué par un sauvage huron, est inhumé aux Trois-Rivières.
{Reg: des Trois-Rivières)
Le 15. — Le nommé Jacques, domestique de ]\I. Jacques ^laheu, s'est noyé. {Reg: de Qui bec.)
Le 28. — A lieu l'incendie de la maison de Gabriel Rouleau, qui a la douleur d'y voir brûler deux de ses enfans. {liicin.)
SEPTEMBRE
Le 2. — Le Père Léonard Gareau, jésuite, qui avait été frappé le 30 août parles Iroquois, est inhumé à Montréal.
{Reg. de Montrcal.)
Le 28. — Charlotte Barbier, enfant de 5 ans, fille de Gilbert Barbier dit LeMinime, s'est noyée. {Idem.)
MAL
Le 14. — Un enfant de François Hébert, appelé Nicolas, âgé de neuf ans, s'esc empoisonné par avoir mangé d'une herbe venimeuse. {Reg. de Québec.)
Le 27. — Pierre Duval, âgé de 22 ans, marié depuis dix mois seulement, et Jacques Montfort, voulant prendre l'abord du navire commandé par le capitaine ]\Iarot, se sont noyés devant Québec, leur canot chavira.
{J . des Jcsiiites, p. 1 13, et Reg: de Québec)
JUh\.
Le 24. — Le sieur François Peuvret de Margontier, fils de Jacques Peuvret, conseiller du Roy, lieutenant criminel en l'élection du Perche, s'est noyé au Cap à l'Ange, cil il était allé se baigner.
{J . des Jésuites, p. 2 1 6, et Reg. de Québec)
AOUT
Le 28. — Un service soleimel est fait pour le repos de l'âme de Jean Danou, natif de Clermont, en Anjou. Il s'était noyé au Sault Saint-Louis, en revenant de coa-
dulre le Père Duperon, qui allait à Onontaïe. Son corps, retrouvé à l'Ile Perrot, fut inhumé le 15 septembre 1657.
{Reg. de Mont n'ai.)
OCTOBRE
Le 25. — A lieu l'inhumation des corps de Nicolas Godé, âgé de 74 ans ; de Jean Saint- Pair, son gendre, âgé de 39 ans, notaire royal ; et de son serviteur Jacques Noël, âgé de 32 ans : tous trois avaient été tués par les Iroquois. {Idem)
Le S. — A lieu la sépulture de Gilles Trotier, interprète.^ Le délunt laissa à l'Eglise tout ce qu'il possédait en ce pays. i^Idcfit.)
AOUT
Le 4. — ]\I. Paul Chomedey de Maisonneuve était parrain d'une petite sauvagesse de dix mois, qu'il nomma Marie, et qu'il adopta comme sa propre fille. {Idem).
Le 30. — Eloi Jarry dit LaHaye, faisait baptiser sa fille Marguerite, qui eut pour marraine I^îarguerite Bourgeois.'^ Lui-même, fait prisonnier, fut massacré par les sauvages.
(Ide?}i.)
OCTOBRE
Le 6. — Jean Barry et René Chemin, tous deux engagés de M. Eustache Lambert, marchand de Québec, se sont noyés au Cap-Rouge. {Reg. de Québec)
DECEMBRE
Le 8. — ^Igr. Laval est sacré évêque de Pétrée, dans l'église de Saint-Germain-des-Prés. C'est en mémoire du jour de son sacre que ^Igr. Laval choisit l'Immaculée Conception pour fête patronale de sa cathédrale, avec Saint- Louis pour second patron. {Reg. de F Archevêché)
^.a.w.-Xj.t.^c..... , ^..y\^^^^-o^-f '
Le I". — A lieu la sépulture de Pierre Lefebvre, boulanger, âgé de 24 nns, qui dans son testament laisse à l'Eglise tous ses livres. {J^e^: de illouJrcal. )
MAL
Le II. — François Heude, matelot, et Jean Péleau, boulanger, noyés au Cap au Diamant, étaient inhumés à Québec. {Reg: de "Québec. )
JUILLET
Le 20. — Jean Ferré, serviteur de M. Couillard, s'est noyé en se baignant dans la rivière Saint-Charles. {Idem.)
OCTOBRE
Le 26. — On a inhumé le corps de Sylvestre Vacher dit Saint-Julien, qui avait été tué par les Iroquois, vers le Lac-aux- Loutres. {Reg: de Montréal.)
NOVEMBRE
Le 24. — Le chevalier Jacques Testard, sieur de la Forest, épousait à Montréal, Marie Roumain, âgée de 28 ans, veuve de Guillaume de la Bardelière. Après sa mort, arrivée en juin 1663, sa veuve épousait en 1668, Jacques de la Marque. {Idem.)
AVRIL (1660)
Le 19. — Biaise Juillet dit Avignon et Mathurin Soulard, tous deux compagnons de Dollard, se sont noyés près Tîle Saint-Paul de Montréal, en voulant se sauver des Iroquois. Biaise Juillet était père de quatre enfans.
{Idem.)
Le 20. — Nicolas Duval, serviteur du fort, tué le 19 avril par les Iroquois, a été inhumé à ^Montréal. Il était aussi un dés compagnons de Dollard Desormeaux, dans l'expédition du Long-Sault. {Idem.)
MAL
Le 15. — Le serviteur des PP. Jésuites, nommé Noël Légal, noyé, a été inhumé à Montréal. Il n'avait que 20 ans. {Idcfn.)
JUILLET
Le 20. — Louis Chartier, chirurgien, qui était allé se baigner, s'est noyé à r\Iontréal. {Idem.)
AOUT
Le I". — A lieu la sépulture de Pierre Bringodin, massacré le 31 juillet 1660, par les Iroquois. Sa femme, Marguerite Maillet, qui se rendait de Beauport à Québec, se noya le lendemain. {Reg: de Q7ccôec.)
Le 22. — Mgr. Laval, évêque de Pétrée, étant à Montréal, y baptisa Angélique, fille de Pierre Raguideau dit Saint-Germain. L'enfant eut pour parrain Lambert Closse, major de Montréal, et pour marraine Demoiselle Jeanne IMance, administratrice de l'hôpital.
{Reo; de Montréal.')
Le 30. — Une ordonnance de l'oflicialité de ^Igr. de Petrée déclare nul, le mariage de Pierre Gadois et de Marie Pontenier célébré le 12 août 1657, à Québec,^'^ et la dite Marie Pontenier épouse à Montréal, le 3 novembre suivant, Pierre ?ylartin.^'^
Total
De 1608 à 1660.
Mariacres.
Naissances.
Décè
Excédant.
(1) Registre de l'Archevêché de Québec. (2) Registre de Montréal.
Le 24. — Urbain Tessier, père de famille, âgé de 37 ans, est enlevé par les Iroquois, et l'on ne sait s'il vit encore/'^ et le 18 juin de cette même année Michel Messier, âgé de 2 1 ans, époux d'Anne Lemoyne, fut aussi enlevé par les Iroquois, et au baptême de sa fîSe Jeanne, l'on ignorait s'il vivait encore/''' {Reg: de Monit-cal)
Le 28. — On enterre les corps de Vincent Boutereau, âgé de 34 ans, de Sébastien DuPuy et d'Olivier Martin, âgé de 27 ans : tous trois tués par les Iroquois.
AVRIL
Le 9. — Charles, fils de M. Charles Sevestre, âgé de 16 ans, s'est noyé à Montréal. {Idem.)
JUIN
Le 24. — Ont été enterrés ensemble dans l'église, les ccrps de Jean de Lauzon, sénéchal du pays, de Nicolas Couillard dit Belleroche, âgé de 20 ans, hls de monsieur Guillaume Couillard, ancien habitant de ce pays, et d'Igrnace Sevestre dit Desrochers, âgé de 24 ans, lesquels avaient été tués le 22 du même mois par les Iroquois. Le même jour et la même année, et au même temps ont été enterrés dans le cimetière, aussi ensemble quatre hommes qui étaient avec les susdits, savoir : Klie jacquet dit Champagne, serviteur de madame de Repêntigny, Jacques Perroche, Toussaint et François, serviteurs de M. Couillard. [Reg: lY.-D. de Québec et J. des J ésidtes, p. 298).
JUILLET
Le 20. — La foudre tomba sur la tête d'une nommée Jaquete, femme de Leguay.^'^ Elle fut tuée, ainsi qu'une vache qui était proche d'elle. {J . des Jésidtes, p. 300).
(1) Ces deux braves citoyens pureiU revenir au ?ein de leur famille. Ils comptent, tous deux une très nombreuse postérité. {^Voir \^ Dict. Gén., pp 427 et 561. 1
(2) D après le registre de N.-D. de Québec. Jacquette Vivran, femme de Jean Normand, fat tuée d'un coup de tonnerre le 19 et enterré le 20 de juillet. LeGuay était sans doute le surnom de Jean Normand. ^J.J. 300.1
Note. — Dans les registre Je N.-D. de Québec, à la date du 12 septembre 1650, on trouve l'acte de mariage de Jean Normand, fils de François et de Jeanne Boissel, natif d'Igré, près Beîlesme, au Percrie, et Jacquette Riverin, tille de Grégoire Riverin et de Claudine Ajonne, de True, en Poitou. Le contrat de mariage, passé la veille, se trouve au greffe d'.\udouard. à Québi-c. I..e surnom de Leguay mentionné au journal des Jésuites vient probablement du lieu de sa naissance, d'Igré, par corruption Leguay, [L'auteun.
AOUT
Le /4. — Elle Hanctin dit Lanqueleur, âg-é de 30 ans, cultivateur aux Trois-Rivières. a été tué dans son champ, par les Iroquois. Il était marié depuis 1657.
{Reg-. des Trois- Rivières')
Le 30. — I^Iirtin Duval, époux d'Antoinette Durand, est massacré par les Iroquois. {Reg: de Montréal)
Le 6. — A lieu la sépulture du sieur Lambert Closse, major de Montréal. Il périt dans un combat contre les Iroquois, et douze français périrent avec lui. (Idem)
MAL
Le 4.— Jeanne Françoise Poisson, née en 1647, fille de Jean Poisson, seigneur de Gentilly, et de Jacqueline Chamboy, prononce ses vœux de religieuse hospitalière en présence de I^lgr. levéque de Petrée, sous le nom de Sainte-Gertrude de la Présentation de Notre-Dame. C'est la première profession religieuse reçue par Mgr. de Petrée.
En l'absence du gouverneur Dubois d'Avangour, Jacques Descailhaut, sieur de la Tesserie, exerçait les fonctions de lieutenant-gouverneur.
{Reg-, du Conseil Supérieur)
JUIN
Le 2. — Jacques Gourdeau, sieur de Beaulieu, âgé de 41 ans, époux d'Eléonore de Grandmaison, était inhumé à Québec. Il eut le malheur de périr dans l'incendie de sa maison à l'île d'Orléans, le 29 mai. Son engagé Nicolas Duval, éprouva le même sort. (Reg. deQuéèee)
N JTE. — Lambert Closse avait épousé en 1657, Elizabeth Moyen.
SEPTEMBRE
Le 24. — Arrivé du vaisseau " Le Jardin d'Hollande." commandé par le capitaine Guyon. Il avait la charge de plusieurs prisonniers accusés d'av^oir assassiné le commandant du Fort de Plaisance, son frère, le missionnaire, et quelques autres personnes, {/^fo. du Conseil Souv)
Cette année les vaisseaux du Roy ayant amené un certain nombre de familles, ainsi que des jeunes lîlles et des jeunes gens pauvres, le gouverneur et l'évoque de Petrée furent autorisés par le Conseil Souverain de pourvoir à leur subsistance, suivant qu'il serait jugé pour le mieux. {Reg: dît. Conseil Soicv., 10 oct. 1663.)
OCTOBRE
Le 10. — Dans la rade de Québec se trouvait le vaisseau " L'Aigle d'Or." Etienne Renault était écrivain sur ce vaisseau. (Reg-. du Conseil Souv.)
Le 24. — Jacques Fournîer, sieur de la Ville, qui avait épousé en 1657, aux Trois-Rivières, Marguerite Crevier, fille de Christophe Crevier, et dont le mariage avait été annulé, épousait à Québec Hélène Dufîguier.
{Reg: de Québec)
D'après le registre du Conseil Souverain, le 3 nov. 1663, il apparaîtrait qu'il y avait empêchement dirimant.
Le 30. — Pierre Duquet, notaire royal, achète les minutes du notariat de Guillaume Audouard.
{Reg. dît Conseil Souv)
DÉCEMBRE
Le 22. — Une jeune veuve, Marie Charlotte de Poitiers/'^ requiert la permission de faire insinuer son contrat de mariage passé le 2 mai 1660. Jusqu'à ce jour elle a été tout à fait incertaine de la mort assurée de son mari, Joseph Hébert, petit fils de Louis Hébert, sinon qu'en l'année 1662, à la fin d'octobre, il revint quelques prison-
(i) Fille de Pierre de Poitier?, sieur du Buisson, capitaine d'Infanteiie, et d"Hclène de Belleau, de Sevestre d'Amiens, en Picardie.
niers du pays des Iroquois qui l'assurèrent de cette mort.<'> {Idem)
JAxWIER (1664).
Le 6. — Jean Gitton, marchand, reclame des dommages pour retard en septembre 1663, du navire "Le Taureau" de . vingt-huit hommes d'équipage, par lui frété pour ce pays. {Idem.)
. Le 8 (vendredi). — ?\L Henry de Bernières faisant fonctions curiales en l'église Xotre-Dame de Québec, représente au Conseil qu'ayant reçu les bans de Pierre }*Iartin et déjà publiés pour la première fois, il a eu avis que le dit INÎartin tombait du mal caduc et qu'il en fallait avertir la police avant que de passer outre, afin qu'il fut avisé s'il ne serait pas plus expédient de renvoyer en France semblables personnes à raison des grands dangers qu'ils courent en ce pays, à cause des eaux et des neiges, et du feu, comme l'on a déjà vu arriver, et que telles maladies ne pouvant être reçues aux hôpitaux, il est difficile de les secourir dans un pa}'s qui ne fait que commencer, et que pour ce sujet, quoique ce ne soit pas un empêchement ecclésiastique, qu"il a difteré la publication des dits bans jusqu'à ce que le conseil ait réglé la chose ; ouy sur ce le dit Martin avec Jean eu François Pelletier, lequel François Pelletier a soutenu au dit Martin qu'il était encore d'hier au soir tombé du dit mal caduc, et que c'était pour la cinquième fois à sa connaissance, à qui le dit Martin a dit qu'il n'en avait nulle connaissance et qu'il ne lui en souvenait point. Le Conseil Souverain a permis et permet au dit Pierre ^Martin de se marier en ce pays si bon lui semble, et ordonne que s'il récidive à tomber du dit mal caduc, que pour les raisons ci-dessus, il sera obligé et sa femme de repasser en France. {^Idcm.')
(l) Les Relations des Jésuites font mention du massacre de Monsieur Hébert en ces termes : " Pour monsieur Hébert qui était blessé d'im coup de fusil à l'épaule et au bras, il a esté donné aux Iroquois d'Onneïout là où il a esté poignardé à coups de cousteaux par des yvrcgnes du pays." \Relat. des Jésuites, vol. IH, ann:e l66i , p. 35.)
Marie Charlotte de Poitiers épousait le II janvier 1667, à Québec, Simon Lefebvre. Les familles Coutancineau, Voyer, Gingras et Hardy, de la Pointe-aux-Trembles de Québec, la comptent parmi leurs ancêtres. (Dict. Gc'néalogique, vol. I, p. 365.)
Note. — Le dit Pierre Martin épousa le II février 1664, Joachine Lafleur, et pût élever six enfans en ce pays.
Le 10. — Jean Levasseur, huissier, affiche à la porte principale de l'église Notre-Dame de Québec, l'édit d'érection et établissement fait par Sa Majesté, du Conseil Souverain en cette ville, et l'acte de nomination faite des personnes choisies pour Conseillers, Procureur Général et Greffier, le iS septembre précédent. {Idan.)
Dans ce même mois un sauvage du nom de Robert Hache,^'Mans un excès d'ivrognerie avait rencontré sur sa route une jeune femme, qu'il outragea. Cette jeune femme, nommée Marthe Hubert, était l'épouse de Lafontaine, habitant de l'île d"Orléans. Fait prisonnier, Robert Hache réussit bientôt à s'évader de la prison. Cependant le procureur du Roy pour s'accommoder à la manière des sauvages alliés, qui ignorent les loix et les peines portées contre les criminels, convoqua devant le Conseil Souverain les chefs suivants, savoir : Noël Tek8erimat, chef des Algonquins de Québec, Kaetmagnechis, vulgairement Boyer, chef de Tadoussac, IMangouche, chef des sauvages Nepissiniens, GahykSan, chef des sauvacres Iroquets. NauchSapeSith dit le Saumonnier, chef des {}wm illisible) et Jean Baptiste Pipouikih, capitaine Abnakiois, afin de répondre pour le dit Bobert Hache, et apprendre que pour réparer le crime de viol, le coupable aurait mérité d'être pandu et étranglé. Nicolas Marsollet, interprète, leur donna cette information en présence du P. Druirette, jésuite ; et les chefs sauvages par la bouche de Noël TekSerimat, interprété par Marsolet, répondirent à leur tour " que depuis un long cours d'années ils s'étaient toujours maintenus en amitié avec les français, que si leur jeunesse n'avait pu si bien se comporter en quelque rencontre qu'elle n'eût donné quelque sujet de plainte, la jeunesse française n'en avait pas été non plus exempte ; que jusqu'à présent on ne leur avait point donné à entendre que le viol fut puni de mort ; mais bien le meurtre, et qu'ainsi la faute du dit Robert Hache, dont même il ne convient pas, ne devait pas être pour une
(I) Dès l'année 1645, ^^ sauvage s'était donné comme serviteur a<::7/rtw, aux PP. Jésuites, mais sa mauvaise conduite avait obl'çé les Pères, en 1659, à l'expulser de leur maièonj tiuile se gerit, i^dit le Jjitnial tùs jt/miics, p. 265.)
première fois, envisagée à la rigueur, ni donner atteinte à une amitié si ancienne ; mais que pour l'avenir, ils s'y soumettraient volontiers, et que pour cet effet, ils requéraient que la chose fut rédigée par écrit, afin qu'elle demeurât à leur postérité."
Le Conseil, après délibération, remet au dit Robert Hache, la peine qu'il avait méritée pour son crime, sauf les intérêts civils de ^Marthe Hubert, et pour empêcher semblables désordres à l'avenir, ordonne, du consentement des chefs, que les sauvages subiront les peines portées par les loix et ordonnances de France pour raison du meurtre et du rapt.
[Rcg: du Conseil Soirj., Edit. et Ord., Tome \l, p. i6.)
Le 29. — ^Igr. Laval publie une ordonnance qui oblige les pères et mères de ne point retarder de faire baptiser leurs enfans aussitôt après leur naissance.
(Rcg. de FArch. de Quéèec.)
Note. — Cette ordonnance est renouvelée le 5 février 1677,
MAL
Le 26. — Arrivée du navire " LeNoir," d'Hollande, commandé par le sieur Pierre Fillye, et de 300 hommes, envoyés par Sa Majesté. Ils sont distribués par ordonnance du Conseil Supérieur, comme suit : 150 à Québec et les environs ; 75 aux Trois-Rivières ; 25 au Cap de la Madeleine, et 50 à Montréal. {Reg: dit- Conseil Supérieur)
JUh\.
Le 13. — En 1663, Sa ?^Iajesté de France avait fait embarquer à LaRochelle sur deux vaisseaux commandés par les capitaines Gargot et Guillon, trois cents personnes ou environ, pour coloniser la Nouvelle- France. Sur ce nombre, soixante-quinze furent laissés à Plaisance, en l'île de Terreneuve, et il en mourut en mer jusqu'à soixante. Il en débarqua cent cinquante-neuf à Québec. De ce nombre étaient six familles, composées de vingt-
une personnes ; trente-huit filles qui furent dispersées à Québec, aux Trois-Rivières et à INIontréal. Elles furent mariées dans la même année, excepté trois, dont une, prise par les Iroquois dans l'île d'Orléans, fut emmenée captive. Parmi les cent autres personnes, vingt hommes tout au plus, étaient en état de faire quelque travail, les autres étaient malades et faibles à ne pouvoir se tenir sur leurs pieds, et d'ailleurs la plupart, jeunes gens clercs, écoliers ou de cette nature dont la meilleure partie n'avaient jamais travaillé. Trente-huit furent placés à l'hôpital, desquels il en mourut douze, les autres furent distribués dans les familles de Québec et environs, dix aux Trois-Rivières et six à Montréal.
{Exiraiéà\m(i lettre du Conseil Souv., 13 juin 1664.)
Le 27. — A lieu le mariage à Québec, de Jean Poitras, qui fut père d'une famille de vingt-sept enfans.
{Reg. de Québec^
Le 28. — Est inhumé le corps de Pierre Raguideau dit Saint-Germain, sergent royal de la Sénéchaussée de Montréal et notaire royal, victime de la cruauté des Iroquois. i^Reg. de Mojitréal.)
La garnison du fort de la ville de Québec était cette année, sous le commandement du capitaine Louis Peronne, sieur de Mazé, conseiller du Conseil Souverain.
{Reg: du Conseil Souv.)
Le 14. — Nicolas Marsolet,^'^ de Saint-Agnan, qui avait acquis la maison de Guillaume Bonhomme, la cède au Conseil Souverain au prix de 230 livres, pour y loger l'exécuteur des hautes œuvres. (AV^-. du Conseil Soïcv.)
(l) Marsolet, natif de Rouen, vint à Québec avec Champlain, à son voyage de 1613. Il n'avait encore que 12 ans, et se rendit bientôt familier avec les langues montagnaise et algonquine. Il fat longtemps Tinterprète des Français. A la prise de Québec, en 1629, par Kirk, il se d^nna aux Anglais. Il déclara plus tard qu'il avait été forcé par les Anglais de rester avec eux. Il obtint plusieurs fiefs sur l'un desquels appelle les Prairies Marsolct, il alla s'établir, et oii il éleva sa nombreuse famille.
AVRIL
Le 29. — Un jeune militaire du nom de Laurent Philippe dit Lafontaine, fils d'un notaire de la ville de Blois, employé depuis quatre ans par les gouverneurs et officiers du Canada, en qualité de courrier, après avoir fait quantité de voyages, tant en hiver qu'en été, demande un salaire au Conseil Souverain. {Idem)
Le 6. — Sépulture de Couc dit Lafleur, âgé de 41 ans, soldat de ]\L de Froment, marié en 1657, aux Trois- Rivières, à Marie MiteSamegSkSe. 11 avait été, par accident, frappé d'une balle par un de ses compagnons. *'Occisus glande catapultes fortiiito â socio."^^^
{Reg: des T7' ois- Rivières)
NOVEMBRE
Le 25. — Pierre Pichet ou Picher, âgé de 29 ans, natif de la paroisse Saint-Georges, diocèse de Poitiers, épouse à Québec, Catherine Durand, âgée de vingt-six ans, native de Saint-Eustache de Paris. {Reg. de Québec)
Note. — A l'occasion de ce mariage, nous trouvons au registre du Conseil Souverain, à la date du onze septembre 1673, la requête suivante :
" La requeste de Pierre Picher contenant qu'estant en ce pays en 1642, Louis Picher, son frère, luy avait envoyé une lettre missive, par laquelle il luy mandait que Marie Lefebvre, sa femme, estait décedée : sur lequel advis estant sorty de son engagement, il se serait marié avec Catherine Durand, duquel mariage sont issus trois enfants, nommés Jean-Baptiste, âgé de sept ans, Adrien, âgé de quatre ans, et Marie- Madeleine, âgée de trois ans : depuis laquelle lettre le suppliant n'avait receu aucune nouvelle de ses parents, ny de ceux de la dicte défuncte Lefebvre jusqu'en 167 1, qu'un homme venant de France luy dist qu'elle estait encore vivante et que ce
(I) Glaus-dîs. — Balle de plomb.
Catapultae, — Machine de guerre à lancer des traits (catapulte).
qui luy avait esté mandé n'estait pas véritable. Ce qu'ayant appris, il se retira par devers monsieur 1 evêque de Petrée, lequel est:int sur son départ pour France luy promit de s'en faire informer certainement et luy en ferait donner advis, ainsy qu'il fut faict l'année dernière, et qu'ayant obtenu son congé, il passa en France, où il trouva la dicte Lefebvre encore vivante, recognaissant par là qu'il avait esté surpris par la dicte lettre. Et comme il avait beaucoup de tendresse pour ses dicts trois enfants et pour la dicte Purand qu'il avait abusée par innocence, il s'estait résolu de repasser en ce pays, où pour lors le dict sieur de Petrée luy avait conseillé d'amener avec luy la dicte Lefebvre, ce qu'il avait faict. Et s'estant embarqués dans le navire "La Nouvelle-France," commandé par le capitaine Poullet, h dicte Lefebvre serait décédée. Et comme il aurait esté arrivé en cette ville, il s'estait remis, par au'orité de l'Eglise, avec la dicte Durand ; mais comme leur mariage estait nul, à cause que la dicte Lefebvre estait lors encore vivante, et partant les dicts enfans incapables d'hériter s'il n'y estait pourveu ; Requérant qu'il soit ordonné que le contrat de mariage passé entre luy et la dicte Durand, pardevant Fillion, notaire, le vingt-troisiesme novembre 1665, sortira son plein et entier eftect, en tout son contenu. Et que les dicts trois enfans soient déclarés capables d'hériter du dict exposant et de la dicte Durand, leurs père et mère, conjointement avec les autres enfans qui pourraient sortir d'eux cy après ; veu aussi le dict contract de mariage, par copie collationnée signée Vachon, notaire, déclaration du dict Louis Picher, garçon de Garde-robe de Monseigneur le duc Davynion, [tassée devant Sainfray et LeSemelier, notaires au Chastelet de Paris, le vingt-deuxiesme avril dernier ; certificat du sieur Dudouyt, en date de ce jour, comme il a réhabilité, en face d'Eglise, le mariage des dicts Picher et Catherine Durand, le neufviesme du présent mois ; conclusions verbales du substitut du procureur général ; tout considéré. Le Conseil suppléant à défault de lettres de Chancellerie a légitimé les enfans issus du dict Picher et de la dicte Catherine Durand, et les a déclarés habiles à leur succéder, a ordonné et ordonne que le contract de mariage passé entre le dict
Picher et la dicte Durand sortira son plein et entier effect.
Et est retenu que le grand vicaire du sieur Evesque de Petrée, vicaire apostolique en ce pays, sera adverty par le dict substitut d'attendre les décisions du Conseil à réhabiliter aucunes personnes par sacrement de mariage en matière semblable."
(Signe), Frontenac.
Le premier dénombrement ou recensement de la Nouvelle- France se fait en 1666. Ce recensement ne portant aucune date de mois, il semblait impossible de s'assurer s'il renfermait seulement la population de 1665 sans y comprendre les colons arrivés pendant l'été de 1666. Avait-il été fait au printemps ou à l'automne de 1666?
Ce n'est que par l'étude des registres des paroisses que l'on a pu constater qu'il avait été fait en février et mars 1666, et qu'en conséquence il ne pouvait renfermer le nom des colons arrivés pendant l'ét' suivant. Pour m'assurer du fait, après avoir réuni le-- 1 oms de quelques enfants dont l'âge respectif était au-('i= ■ -)us de six mois, je dressai le tableau suivant, que je r.i's en regard de la date de naissance des mêmes enfants ;
Je trouvais au recensement que JNI :■■ Madeleine, fille de Philippe Matou était âgée de 6 m »i . Le registre m.: donnait comme date de sa naissance. i<: 5 juil' t 1665 Ignace, fils de Sébast Liénard, 6 mois, n '■ le 16 avril " Madeleine, fille d'Et. Sedilot, 6 " " 12 juin '■ Elizaheth, fille Jean Lehoux, 3 " " 12 oct. " Nicolas, fils de G. Bonhomme, 3 " " 25 oct. " INFie-Barbe, fille Joach. Girard, 15 jours " 27Janv.i6f: > François, fils de René Emond, 12 " " 30janv. " Marg'rite, fille P're. Tremblay, 3 mois " 4 oct. 1665 M'ie-Anne, fille de Jean Caron, " 11 nov. "
IM'ie-Madeleine, fille de Paul Chalifour " 25 mars " M'ie-Ch'lotte, fille Louis Artus, 6 mois " 15 mai "
Je constatais encore que les enfants, nés après mars 1666, ne se trouvaient pas entrés au recensement, entre autres :
Catherine, fille de Gabriel Celle-Duclos, née le 2 mai 1666 Françoise, fille de Pierre Chamarre " 3 août "
Catherine, fille d'André Charly " 3 juin "
Pierre, lîls de Guill. Constantin " 21 avril "
preuve évidente que le recensement avait été fait avant avril 1666, et ne donnait que la population de 1665.
La Nouvelle-France ne compte encore que sept paroisses ou missions qui tiennent les registres de l'état des personnes, ce sont :