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aussi il a été pratiqué dans ce pays diverses saisies de draps et de tissus fabriqués en notre royaume, en contradiction directe 1vec les stipulations et le traité,
Le paiement de la balance de la dot a été depuis promis de rechef à nous de même qu'aux personnes que nous avons employées en cette cour, et par les ministres de ce roi et par l'ambassadeur de France résidant auprès de nous ; nous ne pouvons accorder plus de délai pour ce paiement, et nous l'avons en conséquence joint aux autres conditions d’une entière et parfaite réconciliation.
L'ambassadeur français persistant encore dans sa promesse de paiement, désire néanmoins que les affaires en question soient séparées, en se faisant un point d'honneur d’être tenu par un nouveau traité de payer la dette déjà connue par une convention antérieure. Ce à quoi nous avons consenti volontiers parce qu’une formalité ne doit pas interrompre les négociations, mais comme nous sommes plus particulièrement tenu en honneur de faire prudemment des conventions qui, si elles n’ont pas été exécutées auparavant et dans l'ordre des temps, devraient l'être au moins simultanément et effectivement avec des choses d'une grande importance qu'on nous demande d'accomplir, nous ne pouvons nullement consentir à les séparer de façon que l’une pourrait être prescrite et accomplie sans l’autre.
Ce que nous croyons être mis principalement comme condition, sinon comme stipulation pour le paiement de la balance de la dot, est la rétrocession de Québec en Canada, ville prise en vertu d'une commission donnée sous notre grand sceau, pendant la dernière guerre par une compagnie de nos sujets de notre royaume d’Angleterre, et l'évacuation de Port Royal, localité limitrophe de la Nouvelle-Angleterré, où une compagnie de nos sujets de notre royaume d’Ecosse était fixée et établie en vertu de la même commission sous le seen de notre royaume, également donnée pendant la guerre; en conséquence d’une autre antérieurement donnée par le roi, notre père, d'heureuse mémoire.
: est vrai qu'une de ces villes a été prise et que l'établissement s’est effectué dans l’autre après la paix ; et pour cette considération (afin d'accommoder tous les différends)
nous avons formellement consenti et nous persistons dans notre dessein et résolution, que l’une, c’est-à-dire Québec, soit rétrocédée, et que ceux de nos sujets qui sont établis dans l’autre s’en retirent, en les laissant tous deux dans le même état où elles étaient avant la conclusion de la paix : ce que nous ne faisons point par ignorance comme si nous ne comprenions pas à combien peu nous oblige sous ce rapport le dernier traité, (Son 7ème article, celui relatit aux restitutions, ne mentionne que les navires qui étaient alors à l'étranger avec des lettres de marque), mais par affection et par désir de plaire à notre frère, le roi de France, dans tout ce qui peut nous être amicalement et raisonnablement, bien que non justement et légitimement demandé,
Et on peut établir à bon droit cette distinction entre les demandes faites réciproquement ; ce que nous demandons : le paiement de la balance de la dot, la restitution de certains bâtiments pris et gardés sans même le moindre prétexte, et la main-levée des saisies pratiquées dans ce royaume contre nos sujets contrairement au traité, tout cela est de droit et légitime, tandis que l'on nous demande au sujet des susdites localités au Canada et autres lieux et de quelques navires de cette nation qui n'ont pas encore été rendus, mais ont été condamnés à la confiscation par notre haute cour d'amirauté pour des raisons valables en justice, ne saurait être accordé que par courtoisie et dans l'intérêt d’une entente cordiale.
Après vous avoir ainsi exposé complètement l'état de la question en général, je vous défère pour les détails aux pièces échangées entre l'ambassadeur de France et ceux de nos Lords Commissaires, qui étaient chargés de cette affaire, ainsi qu’à Philippe Burlamachy, que nous vous envoyons exprès avec les mémoires et les pouvoirs qu'il vous présentera.
Les mémoires se rapportent aux bâtiments, aux marchandises et autres choses propres à vous donner une connaissance complète de tous les détails en ce qui regarde une restitution mutuelle; et à cet égard nous vous laissons la latitude de concéder plus ou moins selon que vous le jugerez à propos pour la conclusion d'un accord satisfaisant.
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Les pouvoirs consistent pour sa part à recevoir le reste de la dot qui nous est due soit en argent ou en une bonne et valable assignation de nature à la satisfaire, et pour votre part à rendre Québec et à évacuer Port-Royal, ce pourquoi Philippe Burlamachy vous donnera plusieurs instruments solennels sous mes seing et sceau. Notre plaisir est que vous les remettiez à ce roi, ou à tel membre de son conseil qu'il nommera lorsque Burlamachy aura reçu l'argent al assignations susdits, et qu'il vous aura été donné satis/action quan aux autre détails plus haut spécifiés ; mais en cas de refus ou de délai relativement au paiement ou à la remise de bonnes assignations (ce dont Burlamachy est tenu responsable envers nous) vous devrez alors garder ces pouvoirs et les lui remettre, car dans cette éventualité il ne devra pas rester plus longtemps à attendre la fin de sa mission.
Quant à la balance de la dot, il reste une chose à régler c'est la déduction que nous faisons des sommes que nous avions autrefois allouées à celles des personnes de la maison de notre chère épouse qui sont retournées en France, déduction à laquelle nous acquiesçons volontiers. Un autre point reste aussi à résoudre quant à l'obligation imposée à nos sujets de sortir du Canada et d'autres lieux : c’est que la révocation soit faite de tous les actes publiés en France contre tous ceux qui ont été engagés dans cette entreprise, particulièrement contre les trois frères Kirk, ainsi que nous l'avons autrefois demandée au sujet du baron de la Tour et son fils, avec lesquels sir William Alexander avait traité, ce qui fut jugé raisonnable par les ministres de ce roi, et ce sur quoi il faut encore insister.
Il y a un règlement pour la liberté du commerce négocié et formulé par écrit entre nos commissaires et le Garde des Sceaux de ce royaume quand il était ambassadeur extraordinaire ir, et comme l'ambassadeur de France résidant aujourd'hui en rotre cour demande que ce règlement soit ratifié et sanctionné, nous y donnons volontiers notre assentiment, principalement parce qu'il donne la vigueur et la vie aux traités antérieurement conclus entre les deux couronnes ; et tant pour cette affaire particulière (à cet effet nous ordonnons qu'il vous soit remis une copie
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A notre féal et aimé sir Isaac Wake, chevalier, notre
ambassadeur auprès du roi de France,
Da la part du roi, 12 juin 1631.
DÉCEMBRE (1635)
1.2 25.—Sépulture à Québec de SAMUEL DE CHAMPLAIN fondateur de cette ville, né en 1567, à Brouage, en Xaintonge, fils d'Antoine de Champlain, capitaine de vaisseau, et de Marguerite LeRoy. (Registre de Québec).
Dans le cours de cette année plusieurs français sont enlevés par la maladie dite de /erve aux Trois-Rivières, ils se nommaient :
Jean Guillot, Pierre Drouet, Isaac Lecomte, Guillaume Mée, Michel Souet, Michel Coysy.
Le valet de M. DuPlessis-Bochard, nommé Lefebvre, s'est noyé, et le nommé Antoine, a été tué par un arbre.
(Reg. des Trois-Rivières.)
Une jeune huronne nommée Geneviève, (Ondakion), née en 1638, fille de la première famille huronne mariée chrétiennement, devient religieuse hospitalière à Québec.
JUIN (1640)
Le 14.— Les registres des mariages, baptêmes ct sépultures de Québec sont détruits dans l'incendie de Notre-Dame de Recouvrance.
C'est au P. Lejeune que nous devons la copie des actes sl a recueillis avec soin, et qui forme le premier volume
e ces précieux documents généalogiques.
Le même Père avait ouvert, en 1636, les reristres des Trois-Rivières. Ces derniers sont les plus anciens registres originaux du Canada.