‹ A travers les régistres [microforme]Chapitre 27 sur 121 · ESS PANNE. FAO D D ENS NE ES · texte numérisé non relu

ESS PANNE. FAO D D ENS NE ES

Sn ÉÉTQEEL

1661-1663. 43 AOÛT

Le 24.—Elie Hanctin dit Lanqueleur, âgé de 30 ans, cultivateur aux Trois-Rivières, a été tué dans son champ, par les Iroquois. Il était marié depuis 1657.

, (Reg. des Trois-Rivières.)

Le 30.—Martin Duvai, époux d'Antoinette Durand, est massacré par les Iroquois. (Æeg. de Montréal.)

Le 6.—A lieu la sépulture du sieur Lambert Closse, major de Montréal. Il périt dans un combat contre les Iroquois, et douze français périrent avec lui. (Zdem.)

MAI

Le 4.—Jeani.e Françoise Poisson, née en 1647, fille de Jean Poisson, seigneur le Gentilly, et de Jacqueline Chamboy, prononce ses vœux de religieuse hospitalière en présence de Mgr. l'évêque de Petrée, sous le nom de Sainte-Gertrude de la Présentation de Notre-Dame. C'est la première profession religieuse reçue par Mgr. de Petrée.

En l'absence du gouverneur Dubois d'Avangour, . . + . on Jacques Descailhaut, sieur de la Tesserie, exerçait les fonctions de lieutenant-gouverneur.,

(Reg. du Conseil Supérieur.)

Le 2.—Jacques Gourdeau, sieur de Beaulieu, âgé de 41 ans, époux d'Eléonore de Granämaison, était inhumé à Québec. I! eut le malheur de périr dans l'incendie de sa maison à l’île d'Orléans, le 29 mai. Son engagé Nicolas Duval, éprouva le même sort. (Æeg. de Québec.)

NoTe.—Lambert Closse avait épousé en 1657, Elizabeth Moyen,

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44 1663, SEPTEMBRE

Le 24.—Arrivé du vaisseau “ Le Jardin d'Hollande,” commandé par le capitaine Guyon. Il avait la charge de plusieurs prisonniers accusés d’avoir assassiné le commandant du Fort de Plaisance, son frère, le missionnaire, et quelques autres personnes. (Æeo. du Conseil Souv.)

Cette année les vaisseaux du Roy ayant amené un certain nombre de familles, ainsi que des jeunes filles et des jeunes gens pauvres, le gouverneur et l’évêque de ; Petrée furent autorisés par le Conseil Souverain de pour- dl voir à leur subsistance, suivant qu'il serait jugé pour le ; mieux. (Æep. du Conseil Souv., 10 oct. 1663.) \

OCTOBRE

Le 10.—-Dans la rade de Québec se trouvait le vaisseau “ L’Aigle d'Or.” Etienne Renault était écrivain sur ce vaisseau. (Xep. du Conseil Souv.)

Le 24.—Jacques Fournier, sieur de la Ville, qui avait épousé en 1657,aux Trois-Rivières, Marguerite Crevier, fille de Christophe Crevier, et dont le mariage avait été annulé, épousait à Québec Hélène Dufiguier.

(Reg. de Québec.)

D'après le registre du Conseil Souverain, le 3 nov. 1663, il apparaîtrait qu'il y avait empêchement dirimant. Le 30.—Pierre Duquet, notaire royal, achète les minutes du notariat de Guillaume Avudouard.+ (Reg. du Conseil Souv.)

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DÉCEMBRE

Le 22.—Une jeune veuve, Marie Charlotte de Poitiers,” requiert la permission de faire insinuer son contrat de mariage passé le 2 mai 1660. Jusqu'à ce jour elle a été tout à fait incertaine de la mort assurée de son mari, ‘Joseph Hébert, petit fils de Louis Hébert, sinon qu'en l'année 1662, à la fin d'octobre, il revint quelques prison-

(1) Fille de Pierre de Poitiers, sieur du Buisson, capitaine d'Infanterie, et d’Hélène de Belleau, de Sevestre d'Amiens, en Picardie.

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niers du pays des Iroquois qui l'assurèrent de cette mort.® (/ders.)

ns Le 6.—Jean Gitton, marchand, reclame des dommages

re pour retard en septembre 1663, du,navire “Le Taureau” de vingt-huit hommes d'équipage, par lui frêté pour

{ ce pays. (Zdem.)

pa | FÉVRIER.

de ; Le 8 (vendredi).—M. Henry de Bernières faisant fonc-

ur- à tions curiales en l’église Notre-Dame de Québec, repré-

le | sente au Conseil qu'ayant reçu les bans de Pierre Martin

À et déjà publiés pour la première fois, il a eu avis que le î dit Martin tombait du mal caduc et qu’il en fallait avertir 4 la police avant que de passer outre, afin qu'il fut avisé , | s'il ne serait pas plus expédient de renvoyer en France 11S- semblables personnes à raison des grands dangers qu'ils sur courent en ce pays, à cause des eaux et des neiges, et L du feu, comme l'on a déjà vu arriver, et que telles malarait dies ne pouvant être reçues aux hôpitaux, il est difficile ier, de les secourir dans un pays qui ne fait que commencer, été et que pour ce sujet, quoique ce ne soit pas un empêchement ecclésiastique, qu'il a différé la publication des dit ) bans jusqu'à ce que le conseil ait réglé la chose; ouy s: ce le dit Martin avec Jean et François Pelletier, lequ Ov. François Pelletier a soutenu au dit Martin qu'il ét nt. encore d'hier au soir tombé du dit mal caduc, et que mi- ‘était pour la cinquième fois à sa connaissance, à qui le t Martin à dit qu’il n’en avait nulle connaissance et qu'il ) e lui en souvenait point. Le Conseil Souverain a permis | permet au dit Pierre Martin de se marier en ce pays mble, et : que s'il récidive à tom!

duc, que pour les raisons ci-dessus, il sera 5,0) oblig: femme de repasser en France. (/Zdem.) . de ar Les Relations d mention du massacre de Monsieur Hébert en été ces termes : ‘* Pour monsieu tait blessé d’un coup de fusil à l'épaule et : È au bras, il a esté dom: \ où il a esté poignardé à coups de ah cousteaux par des yv at, des Jésuites, vol. II, année 1661, p. 35.) ‘ en Marie Charlotte d ousait le 11 janvier 1667, à Québec, Simon Lefebvre. sa on- Les familles Coutan ver, Gingras et Hardy, de la Pointe-aux-Trembles de À Québec, la comptent parmi leurs ancêtres, (Dir. Généalozique, vol, I, p. 365.) 'Hé- NoTE.—Le dit Pierre Martin épousa le 11 fevrier 1664, Jonchine Lafleur, et pût

élever six enfans en ce p

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Le 10.—Jean Levasseur, huissier, affiche à la porte principale de M Notre-Dame de Québec, l'édit d'érection et établissement fait par Sa Majesté, du Conseil Souverain en cette ville, et l'acte de nomination faite des personnes choisies pour Conseillers, Procureur Géné- L ral et Greffier, ie 18 septembre précédent. (Zdem.) k

Dans ce même mois un sauvage du nom de Robert

Hache,® dans un excès d'ivrognerie avait rencontré sur 4 sa route une jeune femme, qu'il outragea. Cette jeune femme, nommée Marthe Hubert, était l'épouse de ! Lafontaine, habitant de l'île d'Orléans. Fait prisonnier, Robert Hache réussit bientôt à s'évader de la prison. Cependant le procureur du Roy pour s'accommolder à la manière des sauvages alliés, qui ignorent les loix et les peines portées contre les criminels, convoqua devant le Conseil Souverain les chefs suivants, savoir : Noël Tekserimat, chef des Algonquins de Québec, Kaetmagnechis, vulgairement Boyer, chef de Tadoussac, Mangouche, chef des sauvages Nepissiniens, Gahyk8an, chef des sau- | vages Iroquets, Nauch8ape8ith dit le Saumonnier, chef des (rom 1lisible) et Jean Baptiste Pipouikih, capitaine Abnakiois, afin de répondre pour le dit Bobert Hache, et

apprendre que pour réparer le crime de viol, le coupable

aurait mérité d’être pandu et étranglé. Nicolas Marsollet,

interprète, leur donna cette information en présence du

P. Druil'ette, jésuite ; et les chefs sauvages par la bouche

de Noël Tek&erimat, interprété par Marsolet, répondirent

à leur tour ‘“ que depuis un long cours d’années ils s'étaient

toujours main‘enue en amitié avec les français, que si leur

jeunesse n'avsit pû si bien se comporter en quelque ren-

contre qu'elle n’eût donné quelque sujet de plainte, la d jeunesse française n’en avait pas été non plus exempte ; que jusqu'à présent on ne leur avait point donné à entendre que le viol fut puni de mort; mais bien le meurtre, et qu'ainsi la faute du dit Robert Hache, dont même il ne convient pas, ne devait pas être pour une

| (1) Dès l’année 1645, ce sauvage s'était donné comme serviteur aZviam, aux É PP, Jésuites, mais sa mauvaise conduite avait obligé les Pères, en 1659, à l’expulser de leur maison, wa/e se gerit, (dit le Sourna/ des Jésuites, p. 265.)

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première fois, envisagée à la rigueur, ni donner atteinte à une amitié si ancienne; mais que pour l'avenir, ils s'y soumettraient volontiers, et que pour cct effet, ils requéraient que la chose fut rédigée par écrit, afin quelle demeurât à leur postérité.”

Le Conseil, après délibération, remet au dit Robert Hache, la peine qu'il avait méritée pour son crime, sauf les intérêts civils de Marthe Hubert, et pour empêcher semblables désordres à l'avenir, ordonne, du consentement des chefs, que les sauvages subiront les peines portées par les loix et ordonnances de France pour raison du meurtre et du rapt.

(Reg. du Conseil Souv., Edit. et Ord., Tome II, p. 16.) MARS.

Le 29.—Mpgr. Laval publie une ordonnance qui oblige les pères et mères de ne point retarder de faire baptiser leurs enfans aussitôt après leur naissance.

(Reg. de l'Arch. de Québec.)

NorTe.--Cette ordonnance est renouvelée le 5 février 1677,

MAI

Le 26.—Arrivée du navire “LeNoir,’ d'Hollande, commandé par le sieur Pierre Fillye, et de 300 hommes, envoyés par Sa Majesté. Ils sont distribués par ordonnance du Conseil Supérieur, comme suit: 150 à Québec et les environs ; 75 aux Trois-Rivières ; 25 au Cap de la Madeleine, et 50 à Montréai. (Xeg. du Conseil Superieur.)

JUIN

Le 13.—En 1663, Sa Majesté de France avait fait embarquer à LaRochelle sur deux vaisseaux commandés par les capitaines Gargot et Guillon, trois cents personnes ou environ, pour coloniser la Nouvelle-France, Sur ce nombre, soixante-quinze furent laissés à Plaisance, en l'ile de Terreneuve, et il en mourut en mer jusqu’à soixante. Il en débarqua cent cinquante-neuf à Québec. De ce nombre étaient six familles, composées de vingt-

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