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une personnes ; trente-huit filles qui furent dispersées à Québec, aux Trois-Rivières et à Montréal. Elles furent mariées dans la même année, excepté trois, dont une, prise par les Iroquois dans l’île d'Orléans, fut emmenée captive. Parmi les cent autres personnes, vingt hommes tout au plus, étaient en état de faire quelque travail, les autres étaient malades et faibles à ne pouvoir se tenir sur leurs pieds, et d’ailleurs la plupart, jeunes gens clercs, écoliers ou de cette nature dont la meilleure partie n'avaient jamais travaillé. Trente-huit furent placés à l'hôpital, desquels il en mourut douze, les autres furent distribués dans les familles de Québec et environs, dix aux Trois-Rivières et six à Montréal.
(Extrait d'une lettre du Conseil Souv., 13 juin 1664.) AOÛT.
Le 27.—A lieu le mariage à Québec, de Jean Poitras, qui fut père d’une famille de vingt-sept enfans.
(Rep. de Québec.)
Le 28.—Est inhumé le corps de Pierre Raguideau dit Saint-Germain, sergent royal de la Sénéchaussée de Montréal et notaire royal, victime de la cruauté des Iroquois. (Rep. de Montréal.)
La garnison du fort de la ville de Québec était cette année, sous le commandement du capitaine Louis Peronne, sieur de Mazé, conseiller du Conseil Souverain.
(Reg. du Conseil Souv.) JANVIER 1665.
Le 14.—Nicolas Marsolet,® de Saint-Agnan, qui avait acquis la maison de Guillaume Bonhomme, la cède au Conseil Souverain au prix de 230 livres, pour y loger l'exécuteur des hautes œuvres. (Xes. du Conseil Souv.)
(1) Marsolet, natif de Rouen, vint à Québec avec Champlain, à son voyage de 1613. Il n’avait encore que 12 ans, et se rendit bientôt familier avec les langues montagnaise et algonquine, Il fut longtemps l'interprète des Français. A la prise de Québec, en 1629, par Kirk, il se donna aux Anglais. Il déclara plus tard 1 avait été forcé par les Anglais de rester avec eux. IL obtint plusieurs fiefs sur l’un Faut 7 appellé les Prairies Marsolet, il alla s’établir, et où il éleva sa nombreuse
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AVRIL
Le 29.—Un jeune militaire du nom de Laurent Philippe dit Lafontaine, fils d'un notaire de la ville de Blois, employé depuis quatre ans par les gouverneurs et officiers du Canada, en qualité de courrier, après avoir fait quantité de voyages, tant en hiver qu'en été, demande un salaire au Conseil Souverain. (Zde».)
AOÛT
Le 6.—Sépulture de Couc dit Lafleur, âgé de 41 ans, soldat de M. de Froment, marié en 1657, aux Trois- Rivières, à Marie Mite8ameg8k8e. Il avait été, par accident, frappé d’une balle par un de ses compagnons. “Occisus glande catapulte fortuito & socio."
(Reg. des Trois-Rivières.) NOVEMBRE.
Le 25.—Pierre Pichet ou Picher, âgé de 29 ans, natif de la paroisse Saint-Georges, diocèse de Poitiers, épouse à Québec, Catherine Durand, âgée de vingt-six ans, native de Saint-Eustache de Paris. (Reg. de Québec.)
NorTe.—A l'occasion de ce mariage, nous trouvons au registre du Conseil Souverain, à la date du onze septembre 1673, la requête suivante :
“ La requeste de Pierre Picher contenant qu’estant en ce pays en 1642, Louis Picher, son frère, luy avait envoyé une lettre missive, par laquelle il luy mandait que Marie Lefebvre, sa femme, estait décédée : sur lequel advis estant sorty de son engagement, il se serait marié avec Catherine Durand, duquel mariage sont issus trois enfants, nommés Jean-Baptiste, âgé de sept ans, Adrien, âgé de quatre ans, et Marie-Madeleine, âgée de trois ans : depuis laquelle lettre le suppliant n'avait receu aucune nouvelle de ses parents, ny de ceux de la dicte défuncte Lefebvre jusqu'en 1671, qu'un homme venant de France luy dist qu’elle estait encore vivante et que ce
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(1) Glans-dis.—Balle de plomb.
Catapultae, —Machine de guerre à lancer des traits (catapulte).
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qui luy avait esté mandé n'estait pas véritable, Ce à éd ln appris, il se retira par devers monsieur l'évêque e Petrée, lequel estant sur son départ pour France lu promit de s'en faire informer certainement et luy en ferait donner advis, ainsy qu'il fut faict l'année dernière, et qu'ayant obtenu son congé, il passa en France, où il trouva la dicte Lefebvre encore vivante, recognaissant par là qu'il avait esté surpris par la dicte lettre. Et comme il avait beaucoup de tendresse pour ses dicts trois enfants et pour la dicte Durand qu'il avait abusée par innocence, il s'estait résolu de repasser en ce pays, où pour lors le dict sieur de Petrée luy avait conseillé d'amener avec luy la dicte Lefebvre, ce qu'il avait faict. Et s'estant embarqués dans le navire “La Nouvelle-France,” commandé par le capitaine Poullet, la dicte Lefebvre serait décédée. Lt comme il aurait esté arrivé en cette ville, il s'estait remis, par autorité de l'Eglise, avec la dicte Durand; mais comme leur mariage estait nul, à cause que la dicte Lefebvre estait lors encore vivante, et partant les dicts enfans incapables d’hériter s'il n'y estait pourveu ; Requérant qu'il soit ordonné que le contrat de mariage passé entre luy et la dicte Durand, pardevant Fillion, notaire, le vingt-troisiesme novembre 1665, sortira son plein et entier effect, en tout son contenu. Et que les dicts trois enfans soient déclarés capables d'hériter du ; dict exposant et de la dicte Durand, leurs père et mère, À conjointement avec les autres enfans qui pourraient sortir d'eux cy après; veu aussi le dict contract de mariage, par copie collationnée signée Vachon, notaire, déclaration du dict Louis Picher, garçon de Garde-robe de Monseigneur le duc Davynion, passée devant Sainfray et LeSemelier, notaires au Chastelet de Paris, le vingt-deuxiesme avril dernier; certificat du sieur Dudouyt, en date de ce jour, comme il a réhabilité, en face d’Eglise, le mariage des dicts Picher et Catherine Durand, le neufviesme du présent mois ; conclusions verbales du substitut du procureur général ; tout considéré. Le Conseil suppléant à défault de lettres de Chancellerie a légitimé les enfans issus du dict Picher et de la dicte Catherine Durand, et les a déclarés habiles à leur succéder, a ordonné et ordonne que le contract de mariage passé entre le dict
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