D TU 1603-1694. 77 JUILLET
Le 3.—Un déplorable accident a lieu ce jour : Catherine Dumets, âgée de 18 ans,(° Jeanne Bisson, de 15 ans,” Madeleine Moïisan, de 14 ans,® faisant une promenade en chaloupe, se sont noyées. (Zdem.)
Le 20.—Mor. de Saint-Valier, au sujet des fondations par lui faites dans cette colonie, déclare qu'au cas que ce pays fut envahi ou détruit par les ennemis, ou autrement abandonné par les malheurs des temps, et qu'ainsi les choses pour lesquelles il a fait les dites fondations cessassent de subsister, il veut que luy et ses successeurs évêques disposent des fonds en telles autres œuvres pieuses que bon leur semblera, avec l'avis toutefois du ministre d'Etat, sous le département duquel sera alors le pays. (Greffe de Genaple, Not. Royal.)
JUIN (1604)
. Le 3.—A l'acte de baptême de Pierre Richaume, fils de Jacques Richaume et de Marguerite Gratiot, il est dit que le père est captif chez les Iroquois.(®
(Xeg. de Repentigny.)
OCTOBRE
Le 28.—Un document consigné dans les registres de Lachine à la date du 28 octobre 1694, se lit comme suit :
“ Ce jourd’hui, vingt-huit octobre 1694, fête de Saint- Simon et Saint-lude, en vertu de certain mandement de Mgr. l'illust. et reverendiss. évêque de Québec en date du 18 juin dernier, signé Jean, évêque de Québec, contresigné par son secrétaire Trouvé, et scellé du sceau de ses armes, suivant les publications et annonces que nous
(1) Fille de Jean et de Jeanne Redié.
(ai: Michel Buisson, de St-Cosme.
(3) ‘ Pierre Moisan, pilote, et de Barbe Rotteau. (Z'auteur.) (4) On retrouve ce Pierre Richaume établi en Louisiane en 1724, (Recers, de la Louisiane, 1724.)
(5) Il est racheté plus tard, et revient dans sa famille, (Reg. de Kepentigny.)
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avons faites aux prônes par deux dimanches consécutifs, nous, Pierre Rémy, curé de la paroisse des Saints-Anges de Lachine, en l'île de Montréal, nous sommes transporté, à l'issue de la messe de paroisse, aux lieux où avaient j été enterrés les corps de plusieurs habitans de cette paroisse, tant hommes que garçons, femmes et filles, le 5 août 1689, que les castes, maisons et granges furent prises, saccagées et brûlées par les [roquois, pour les exhumer et transporter dans le cimetière, ce qui n'avait pu être fait plus tôt, tant par les incursions des Iroquois qui ont été fréquentes depuis ce temps, que parce que leurs chairs n'étaient pas encore consommées, et pour les transporter et les enterrer dans le cimetière de cette paroisse, ce que nous avons exécuté en la présence de D de nos paroissiens.