‹ A travers les régistres [microforme]Chapitre 44 sur 121 · GO D PANNE AT ED NU ACT LR VOA · texte numérisé non relu

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et 1700; Dwight H. Kelton, dans ses “ Annals of Fort Mackinac,” page 33, publiés à Chicago en 1882, répète après Shea, que Joîliet mourut vraisemblablement en 1690. Dans une étude qui a pour titre “ La Découverte du Mississipi,” l’auteur ca l'époque de la mort de Jolliet en 1701. Cette incertitude sur la question a de plus en plus attiré l'attention des historiens.

Dans son “ Dictionnaire Généalogique,” M. l'abbé Tanguay ayant affirmé positivement que l'illustre découvreur du Mississipi mourut en 1700, entre mai et octobre, fut invité, par la voix des journaux, à faire connaître à tous ceux qui s'intéressent à l’histoire du pays, sur quelle autorité reposait son avancé. L'on ne connaissait qu'un document officiel au sujet de cette date tant contestée; c'était la lettre que M. le chevalier de Callières et M. de Champigny adressaient conjointement de Québec en France, le 18 octobre 1700, et dans laquelle il est dit :

“ Le sieur Jolliet qui enseignait l'hydrographie à Québec, étant mort, et les Pères Jésuites s’offrant d'en tenir ure classe, nous supplions Sa Majesté de leur en faciliter le moyen en leur accordant les quatre cents livres par an, dont le sieur Joliet jouissait....” (Voir les cahiers de manuscrits à la bibliothèque du parlement fédéral, vol. IX de la 2° série, p. 66.)

De son côté M. Margry, qui a donné une notice assez étendue sur Louis Jolliet, écrit ce qui suit : ‘“ Les dernières cartes qu'on trouve de lui (Jolliet) sont, une d'Anticosti, en 1698, et une autre du fleuve Saint-Laurent, adressée à M. de Villebois, le 23 octobre 1699. Jolliet mourait quelques temps après, comme nous l'indique la lettre commune de MM. de Callières et de Champigny, etc.” “ Feu mon honorable ami, M. l'abbé Ferland, supposait qu'il était décédé dans son île d'Anticosti Un document me permet de dire qu'il fut inhumé dans une des îles de Mingan, celle qui est située devant le Gros Mécatina.”

La réponse de M. Tanguay ne se fit pas attendre :

“ Rappelons-nous, dit-il, que MM. de Callières et de Champigny écrivent à la date du 78 octobre 1700, que “ Jolli-t est mort.” Consultez les registres de la paroisse de Notre-Dame de Québec, à la date du 4 mai 1700,

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et vous trouverez parmi les témoins du mariage de Jérôme Corda avec Anne Normand dit Brière, la signature de “ Jolliet, hydrographe du Roy.”

“ Donc Jolliet mourut entre le 4 mai et le 18 octobre 1700.”

Après cette démonstration, il n’y a plus de doute possible. M. l'abbé Tanguay s'adressant à M. Margry, conservateur des archives du ministère de la marine, à Paris, et qui mentionnait un document d’après lequel Jolliet fut inhumé dans une des îles de Mingan, celle qui est située devant le Gros Mécatina, continue : ‘“ En ce cas, il faudrait conclure que la mort de Jolliet eût lieu un temps notable avant le dix-huit octobre et peu de temps après le quatre mai, pour que MM. de Calhères et de Champigny aient pu en avoir connaissance à Québec au milieu du mois d'octobre.”

Ceci était écrit en 1873, et le document indiqué par M. Margry n'a jamais été publié.

(7) Extrait du Registre des baptêmes, mariages et sépultures de la paroisse de Notre-Dame de Québec, pour l’année mil sept cent.

‘Le quatrième jour du mois de may de l’an mil sept cent, après avoir cbtenu la dispense de Monseigneur l’IIl, et Revérend. Evesque de Québec, par un mandement signé de sa main et de son Secrétaire, et scellé de son sceau, de trnis bancs de mariage, entre Jérosme Corda, fils de Isaac Corda et Janne, ses père et mère, de la paroisse de St-Eustache, archevesché de Paris, d’une part, et Anne Normand, fille de Pierre Normand dit la Erière, bourgeois de la susdite ville de Québec, et de Catherine Normand, aussy ses père et mère, de cette paroisse et évesché, d’autre part; ne Sestant découvert aucun empeschement, je, Françoy Dupré, curé de Québec, les ay marié, selon la forme prescrite par nostre mère la sainte Eglise, en présence du dit la Brière, père de l’épouse, Charles Normand, des sieurs Jacques Gaurdeaux, Chambalon, notaire royal, Charles Chartier. Le dit la Brière a déclaré ne sçavoir signer ; les autres ont signé avec l’époux et l’épouse.”

CORDA, JOLLIET, hydrographe du Roy, ANNE NORMAND, HUGRUNGER,

DEPEIRAS, JEAN JACQUES DEPEIRAS, CHAMBALON, J- LANGLOIS,

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