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couronnée d’un fronton triangulaire dans letympan duquel s'allongeait une figure de Minerve en demi-relief. Audessous, les armes de France et un cartouche avec cette nscription en lettres d’or sur marbre noir : « Hôtel des
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(État actuel.) H Stresser, por.
comédiens du Roy, entretenus par Sa Majesté, 1638 ». Au rez-de-chaussée, quatre bureaux de recette, deux ves-
Surrugue, graveur, rue des Noyers, vis-à-vis Saint-Yves. Le prix est de quinze sols ». Il est à remarquer qu’il n'y a pas d'emplacement
réservé pour les musiciens, comme sur le plan de Blondel, qui est de
vingt-cinq ans postérieur : on les plaçait encore dans une loge, comme au temps de Chappuzeau. Il n’y avait pas non plus de bancs d'orchestre pour le public, et le parterre debout s'étendait jusqu’à la scène, mais une grille placée à peu près à hauteur de tête séparait les acteurs des
spectateurs du premier rang.
tibules, une salle de décompte, des petites boutiques de libraires et de bijoutiers, un passage communiquant avec la rue des Mauvais-Garçons (aujourd'hui rue Grégoire-
de-Tours). C’est là que le Théâtre-Français fit acclamer
Molière, Racine, Corneille et Voltaire jusqu'en 1770, époque où, abandonnant cette installation précaire et qui menaçait ruine, il émigra au Palais des Tuileries, en la salle‘des Machines, où le Roi lui donna asile (1).
En face, de l'autre côté de la rue, le café Procope hébergeait en ses somptueux salons la fleur des beaux esprits, les Encyclopédistes, les « Aristarques » d’alors. En jouant aux dominos, aux échecs, au tric-trac et surtout en discutant rageusement, les clients absorbaient des sorbets et des glaces dont la renommée était célèbre. Le « Café Procope » remplaçait une maison de bains fréquentée au xvu* siècle par les joueurs de paume de l'Étoile et les duellistes du Pré-aux-Clercs, tout voisin. Mais l’ « éluve » ne se contentait pas d'offrir du linge bien chaud à son élégante clientèle; on y festoyait au son d’ « une musique à l'italienne ». Le fondateur de la maison, Procopio Cultelli, avait suivi Catherine de Médi-
cis en France. En mème temps que les comédiens fran-
çais s’installaient rue de l’Ancicnne-Comédie, le petit-
(4) En vertu d’une permission royale, les comédiens quittent leur salle menaçant ruine « dans un tel état de caducité, qu'il n’était plus
possible d'y séjourner », et s’en vont en 1770 s'installer aux Tuileries.
en la Salle des Machines où ils resteront douze ans. Pendant la Révolution le « Bureau de prêt, n° 296 » s'installa dans les locaux abandonnés du théâtre de la rue de l'Ancienne-Comédise,
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