SE D
« Au Chef de saint Denys », « de saint Nicolas », « de sainte Catherine », elc. Les chapelles s’appelaient Saint: Pierre des Arcis, Saint-Barthélemy, Saint-Denys de la Chartre, Saint-Éloi, Saint- Martial, Saint-Germain-le- Vieux (qui fut le premier baptistère de Notre-Dame), Saint-Pierre aux Bœufs (dont le portail fut rapporté à Saint-Séverin), Sainte-Marine, les Barnabites, la Madeleine (1), etc. |
pagnie de ribaudes inscrites sur le rôle tenu par la dame des amours
publics. Saint Louis est mort, bien des dynasties ont passé; le val d'amour
existe encore rue de Glatigny. (Il ne disparut complètement que lors
de la démolition du quartier pour faire place au nouvel Hôtel-Dieu, un peu avant 1864.) — (GirauzT De SAINT-FarGeau, des 48 Quartiers de Paris (1850), p. 396-397.)
__ Lenom de Val d'amour s'appliquait plus particulièrement à l'entrée fort étroite de la rue de Glatigny, qui descendait vers la rivière et qui menait au port Saint-Landry. Le long de ce petit port, où venaient atterrir quelques barques chargées de bois ct de blé, régnait une cein-
‘ ture de maisons qui, accrochées l'une à l’autre et se soutenant à peine,
baignaicnt dans l'eau leurs pieds vermoulus; ces maisons appartenaicnt de droit à la plus abjecte prostitution, que nous voyons partout se réfugier aux bords des fleuves. La rue humide et ténébreuse que ces affreuses masures formaient par derrièrese nommait rue du Port-Saint- Landry-sur-l'Eau et tantôt rue du Fumier. Cetterue devint par la suite la rue des Ursins, dont l'extrémité (via inféricure) fut appelée rue d'Enfer, ce qui semble bien faire allusion à la damnable vie que menaient ses habitants. (B.. Lacroix, p. 140.)
(1) La PouMe DE PIN. — C’est rue de la Licorne, vis-à-vis l’église
- de la Madeleine, qu'était situé le très illustre cabaret de la « Pomme de
Pin », compté par RaBeLais, au chapitre Vidu second livrede Pantagruel, parmi les « tabernes méritoires où couponisoient joyeusement les escholiers de Lutèce ». Bien avant l'auteur de Pantagruel, Fraxçois VicLon y fréquentait lorsque, après quelque « repue franche », faite aux
id T4 4 à, so
Le 14 juillet 1560, grand tapage, ÉHtbele Un Une Jean Petit a volé le saint ciboire exposé sur le maitreautel de Saint-Barthélemy : on l’émpoigne, à coups de pied on lui fait traverser la rue dela Barillerie, on le jette devant « Messicurs de la Cour », qui, sur-le-champ, le condamnent à être pendu, étranglé, puis brülé.. 5 ce qui fut exécuté sans délai dans la cour du Palais. — Saint-
Denys de la Chartre (qui s'élevait sur l'emplacement de
la petite cour de l'Hôtel-Dieu dont les arbres élêtés apparaissent au fond du marché aux Fleurs), était, en
1660, une chapelle quasi-souterraine, l’exhaussement
des terrains voisins l’avait pour ainsi dire enterrée; une eau-forte- d'Israël Silvestre montre qu’on y descendait
par une dizaine de marches. C’est qu’il avait fallu lutter
contre les inondations périodiques de la Seine; les berges de la Cité étaient fort basses et sans quai. Sous Louis XII, « il fallait trop descendre pour aller à Notre-Dame ». Alors, pour segarantir des eaux, on suréleva les rues de
dix pieds, et Sauval assure que les marches de Notre- Le Dame durent disparaitre sous le terrain montant. Ce fut un grand bien pour la Cité, « sujette en hiver à beau-
Se
dépens d'un rôtisscur de la- ruc de la Huchette ou d'un tipier du
Petit-Pont, il chantait Blanche la Savelière et la. Genle Saucissière du
coin.
dans toute sa splendeur; rendez-vous des gens lettrés et de leurs bors amis de la Cour; c'est là qu'un -beau soir Chapelle enivra Boileau
Ft répandit sa lampe à l'huile Pour lui mettre un verre à la main.
Mais c'est au xvue sièele: que la « Pomme de Pin» fut ent |