S. Ex. M. de “Gapello. ambassadeur de Venise
pour ces jolies femmes dont le nom leur est familier; les acteurs, retroussant le col de leur paletot, sortent en allumant un cigare.
Des groupes émerveillés de trottins, d’apprenties e en mal de Conservatoire, de fläneurs, de badauds et de naïfs amoureux guettent la sortie sensationnelle de Mmes Le Bargy, Jane Hading, Gilda Darthy, Lender ou Cassive; on acclame le grand Coquelin, son fils Jean, Huguenet, Léon Noël et notre brave ami Péricaud.… cependant que le flot des figurants, des utilités, des machinistes, des comparses et des « petites femmes » se répand dans les crèmeries, restaurants, bibines, mastroquets, frituriers, elc., elc., qui ont installé leurs alambics, leurs tonneaux, leurs moules marinières, leürs plâtrées de gigots ou leurs assiettes de « viandes aSsOTties » dans la plupart des boutiques de la rue Albouy. ue
Là, du matin au soir, ces braves artistes, joyeux, AS hâbleurs, vivant d’espoir et insouciants de l’avenir, mangent, boivent, rient, fument et chantent en attendant « l'heure pour le quart » où ils incarneront, indifféremment, d’élégants seigneurs Louis XV, d'’abominables apaches réalisant les sinistres machinations-de M. P'erre Decourcelle, de braves femmes du peuple acclamant Labussière, des princesses... ou des pierreuses. Dans le fracas des verres et la fumée des cigarettes les conversations les plus imprévues éclatent comme des fusées : sans exception, les hommes parlent théâtre : les femmes causent toilettes, beaux rôles et « amis » chics... « Moi,
+ PET À JF ON
ras © UN VIEUX QUARTIER 239
mon vieux, quand je jouais Ruy Blas à Cahors... — On l’appelle le Michelin, ce type-là parce qu’il ne veut pas
Martial, 1876, aqu.