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C1 LA RIVIÈRE ET LE CHALET DES ILES

Edm. Morin, del.

sous l’escorte de ses superbes cent-gardes — y promène ses hôtes royaux et les Parisiens de 1867 y saluent la splendide impératrice et le « petit prince » souriant de la daumont impériale conduite par des Jockeys poudrés, en culotte de peau, vestes de velours vert à brandebourgs dorés, calotte verte frangée d’or...

L’éminent ingénieur Alphand embellit après nos

désastres de 1870 le Bois de Boulogne de nouveau ravagé, et plus que jamais à la model

Contraste charmant et paradoxal : en ce boïs joyeux, bruyant, à quelques mètres des pelouses. tapageuses du champ de courses, près de la porte de Boulogne, sur la route de l’Espérance — 6 ironie! — encadré de vieux murs bas, à peu près inconnu et absolument délaissé,

s’enclôt un petit cimetière, abandonné depuis cinquante ans, et nous ne saurions trop engager les gracieuses Parisiennes à trouver quelques minutes, entre une partie de polo et un five-o'clock, pour aller rêver en ce délicieux « paradou », qui fut au xvin° siècle le cimetière de Boulogne. Mais, depuis des années et des années, les lierres, les herbes folles, les mousses, les lauriers sauvages, les clématites, les buis ont tout envahi : c’est

une sorte de forêt vierge en miniature, avec de grandes

lianes reliant de leurs guirlandes fleuries les quenouilles pointues des cyprès noirs aux troncs rosés.

Par-ci par-là les églantiers s’espacent et, enfoui dans l'herbe, un fragment de stèle brisée, un reste de dalle éclatée, une croix de fer rongée de rouille nous rappellent qu'ici fut une tombe. Il faut écarter des branches touffues avant de retrouver sous la verdure envahissante une petite tombe... celle de la Guimard, la jolie Guimard, la danseuse exquise qui affola Paris. Elle

de

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