‹ A travers trois siècles [microform]; l'œuvre des Bollandistes, 1615-1915;Chapitre 22 sur 51 · I. Gachard, op. cit., p · texte numérisé non relu

I. Gachard, op. cit., p

LA RUINE

set de la plus saine critique pour être adopté ou rejeté. Nous avons jugé que, pour abréger l'ouvrage, on pouvait très bien prendre résolution de ne plus discuter dans les commentaires que les questions et les faits qui seraient de quelque importance.

« 2°. On a été constamment dans l'usage, comme il a été dit ci-dessus, d'insérer en entier dans l'ouvrage toutes les Vies d'un saint qui se trouvaient déjà publiées, par l'impression, dans d'autres ouvrages connus et répandus. Nous avons jugé que cette répétition était inutile, qu'il suffisait de donner une seule de ces Vies en mettant, de la manière' la plus courte, sous les yeux du lecteur, ce qu'il y a de plus remarquable dans les autres ainsi indiquées et qui ne se trouve pas dans celle qu'on transcrit ou qui s'y trouve d'une autre manière ; et que ce ne serait que dans des circonstances particulières et pour des raisons très fortes qu'on se permettrait d'insérer au long les Vies du même saint déjà données par d'autres écrivains,

« 30. Quels que fussent, en qualité et espèce, les miracles qu'on attribuait de toutes parts à quelque saint, ils étaient soumis tous, indistinctement, à l'analyse et à la critique des hagiographes. On a jugé qu'on pouvait abréger

cette marche en ne faisant plus entrer dans l'ouvrage que les miracles établis d'une manière avérée et en ne s'expliquant sur tous les autres que par quelque courte remarque.

« 40. Des Vies de saints que les hagiographes prouvaient fabuleuses et qu'ils rejetaient comme telles se trouvaient néanmoins transcrites au long, quoique déjà publiées par d'autres écrivains. Mais on a jugé qu'on pouvait éviter cette prolixité inutile, et qu'il suffirait de faire voir, par de simples extraits tirés de ces Vies, qu'elles sont effectivement fabuleuses, en indiquant d'ailleurs au lecteur où il pourrait les

trouver en entier.

<c C'est ainsi qu'on est convenu dans le comité de s'y prendre et de travailler.

« Mais cette réforme, qui abrégera l'ouvrage d'un cinquième, doit-elle être annoncée au public dans le prospectus ? J'ai été d'avis et ces messieurs sont convenus avec moi que non*.»

L'abbé de Caudenberg fit tout ce qui était en lui pour faciliter l'installation. Le transport de la bibliothèque préoccupait beaucoup les hagiographes. Livres et papiers avaient été mis sans ordre et sans inventaire dans

I. Bibliothèque royale de Bruxelles, ms. 17674» f- S^^- 39\Ici encore nous corrigeons quelques fautes de copiste.

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l'œuvre des bollandistes

LA RUINE

des caisses, en 1775, lorsque la Maison professe avait reçu sa nouvelle destination. € Dans le mois d'octobre 1778, on commença de transporter à l'abbaye de Caudenberg les papiers des bollandistes. Ceux-ci avaient, au milieu de leur bibliothèque, à Anvers, un grand bureau avec deux cent quarante tiroirs, divisés par mois et jours de l'année, qui renfermaient les actes relatifs aux saints, et les écrits déjà préparés sur les Vies de ces saints. Ce bureau fut replacé à Caudenberg. Tous les documents qui y avaient été contenus furent retrouvés dans le meilleur ordre. Les manuscrits et les papiers du Muséum Bellarmini furent de même successivement transportés à l'abbaye. Les hagiographes et l'abbé Ghesquière en donnèrent reçu. Quant aux livres qui composaient les bibliothèques des deux établissements, on en fit un triage ; on leur remit aussi sous récépissé, ceux qu'ils désignèrent comme étant nécessaires pour la continuation de leurs travaux ; . une autre partie fut destinée à être vendue avec les livres des jésuites ; le reste fut déposé à la bibliothèque royale *. »

Ces préparatifs demandèrent deux années

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