‹ áA mes prãetres (volume 3)Chapitre 27 sur 114 · FORME DU SACREMENT · texte numérisé non relu

FORME DU SACREMENT

Les paroles essentielles pour la validité de la consécration du pain sont : Hoc est corpus meum.

Les paroles pour la validité de la consécration du vin sont r Hic est calix sanguinis mei. Le Christ lui-même a consacré la première fois par ces paroles.

Le mot enim soit pour le pain soit pour le vin n'est pas essentiel. Il en est de même des mots înysterium fidei, pour la consécration du vin, mais il n'est pas certain que les paroles novi et œterni testamenti qui pro vobis et pro multis effundetur ne soient pas essentielles. Il faudrait par là même dans le cas où on les aurait omises, répéter la forme sous condition.

Mais pour qu'on soit obligé de répéter la forme, il faut que l'on ait une certitude morale que l'on n'a pas prononcé ces paroles ou qu'on les a mal prononcées.

Tout changement, addition ou omission qui ôterait aux paroles sacrées leur vraie signification, rendrait nulle la consécration ; v. g. : Hoc est corpus Christi — Hic est corpus aut sanguis. Il en serait autrement s'il ne s'agissait que d'une prononciation défectueuse. Mais il est sûr que l'addition ou l'omission la plus légère en elle-même, si elle a lieu de propos délibéré, constitue une matière grave.

Les paroles de la consécration doivent être prononcées d'une voix distincte, suivie, naturelle, de manière à ce que le prêtre s'entende lui-même, sans se faire entendre des assistants. Sont par là même condamnables les prêtres qui font, entre chaque parole, une pause qui semble en couper le sens et la liaison. D'un autre côté, on doit éviter de prononcer ces paroles avec une précipitation qui semblerait indiquer l'absence de tout sentiment de foi chez le célébrant.

Le prêtre qui ne se souviendrait pas d'avoir prononcé les paroles de la consécration peut se tenir tranquille. Il est à croire, en effet, qu'il les a prononcées comme à l'ordinaire.

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